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#### Idriss Deby : "pas de place pour les prédateurs des revenus du pétrole"
N'DJAMENA, 12 juin Le président tchadien Idriss Deby a assuré lundi matin à N'Djamena qu'il n'y aura "pas de place pour les prédateurs des revenus du pétrole", à l'issue d'une grande marche de soutien en sa faveur, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Il n'y aura pas de place pour les prédateurs de revenus du pétrole; toutes les dispositions ont été prises pour que les ressources du pétrole soient utilisées en bon escient", a-t-il indiqué, six jours après l'approbation par la Banque mondiale (BM) du projet pétrolier de Doba (sud). Plusieurs dizaines de milliers de personnes, dont de nombreux opérateurs économiques du pays et lycéens, ont participé lundi matin à une marche de soutien au président Deby, depuis l'hôtel de ville de N'Djamena jusqu'à la place de l'Indépendance.
"Tous les Tchadiens sont pour l'exploitation du pétrole, mais ils ont une inquiétude légitime quant à la gestion des revenus", a lancé le président Deby aux manifestants.
"Je puis vous affirmer que tant que je serai à la tête de l'Etat la transparence va jouer pleinement dans sa gestion des revenus du pétrole ; nous veillerons à ce que chaque centime du pétrole puisse produire un effet dans la vie de chaque famille tchadienne", a-t-il promis. Le président tchadien a ajouté que la capacité de gestion des autorités serait "mise à l'épreuve" lors de l'utilisation du bonus de 25 millions de dollars", versé par le consortium chargé d'exploiter le champ de Doba. S'agissant de ce "test", "tout doit être transparent et aucune opacité ne doit être tolérée", a-t-il dit en présence du Premier ministre, des membres du gouvernement et du premier vice-président de l'Assemblée nationale tchadienne.
Le controversé projet tchadien prévoit l'exploitation du champ de Doba et la construction d'un pipeline pour acheminer le pétrole vers le port camerounais de Kribi. Il devrait rapporter au Tchad deux milliards de dollars de bénéfices au cours des 25 ans d'exploitation.
L'opposition tchadienne armée ou en exil a critiqué son approbation par la BM, qui constitue selon elle "un encouragement à la dictature", et estime que les revenus du pétrole ne profiteront pas à la population.
#### Polémique entre le MPS (pouvoir) et le président de l'assemblée nationale
N'DJAMENA, 9 juin - Le Mouvement patriotique du salut (MPS, au pouvoir au Tchad) s'est insurgé vendredi contre un discours du président de l'Assemblée nationale, le général Kamougué Wadal Abdelkader, critiquant violemment la politique du gouvernement tchadien.
Le général Kamougué Wadal Abdelkader, président de l'Union pour le renouveau et la démocratie (URD, membre de la coalition au pouvoir) avait dénoncé jeudi "la mauvaise foi, le manque de scrupules et la politique ostentatoire d'exclusion, de noyautage et de laminage des partenaires" du gouvernement.
Le MPS a qualifié dans un communiqué de presse les propos de M. Kamougué, prononcés lors de la clôture de la première session de l'Assemblée nationale, "de seuil intolérable atteint par le très respecté président du l'URD" et s'est déclaré "surpris par ce double langage".
Dans son communiqué le MPS relève, que "dans le cadre de la démocratie consensuelle participative, l'URD dispose de représentants dans toutes les institutions de l'Etat, dont le gouvernement, la Cour suprême, le Conseil constitutionnel (...)" et se demande "qui Kamougué veut-il tromper?"
Selon l'hebdomadaire indépendant N'Djamena Hebdo, "la critique ouverte du général Kamougué sur la gestion du pays indique qu'entre les partenaires de la démocratie consensuelle et participative, la mésentente s'est installée à l'approche des consultations électorales", prévues début 2001.
"Cette mésentente fait suite aux grands débats qui divisent les états-majors politiques et singulièrement les trois alliés de la démocratie participative -le MPS, l'URD et l'Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR) de Saleh Kebzaboh", précise le journal pour qui "ces débats comportent des enjeux électoraux et rien ne présage que les alliés se feront des concessions".
#### Michel Rocard justifie la collaboration avec le pouvoir tchadien
PARIS, 9 juin- L'ancien Premier ministre de gauche français Michel Rocard a justifié vendredi à Paris la collaboration avec le pouvoir tchadien dans le cadre du projet d'exploitation pétrolière et d'oléoduc Tchad-Cameroun.
Le projet, contesté notamment par des organisations de défense de l'environnement, vise à extraire le pétrole du bassin de Doba (sud) pour l'acheminer, via le Cameroun, jusqu'au terminal de Kribi, sur la côte atlantique.
"Il y a 30 ans on a trouvé du pétrole au sud du Tchad où on meurt de faim, où presque 60.000 nourrissons meurent chaque année. Le président du Tchad est un militaire qui a pris le pouvoir par la violence et qui se maintient par la violence. Tout cela est modérément sympathique", a indiqué Michel Rocard dans une interview à la chaîne de télévision privée TV5.
"Ce n'est pas parce qu'un Etat est dans des conditions historiques de dictature qu'on doit y empêcher le développement, d'autant plus que, généralement, celui-ci produit les conditions de la démocratie", a estimé le député européen, qui s'est personnellement investi dans la défense de ce projet.
"Le projet a beaucoup évolué : le trajet du pipe line va longer les routes et ne va plus à travers des champs exploitables. Il est totalement enterré ce qui diminue beaucoup les pollutions et il n'y a plus que 35 familles à déplacer alors qu'il aurait pu y en avoir des milliers", a-t-il dit en réponse à ses détracteurs.
En outre "c'est le premier contrat pétrolier dans le Tiers-Monde dont les conditions d'usage de l'argent qu'il va rapporter sont soumises au contrôle d'un comité international qui sera juge des projets de développement" en faveur des plus pauvres, a-t-il indiqué.
"Autrement dit il n'y a que 10% de l'argent résultant de ce projet, qui tombera dans quatre ans dans les caisses de l'Etat tchadien", a-t-il ajouté.
La Banque mondiale a accordé le 6 juin une partie des prêts nécessaires à la mise en oeuvre de ce projet.
Le président tchadien Idriss Déby a de son côté rejeté les appels au contrôle international de l'utilisation des revenus du pétrole, estimant, dans une interview, jeudi, que "la souveraineté nationale n'est pas marchandable".
### Le gouvernement tchadien propose la création d'une commission électorale
N'DJAMENA, 9 juin : Le gouvernement tchadien a adopté vendredi un projet de loi portant création d'une Commission électorale nationale indépendante (CENI) en vue des élections législatives et présidentielles prévues début 2001, a-t-on appris de source officielle.
Ce projet de loi devrait être soumis dans les prochains jours pour approbation à l'Assemblée nationale, convoquée en session extraordinaire, a-t-on précisé de même source.
Selon ce texte, la CENI aura pour "mission générale, l'organisation et le contrôle du déroulement des opérations référendaires, législatives et présidentielles".
La précédente CENI, mise en place pour les législatives et présidentielles de 1996, qui avaient vu respectivement la victoire du Mouvement patriotique du Salut (MPS) et de son candidat le président Idriss Deby, avait été dissoute peu après ces deux scrutins.
Réagissant à l'annonce gouvernementale, quatre partis politiques d'opposition - le Rassemblement des nationalistes tchadiens (RNT), l'alliance nationale pour la démocratie (AND), le Rassemblement nationaliste et démocrate tchadien (RNDT) et le Parti pour l'unité et la reconstruction (PUR) - ont dénoncé "les tentatives malsaines du pouvoir visant à écarter dudit organe les partis non représentés à l'Assemblée".
"L'exclusion de ces partis faussera à coup sûr le jeu démocratique. Par conséquent, tous les partis doivent être associés à chaque phase du processus électoral pour garantir l'égalité des chances entre les concurrents loyaux", ajoutent-ils dans un communiqué conjoint.
### Pétrole: Le président tchadien rejette le contrôle international des revenus
PARIS, 8 juin - Le président tchadien Idriss Déby a rejeté les appels au contrôle international de l'utilisation des revenus du pétrole du pays, estimant, dans une interview publiée jeudi par le quotidien français Le Figaro, que "la souveraineté nationale n'est pas marchandable".
"Les instruments juridiques que nous avons mis en place sont suffisants. C'est une première mondiale: aucun pays pétrolier du monde n'a voté une telle loi, garantissant la gestion transparente des revenus du pétrole", selon Idriss Déby.
Ces commentaires font suite à l'approbation par la Banque mondiale d'un projet contesté d'exploitation pétrolière au Tchad d'un coût total de 3,7 milliards de dollars et comprenant le forage de quelque 300 puits.
Sur les 25 ans d'exploitation, le Tchad, un des pays les plus pauvres du monde, devrait en tirer deux milliards de dollars de bénéfices.
Plusieurs mouvements d'opposition ont toutefois estimé que le projet "ne profiterait qu'au régime en place" et certaines organisations non-gouvernementales (ONG), à l'étranger, ont également réclamé un contrôle plus strict de cette manne financière.
A ce sujet, Idriss Déby a affirmé: "nous sommes prêts à discuter avec ces ONG, et à mettre en place des règles supplémentaires, ne serait-ce que pour satisfaire ceux qui ne sont pas convaincus de notre bonne foi."
Parmi ces mesures, le président a estimé qu'on pourrait augmenter le nombre de membres de la société civile dans le collège de surveillance chargé de superviser la gestion pétrolière.
### Ndjamena 04 Mai Visite du President nigerian au Tchad.
Le Président Nigerian Olusegun Obasanjo est arrivé jeudi à N'Djamena où il a été
accueilli par son homolgue tchadien Idriss Deby. Les deux Présidents se sont felicités de l'amélioration de la securité dans la région du Lac Tchad et ils se sont engagés à la renforcer.Ils ont également annoncé leur volonté de réaliser une liaison routière directe entre le Tchad et le Nigeria afin de renforcer le lien de cooperation économique entre les deux pays.
### La France nomme un nouvel ambassadeur au Tchad, Jacques Courbin:
PARIS, 1er mai - La France a nommé Jacques Courbin, ambassadeur au Tchad, en remplacement d'Alain du Boispéan, qui avait été déclaré "persona non grata" par les autorités tchadiennes à la mi-mars, provoquant un moment de crispation entre Paris et N'Djamena. Le remplacement de M. du Boispéan par M. Courbin est annoncé dans le Journal officiel, daté du 29 avril.
Jacques Courbin était auparavant ambassadeur de France au Bénin.
Alain du Boispéan avait été déclaré "persona non grata" par le gouvernement tchadien en raison, officiellement, de "sa personne et sa manière de servir", et il avait été immédiatement rappelé par Paris.
Les raisons exactes de cette décision du gouvernement tchadien n'ont jamais été clairement explicitées. La décision du groupe pétrolier Elf et de la compagnie anglo-néerlandaise Shell de se retirer en novembre 1999 du consortium d'exploitation de l'important gisement de Doba, dans le sud-ouest du pays, avait en particulier été évoquée pour expliquer le geste tchadien.
Cette mesure visait à "démontrer une fois de plus notre attachement aux liens séculaires" entre les deux pays "en mettant un terme aux activités d'un représentant de la France qui oeuvre non pas à la consolidation de ces liens mais au contraire à sa détérioration", avait déclaré le président tchadien Idriss Deby le 1er avril dans un entretien au Journal du Dimanche
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