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| INTERVIEW 7 |
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| FUITE DES CERVEAUX (par Dr. Jean Prosper Boulada)... CRISE AU SEIN DE LA CMAP : LE COMMISSAIRE A LA COMMUNICATION S'EXPLIQUE |
**Alwihda 17/2:-Interview de A. Yacoub secrétaire général du FNTR et vice-président de la Cmap (Observateur/Alwihda)
-Question : Pourquoi avez-vous démissionné de la présidence de la CMAP ?
-Réponse : Ma démission ressort dune polémique au sein de certains membres de la CMAP qui ont un peu mal compris la stratégie politique quen train de mener la CMAP dune façon générale. Aussi pour éviter une confusion dans les esprits des uns et des autres qui voient quassurer deux postes de président et vice-président en même temps est cumul des postes alors quaprès la démission du président, le vice-président est appelé à assurer lintérim jusquà la tenu dune assemblée générale pour procéder à des nouvelles élections.
-Question : Peut être que vous avez attendu longtemps pour la tenue dune AG ?
-Réponse : Nous avons tenu deux AG après la démission de Bangui mais à chaque fois que je soulève les élections, les membres les repoussent. Cest normal quelque part si on voit la politique de paix actuelle que la CMAP a mise en place.
-Question : Est ce que votre démission na pas aussi de rapport avec le tract de Boulada ?
-Réponse : Certainement le tract ma offert loccasion de me débarrasser de cette charge. Si on mattaque cest parce que je ne mérite pas ce poste et je dois démissionner pour ouvrir la voie à quelquun dautre plus compétent que moi. Après la démission de Bangui, les deux postes exécutifs à savoir la présidence et le secrétariat exécutif se sont retrouvés entre les mains des nordistes selon les propres termes dun sudiste. Du coup, jai compris quil faut céder un des deux postes pour barrer la route à ceux qui veulent exploiter cette affaire de nord/sud pour exploser la Cmap. Jai bien dis dans ma lettre de démission que « ma démission est de nature à rassurer ».
-Question :: nous voulons bien croire cette version mais trois des quatre membres de la délégation qui sest rendue à Ndjamena étaient sudistes ?
-Réponse : Non seulement sudistes mais également de la même région et jétais le seul à demander au cours de lAG lors de la formation de la commission de ne pas en tenir compte.
-Question :: On accuse le FNTR dhégémonie, comment répondez-vous à cette accusation ?
-Réponse : Cest une accusation qui na aucun fondement. On doit remercier plutôt le FNTR pour son soutien à la Cmap et je ne rentrerai pas dans le détail.
-Question :: Est-ce que en ce moment vous nêtes pas en crise du moment où on voit que le chargé des relations extérieures de la CMAP a été giflé et renvoyé manu militari de la salle?
-Réponse : Ce sont de rumeurs. Depuis la dernière AG les gens racontaient des bizarreries dans le seul but de détruire la Cmap. Personne ne la renvoyé mais nous avons jugé nécessaire de le mettre dehors pour un peu avoir conscience et revenir à la raison parce que nous étions dans un hôtel, il hurlait et cest un comportement qui met en cause la bonne marche de lAG.
-Question :: En ce qui concerne les attaques de Dr. Ley et la lettre ouverte de Dr. Boulada que dites-vous ?
-Réponse : Je naccorde pas dimportance à ces genres des écrits. Sil faut revenir jusquà ce niveau notre lutte naura aucune importance. Le Dr Ley na pas compris ce quil est en train de faire cest pourquoi il a réagi de cette manière. Mais de toutes les façons pour diriger un groupe, il faut tenir compte de son hétérogénéité et répondre à chacun selon sa vision des choses.
-Question :: On dit que vous vous préparez à exclure Dr. Boulada et Dr. Ley pour leurs écrits ?
-Réponse : Je ne suis pas au courant. Ce qui est sûr, après lexclusion de Goukouni et de Koty, je me suis opposé fermement à cette hémorragie dexclusions qui ne fait que affaiblir notre lutte. Mais il faut tenir compte de lavis des uns et des autres. Au sein de notre rassemblement, tout se passe par des votes.
-Question : Dans sa lettre Dr. Ley vous accuse davoir voté pour lexclusion du président Goukouni. Que dites-vous ?
-Réponse : pourquoi dirai-je le contraire ? mon mouvement est parmi ceux qui ont voté pour cette exclusion et nous sommes responsables de ce que nous faisons. Mais on doit dire aussi que je me suis opposé à lexclusion de Younous Ibedou lorsquil sest entretenu en janvier de lannée dernière avec la délégation gouvernementale à Lomé et aussi à celle de Brahim Mala quant il a rencontré I. Déby à Abuja en avril dernier.
-Question :: Et pourquoi vous vous êtes opposés à lexclusion de Dr. Abdelaziz ?
-Réponse : pour exclure un membre il faut dabord le rappeler à lordre par un voire deux avertissements. Dr. Abdelaziz sest farouchement opposé à linitiative de paix puis il est revenu à la raison. Il na pas manqué dapporter son soutien à linitiative. Il a même dirigé la délégation qui a rencontré le régime le 10 janvier. Tous ceux qui ont été exclus ont reçu un avertissement et un délai quil nont pas respecté. Pour moi, la loi doit sappliquer à tous et cest ainsi quon peut donner une autre image de lopposition et aussi du Tchad de demain.
-Question :: Quelle est votre position par rapport à laffaire de Djasnabaille ?
-Réponse : Jignore le détail de cette affaire et si Djasnabaille sest permis darnaquer, il mérite un jugement équitable à condition que cela ne doit pas être exploité politiquement. Et si son implication est démontrée, à sa place je quitterai la scène politique.
-Question : Actuellement la Cmap est certainement en crise même si vous ne voulez pas le reconnaître. Pourquoi ne pas intervenir directement et en personne pour mettre fin à cette crise comme certains leaders vous le demandent ?
-Réponse : On ne peut pas assassiner le juge et lui demander justice ?
-Question : Mais quelle est la porte de sortie daprès-vous ?
-Réponse : La solution est entre les mains de ceux qui ont provoqué cette crise. A mon avis, le vrai homme politique est celui qui doit assumer publiquement ces erreurs et non pas continuer à fuir sa responsabilité. Je ne trouve pas honteux de reconnaître ses erreurs.
-Question : Est-il possible de coopérer après cette crise ?
-Réponse : sans aucun doute. Si on tente de nous réconcilier avec le régime de I. Déby accusé datrocités et de crimes je ne vois pas comment osons-nous rejeter la coopération avec nos frères avec lesquels nous sommes liés depuis deux ans par un protocole dAccord.
-Question : que reste t-il de la Cmap des 13 mouvements ?
-Réponse : La Cmap est avant tout un rassemblement de personnes. Après la création de la Cmap et lors de la première réunion, A. Bangui a exigé lexclusion des trois mouvements. Puis avec lexclusion de Goukouni et de Koty et la démission de Dr. Nahor et de A. Bangui, il ne restait que 6 mouvements. Mais deux autres ont rejoint le rassemblement, Dr. Abdelaziz et Bourkou Louise. Actuellement la Cmap se compose de 8 et dautres demandes dadhésion sont en cours dinstruction.
-Question :: Est-il vrai quil existe de mouvements fictifs au sein de la Cmap ?
-Réponse : fictif non. Je suis daccord quil y a des mouvements voyous qui nexistent que de noms et qui ont profité de la première vague de mouvements constituant la Cmap. Javoue que certains leaders nont jamais participé aux activités de la Cmap. Un leader dun mouvement membre de la Cmap et qui occupe un poste important ignorait jusquà la semaine dernière lexclusion de Koty ! Alors que lexclusion datait de six mois. Un autre chef de mouvement par un communiqué, condamne linitiative de paix alors que la Cmap na pris acte que la semaine dernière, cest à dire après trois mois. Un autre leader formait un gouvernement etc. Je vous jure que jai honte. Quelquefois il marrive de reconnaître dans mon for intérieur que nous sommes des irresponsables. Imaginez-vous combien ont versé leurs cotisations ? Seuls 4 des 15 mouvements ont réglé leurs cotisations annuelles. En ce moment la Cmap est en crise financière.
-Question : où en est linitiative de paix chère à la Cmap?
-Réponse : Linitiative de paix concerne toute lopposition donc vous pouvez analyser ce qui génère actuellement. La paix au Tchad nécessite un grand effort de tous les acteurs de la vie politique, et quand on voit que cet effort demeure toujours embryonnaire il faut avoir le courage et la patience pour le mettre en uvre. Cette paix nous concerne tous y compris lopposition de lintérieur. Cest pourquoi nous appelons le régime à être plus responsable.
-Question : croyez-vous que le régime est sincère dans ce processus ?
-Réponse : Il est sincère ou pas, les tchadiens sont obligés damorcer une réconciliation générale pour sattaquer au développement du pays. Ensemble nous allons convaincre le régime quil doit changer sa politique négative. Le régime de Déby a complètement anéanti le Tchad. Le moment est venu pour que le régime reconnaisse cette réalité. Quest ce que ce régime a fait en 12 années de pouvoir ? Il faut voir létat des routes dans ce pays. Au 21ème siècle le pays manque dun moyen de transport aérien, de télévision nationale, dinfrastructure routière, une capitale sans canalisation, une administration corrompue, une armée nationale inexistante, des villes sans eau et sans électricité, des milliers de jeunes qui fuient le pays, une insécurité généralisée et une justice taillée pour amuser la galerie.. Le régime de Déby a instauré au Tchad, le tribalisme, le régionalisme et surtout la haine et le désordre. Cest une réalité amère.
-Question : vous venez de rentrer dune mission en Afrique de LOuest quelle était le résultat de votre mission et aviez-vous rencontré la délégation de Ndjamena au Bénin ?
-Réponse : Je nai pas rencontré la délégation de Ndjamena par ce que la Cmap ne me la pas demandé mais jai eu à rencontrer les leaders de lopposition Brahim Mala, Hassan Fadoul, Colonel Garfa, Saleh Alim
nous avons eu des discussions sérieuses. Tous sont daccord pour la stratégie de paix et je préfère ne pas en dire plus. Ce qui est sûr, nous sommes en ce moment même en contact.
-Question : vous ne croyez pas que votre stratégie a subi une érosion ?
-Réponse : pas du tout. Sil y a une érosion cest du côté du régime qui na pas démontré sa volonté sincère de faire la paix.
-Question : Quest ce que vous attendez du régime ?
Réponse : un geste prouvant sa bonne volonté pour une paix globale .
-Question : comme quoi par exemple ?
Réponse : Si la Cmap est allée jusquà Abéché rencontrer I. Déby cétait pour contourner ou même briser le cordon anti-paix. Maintenant I. Déby doit comprendre quil est mal entouré et il doit procéder à mettre en place un gouvernement de paix.
-Question :Il y a le médiateur de la République qui assure cette fonction quand même?
Réponse : I. Déby doit comprendre pourquoi la Cmap a tenu à le rencontrer alors que son gouvernement et son médiateur sont là ?
-Question : vous l artisan de cette stratégie de paix pourquoi ne pas éclaircir ce que vous entendez par changement ?
Réponse : A titre dexemple pour démontrer quil opte pour la paix globale au Tchad, il est normal de procéder au changement de son premier ministre. Lopposition politico-militaire attend un changement clair, une nouvelle équipe de paix et non un déclaration verbale de Déby. Et pourquoi ne pas créer un ministère de réconciliation nationale et de reconstruction par exemple avec un budget et une autorité capable dintervenir dans le cadre de la paix. La paix doit avoir un sens réel. Il faut créer une base pour cette paix que nous envisageons.
-Question : la délégation qui sest rendue à Cotonou est revenue au Tchad avec un groupe dopposants ralliés ; comment réagissez-vous ?
Réponse : Je ne suis pas contre ceux qui préfèrent se rallier mais je suis contre lexploitation de linitiative de paix. Vous savez combien le ralliement des cinq personnes a coûté ?
-Question : Que pensez-vous de laccord du MDJT avec le gouvernement ?
Réponse : lessentiel cest la paix définitive. Si le régime réussit à signer même séparément avec tous les mouvements, la paix sera globale et définitive à condition quelle soit respectée.
-Question : Qu'est-ce que le FNTR attend de cette paix ?
Question : Quattend t-il le FNTR de cette paix ?
Réponse : le FNTR qui a proposé cette stratégie de paix globale à la Cmap étudie en ce moment même une stratégie ambitieuse pour le développement du pays. Nous navons dautre ambition en dehors de la paix et du développement.
Dr. Jean-Prosper BOULADA
Commissaire aux Commissions spécialisées de la CMAP
FUITE DES CERVEAUX: DU CONSTAT A L'ACTION TIMIDE
A l'heure où l'humanité toute entière est confrontée aux grands fléaux(le Sida, les maladies cardiovasculaires, oncologiques, génétiques, les problèmes écologiques de toute sorte ... ), l'Afrique est absente de la recherche scientifique mondiale. Non pas par ce qu'elle ne dispose pas des scientifiques et des techniciens de haut niveau, mais par ce qu'il fallait pour cela créer un environnement pour que les chercheurs africains n'aient pas envie de quitter leurs pays d'origine. Comme la conscience des dirigeants politiques n'est pas au rendez-vous, cette situation tend à confirmer l'hypothèse selon laquelle " la science africaine est invisible "'. Il a fallu attendre le 24 février 2000, pour que Joseph Non, responsable du département d'analyse des politiques économiques et sociales de la Commission Economique des Nations Unies pour l'Afrique(CEA) organise à Addis Abéba une conférence sur le thème : " l'Aftique doitfaire revenir ses " cerveaux ". Selon un rapport de 1993 du PNUD, plus de 21.000 médecins nigérians exercent aux Etats-Unis, alors que le système de santé du Nigeria manque cruellement de professionnels.
60% des médecins ghanéens formés localement dans les années 80, ont quitté le pays, souligne ce même
rapport. Toujours selon l'étude du PNUD, 100.000 experts étrangers travaillent en Afrique alors que 100.0000 Africains " qualifiés " travaillent en Europe et en Amérique du Nord. L'Afrique a perdu 60.000 professionnels (scientifiques, docteurs, ingénieurs, spécialistes de la technologie) de 1985 à 1990.
Et Mr Ngu de conclure " Nous avons deux choix, soit abandonner et être complètement marginalisés, soit adopter des mesures concrètes et créer un environnement que les professionnels africains n'aient pas envie de quitter ".
Enseignant chercheur obligé de quitter mes fonctions dans une université algérienne pour harcèlement moral et tracasseries, je me suis retrouvé dans ce qu'on pourrait appeler " l'eldorado occidental " qui a un fonctionnement propre, basé sur la flexibilité en matière de l'emploi. Phénomène largement amplifié depuis par la mondialisation qui pousse tous les cadres à la reconversion. En effet, la plupart d'entre eux sont des ODNQ c'est-à-dire des ouvriers diplômés non qualifiés pour occuper des postes liés à la flexibilité. Dans ce processus beaucoup des diplômés africains laissent des plumes.
Par rapport au constat amer de Mr Ngu, je me demande si cette prise de conscience n'est pas tardive.
Aujourd'hui, reconverti -dans la traduction(flexibilité oblige), mon itinéraire m'oblige à réagir face à ce problème de fuite de cerveaux. Mon sentiment est qu'il faut aller sur le terrain pour comprendre la réalité. Il y a des pays du Sud qui sont réellement préoccupés par le problème de la fuite des cerveaux et veulent sérieusement trouver un moyen pour le résoudre mais ils sont à bout de ressources à cause des programmes d'ajustement structurel et/ou épuisés par le fardeau de la dette. Mais la plupart des pays africains n'ont pas une volonté pour lutter contre ce phénomène qui existe depuis plus de trois décennies.
Le PNUD a décidé de prendre le problème à bras le corps. Il est parti du constat selon lequel un cadre africain de la diaspora, par ses origines culturelle et linguistique, est nùeux placé que n'împorte quel expert du Nord, pour transmettre son savoir-faire. Ainsi, il a mis en oeuvre en 1997 un prog e baptisé TOKTEN(Transfert of Knowledge Through Expatriate Nationale) autrement dit le Transfert de Connaissance à travers des Expatriés Nationaux qui sont obligés d'immigrer vers les pays du Nord.
Ce programme est fonctionnel dans 40 pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine. C'est l'équivalent d'aide au retour des immigrés dans leurs pays d'origine, initié par la France, à la seule différence que Tokten ne concerne que des scientifiques et techniciens de haut niveau. Par ailleurs, le retour n'a aucun caractère définitif mais volontaire après une période d'intégration.
Dans la pratique, le candidat Tokten envoie son CV au PNUD, à son ambassade ou consulat et au rectorat d'une université de son pays. Après acceptation de la candidature, il se voit octroyé par le PNUD un billet d'avion aller-retour pour une mission d'un à 3 mois. Il a le statut presque d'un fonctionnaire international et débarque généralement à l'hôtel durant son séjour.
Le PNUD, espère par ce programme renverser la tendance de l'exode des cerveaux.
Il est encore tôt pour faire le bilan de Tokten en trois ans d'existence. Il est à regretter que ce programme, comme la plupart des programmes d'aide des Nations Unies, tend à dépolitiser la nature du système politique mis en place. Est-ce une attitude condamnable ? Autrement dit les organisations des Nations Unies doivent -elles s'immiscer dans les affaires intérieures des Etats? Si oui, quand sonne t-il heure pour les Etats africains de se prendre en charge, d'être eux-mêmes maîtres de leur destiné ?
Toujours est-il que les exanùnateurs nationaux des dossiers de candidature Tokten, ont deux comportements contradictoires face à la problématique du transfert du savoir par les expatriés nationaux. L'un de ces comportements est lié au clientélisme politique. En effet, comme la plupart des bureaux de PNUD, dans les pays africains, sont truffés des inconditionnels du pouvoir, ces derniers n'hésitent pas à classer toute candidature Tokten , qu'ils estiment ne pas cadrer avec la pensée unique ambiante. L'autre comportement relève de la purejalousie. Il faut se l'avouer:beaucoup d'Africains n'aiment pas l'émergence de leurs frères de la diaspora et ne sont pas disposés à favoriser leur intégration. Ils invoquent le martyr de leur mode d'existence et voient d'un mauvais oeil la venue des gens qu'ils considèrent comme des parachutés ayant des conditions matérielles et financières plus avantageuses que les leurs. C'est la conséquence de ce que la misère et le sous-développement peuvent créer comme ravage dans la conscience collective.
CAUSES DE LA FUITE DES CERVEAUX ET AMORCE D'UNE SOLUTION.
Loin de chercher à culpabiliser la colonisation, nous pensons comme Guy Sorinan qu'un des héritages de celle-ci a été et reste " la scolarisation de masse et l'ouverture d'universités de modèle occidental " 1
Dès lors, les maîtrisards et quelques rares docteurs es science africains, habiletés à diriger des travaux de recherche, ont besoin, pour transmettre leur savoir-faire dans leurs pays , des mêmes conditions matérielles sinon des mêmes infrastructures universitaires et de recherche que celles de leurs homologues occidentaux..
Or le continent a toujours vécu sous perfusion |
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