***************** la véritable nature du Pouvoir tchadien"***********************
Arrivé au pouvoir le 1er Décembre 1990 grâce au soutien franco-libyen, le Colonel Idriss avait eu toutes les chances de construire un Etat véritablement démocratique et stable surtout que son discours prononcé trois jours après, avait assuré tous les tchadiens épuisés par trente années d'une interminable querelle interne. Dans son discours, le président Idriss Déby déclare à la nation: "Je vous ai apporté ni or, ni argent mais la liberté.." La DDS, police secrète (Direction de la Documentation et de la Sécurité) de Hisène Habré a été dissoute et les prisonniers politiques ont été libérés. Tous les mouvements politico-militaires ont eux aussi applaudi à cette nouvelle politique pronée par Idriss Déby. Mais à la surprise générale, le nouveau régime va étaler devant tout le monde sa véritable nature et les objectifs des nouveaux maîtres du pays qui n'auront que des le mépris et arrogance pour le reste de tchadiens. Le pays va sombrer très vite dans la violence, la terreur et la peur.
Le 13 octobre 1991, les forces gouvernementales affrontent les partisans de Maldoum bada Abbas, vice président de Idriss Déby, accusé par le pouvoir de vouloir fomenter un coup d'état. En décembre 1991, les forces du MDD dirigées par Goukouni Guet lancent une offensive. Le 18 février 1992, le Nigeria arrêtent et extradent vers le Tchad 278 opposants tchadiens. Beaucoup d'entre eux étaient du MDD (Mouvement pour la Démocratie et le Développement) que dirigeait Moussa Madela. Au nombre des extradés figuraient également plusieurs dirigeants du MDD: Goukouni Guet, Ahmat Sakhaïr Bidon, Ahmat Hadad Abakar, Oumar Taher et Issa Mahamat Goran. Certains auraient été tués selon l'Amnesty International (Tchad/le cauchemar continue..Amnesty International). Le 27 février 1992, Moïse Keté prend les armes contre le pouvoir. Le 15 Janvier 1993 se tient une Conférence Nationale Souvéraine (CNS)à N'djamena. En février 1995, massacres des populations de Goré (Logone oriental) et une commission d'enquête évalue le nombre des victimes à 247 morts et à des dizaines de blessés. En avril 1993, 203 personnes égorgées par la garde républicaine à Kouhou Goré. En mai 1993, le FNT (Front national du Tchad) du Dr. Alharis signe un accord de paix avec le gouvernement tchadien. En juin 1993, assassinat de M'bailao Mianbé, Directeur du Secrétariat Permanent à la Réinsertion des militaires déflatés. Le 4 Août 1993, des militaires tirent sur des paisibles citoyens au marché de Gninguilim à l'Est du pays (Ouaddaï) faisant plus de 82 morts. Le 6 Août 1993, les habitants de la ville d'Abeché manifestent leur colère contre le massacre de N'gniguilim, deux morts et plusieurs blessés. Puis à N'djamena, la police ouvre le feu sur des manifestants qui se préparent à exprimer leur mécontentement. Plus de 160 morts. Quelques jours après son entrée à N'djamena à la suite d'une médiation soudano-libyenne, le colonel Abbas Koty président du CNR (conseil national de redressement) a été abattu le 22 octobre 1993 par les forces de sécurité. Le 2 novembre 1993, Dr. Alharis Secrétaire général du FNT quitte le Tchad par le Cameroun et le 23 janvier 1994, les combattants du FNT attaquent et occupent pendant deux heures la villes d'Abéché. Le 24 janvier 1994, le Commandant Ibrahim Zahab Libiss, chef d'Etat major et fondateur du FNT a été fait prisonnier par les forces gouvernementales et sommairement exécuté. Le 1er Mai 1994, le gouvernement interdit des manifestations de la fête du Travail et les militaires occupent le siège des syndicats, l'Université et les établissements scolaires par les forces de l'ordre. Le 17 septembre 1994, le Lt Colonel Mahamat Garfa ministre des mines quitte N'djamena et s'oppose au pouvoir. Il crée l'ANTD (Armée nationale tchadienne en dissidence). Le 1er juin 1995, lr journal N'djamena Hebdo est mis à sac, le Directeur de publication et ses journalistes sont battus. En avril, juillet et octobre 1995, une quarantaine de personnes sont arrêtées au Sud du pays et transportées à N'djamena, soupsonnées de sympathie avec le Farf (forces armées pour la République fédérale) de Laoken Bardé. En Août 1995, plusieurs morts en détention dans les villages de Kou douhou, Beissa. Le 16 novembre 1995, cinq mouvements d'opposition (l'ANTD-le FNT-les Farf-le CDR-le Faidt) créent un rassemblement appelé l'ANR (Alliance nationale de la résistance) dirigée par le Colonel Mht Garfa. Le 20 décembre 1995, les forces du FNT et celles de l'ANTD (Armée nationale tchadienne en dissidence) du Colonel Mahamat Garfa attaquent et occupent la ville d'Adré. Le 5 Janvier 1996 se tient à Franceville (Gabon) une table ronde réunissant le gouvernement et les mouvements d'opposition politico-militaire. Le 3 avril 1996, les cadres et représentants du FNT décident de rénover le mouvement. Le FNT devient FNTR (Front national du Tchad rénové) avec à sa tête Ahmat Yacoub (ex-porte parole du mouvement). En juin 1996: élections présidencielles..........Août 1996, asassinat de Bichara Idriss Digui à N'djamena. Le 26 septembre 1997, rencontre à Khartoum (sous les auspices des soudanais) entre le FNTR et une délégation du gouvernement tchadien. Le 29 septembre, une délégation du FNTR dirigée par le colonel Adam Ahmat s'envole pour N'djamena. Le 22 octobre, la délégation signe un accord de paix, rejétée le 24 octobre par le Secrétariat du FNTR. Octobre 1998, Youssouf Togoïmi ex-ministre de la défense s'oppose au Président Idriss Déby, se retire au Tibesti et crée le MDJT ( Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad). Face au refus du président clanique au pouvoir d'entamer un dialogue franc avec les tchadiens, treize mouvements politico-militaires et partis politiques créent le 21 décembre 1999 la CMAP (Coordination des mouvements armés et politiques) dont l'objectif est de renverser ke régime en place.
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