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21 ANS APRES LA GUERRE DE N'DJAMENA LE GENERAL DJIME MAMARI S'EXPLIQUE (Observateur)..INTERVIEW DE MHT S. ANNADIF MINISTRE DES A.E (Le Progrès): L'echec des pourparlers de Syrte et de la Réconciliation


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Pourquoi la guerre a t-elle éclaté à N'Djaména le 12 février 1979?

Le Général Djimet Mamari Ngakinar s'explique (Obs.)
Djimet Mamari Ngakinar, aujourd'hui général en retraite, était vice-président du Conseil Supérieur Militaire (CSM). Il a été, celui qui a conduit la délégation allée négocier en 1977 à Khartoum le retour de Hissein Habré à N'djaména. Il était aussi de ceux qui ont organisé la résistance pour contenir les éléments de Hissein Habré après le 12 Février. Aujourd'hui, 21 ans après ces évènements malheureux, dont nous continuons de gérer les retombées négatives, il accepte de lever un pan de voile sur cette histoire récente de notre pays.

*Que représente pour vous aujourd'hui la date du 12 février 1979, vous qui etiez en 1ère ligne des affaires à cette époque?
Mamari Ngakinar: La date du 12 fevrier est une date inoubliable, sinon importante pour. nous mêmes et pour tous les tchadiens. Ce sont les évènements du 12 fevrier qui ont conduit à l'éclatement du Tchad. Et si nous souffrons aujourd'hui, et ça il faut le dire, cela est dû à cet éclatement. Aujourd'hui quoi que l'on dise, le fossé entre le Nord et le Sud est resté ouvert. Les gens se méfient des uns et des autres et l'unité se fait difficilement.
*Comment expliquez-vous ces évènements? Comment la guerre a t-elle pu éclater à N'djaména?
Gel D.M.N: Ces évènements ont été voulus et planifiés par Hissein Habré. Il a voulu tout simplement prendre le devant des choses. Pourquoi? je vais m'expliquer. Et il faut remonter l'histoire peut-être un peu plus loin. Il y a eu d'abord la scission entre Hissein Habré et Goukouni Weddeye. Cela -était dû en partie à l'affaire Claustre, même s'il y a eu d'autres ramifications extérieures. Habré a donc été obligé de quitter les autres pour descendre plus au Sud. Moi, je devais aller en mission à Bardai, mais j'ai dû m'arrêter à zouar où j'ai pris contact avec le Derdéï, père de Goukouni. C'est lui qui m'a laissé entendre qu'il y avait une séparation entre Hissein et son fils et qu'au moment où nous parlons, Habré descendait vers le Sud. Effectivement, il a fait tout le Djourab. Il y a eu des combats à Mongo, puis dans le Ouaddaï. Près d'Abéché, les combats étaient intenses, l'ANT tenait le bon bout et c'est ici queHabré devait mourir. Mais par des manigances extraordinaires, les Français nous ont fait arrêter les combats. Hissein a pu s'échapper pour atteindre les montagnes de Marhonné dans la région de Biltine. Puis plus tard, il gagnera le Soudan. A ce moment là Habré était complètement affaibli, il n'avait pas assez d'éléments, car la plupart étaient morts aux différents combats. On était toujours en 1977. Et il y a eu le sommet de l'OUA à Libreville au Gabon. Malloum s'y est rendu. Moi, j'assurais son intérim. Le Président Gaffar El Nimeiry, en route pour Libreville s'est arrêté à N'Djaména. Je l'ai réçu et au cours du déjeuner je lui ai demandé si Habré était réellement sur le territoire soudanais. Il m'a laissé entendre qu'il n'en savait rien, mais qu'au retour il se renseignerait pour en savoir plus. A l'OUA, Malloum a posé sérieusement le problème. Une comission Ad hoc a été créée à cet effet. Quelques temps après son retour à Khartoum, Nimeiry va effectivement confirmer la présence de Habré sur son territoire. Nous avons demandé si la négociation était possible. C'est ainsi que je me suis rendu à Khartoum à la tête d'une forte délégation pour explorer le terrain. Nous avons voulu d'abord jeter les bases des discussions. Or Hissein voulait véritablement la négociation, car il était affaibli militairement. Les soudanais nous ont pratiquement forcé la main pour négocier et signer un accord. Je me suis catégoriquement opposé en disant que le CSM était un organe collégial et que je ne pouvais prendre une telle décision sans me référer à lui. J'ai du rencontrer le Président Nimeiry et lui expliquer le bien fondé de ma position
*Alors vous avez laissé votre suite à Khartoum et vous êtes revenu pour consulter les autres...
Gai D.MN: Oui, les soudanais m'ont affrété un avion, je suis revenu à N'djaména, j'ai rencontré Malloum et je lui ai dit que c'était un tournant décisif qu'on allait prendre dans la vie de notre pays, il fallait s'en remettre à l'organe suprême qui était le CSM. Nous nous sommes réunis, la plupart étaient partisans de la réconciliation, mais il y avait une minorité qui s'y opposait. Mais la question était de savoir si on était à même de tenir militairement pendant longtemps.. Surtout que les soldats étaient fatigués de la guerre du frolinat qui avait trop perduré. L'option réconciliation a donc pris le dessus..
*Vous êtes donc reparti à Khartoum?
Gai D.M.N: Je suis réparti et nous avons signé l'accord de Khartoum si j'ai bonne mémoire, en aôut 1977. Seulement nous n'avons pas publié aussitôt l'accord. C'est en 1978 que nous l'avons publié. Hissein était méfiant, et il ne voulait pas venir aussitôt à N'djaména. A nous, il disait qu'il lui fallait repartir sur le terrain et expliquer à ses combattants le bien fondé de cet accord. J'ai dû repartir à Marhoriné pour lui demander les raisons de sa réticence. Ce jour là j'étais accompagné de presque deux compagnies de militaires. Hissein a refusé que les militaires viennent avec moi vers lui. Ils ont dû rester très loin. Je suis resté avec Hissein pendant plus d'une heure. Les militaires ont commencé à s'irriter et ont voulu en découdre, surtout que la base n'était pas solidaire avec nous de cette décision. Finalement j'ai calmé le jeu et nous avons pu rentrer à N'djaména sans anicroche. Quant à Habré, il a été obligé de repartir au Soudan où, accompagné du vice-président Gassim, il est rentré à Ndjaména. Nous l'avons installé dans une villa à Sabangali, appartenant à l'une des femmes de Tombalbaye. Comme convenu dans l'accord, il fallait assurer sa sécurité, mais Hissein à renvoyé les policiers.
*Est-ce à partir de ces moments que les incidents ont commencé à se multiplier?
Gai D.M.N: Hissein Habré avait un problème, après la signature de l'accord , il était considéré par les Goukouni comme un traitre. A partir de ce moment il a commencé à jouer un jeu dangereux. Par la manipulation, il a voulu d'abord s'attirer la sympathie des cadres nordistes. Pour lui le sudiste était le diable personnifié, il devait porter la croix de tous les malheurs des nordistes. Entre-temps il manipulait aussi Malloum, qui, lui, voulait se faire passer pour le faiseur de paix au Tchad. Hissein continuait à endormir Malloum en disant qu'il fallait l'équiper pour l'aider à déloger les Goukouni. Malloum, passait outre les conseils des autres et donnait les moyens à Habré. Dès lors il s'est équipé en armes et autres matériels et a recruté des gens sur place. En tant que Ministre de l'intérieur j'étais au courant de beaucoup de choses. J'ai mis au courant Malloum. La plupart des militaires étaient pour qu'on arrête Habré. Malloum s'y est farouchement opposé en disant que nous serons pas considérés comme des hommes de parole. Alors une petite cellule a été mise sur pied pour réfléchir sur l'éventualité de l'arrestation de Malloum lui même.
Entre-temps Hissein Habré, au courant d'un certain nombre de choses a pris le devant. On a procédé, après les négociations internes et surtout la pression extérieure, car les français soutenaient Hissein Habré, à la la signature de la charte fondamentale et il fut nommé ler Ministre. Dès lors, il y avait deux présidents dans le pays: Malloum et Hissein Habré. Beaucoup d'incidents se sont produits. Le directeur de Cabinet de Malloum, le defunt Dimanche Béramgoto qui habitait en face de Habré a été tabassé à mort par ses éléments. Plusieurs cadres étaient humiliés et tabassés. Les évènements ont atteint leur point culminant le jour de la présentation des voeux en.1979, lorsque Habré a salué malloum les mains dans les poches. Hissein venait au conseil des Ministres avec ses militaires armés jusqu'aux dents. Et lorsque nos hommes étaient arrêtés pour rien, seuls les ambassadeurs de France et du Soudan intervenaient pour les faire libérer.
*Les évènements du 12 Février étaient donc Imparables...
Gel D.M.N: Bien sûr! et nous avons pris des dispositions. la ville était divisée en zones. Chaque zone était gérée par un responsable militaire. Nous avons même fait venir des unités de Moussoro. Les éléments d'intervention commandés par le Lieutenant Togui étaient bien armés. On contrôlait N'djaména et ses environs, Hissein était sur le point de fuir, mais les français ont tout fait pour demander un cessez-le-feu. Ils l'ont ravitaillé. C'était une revanche sur le CSM qui les a fait chasser de N'djaména.
*Finalement Hissein a été chassé à son tour, puis il est revenu en force à N'Djaména en 1982 où il a géré le pays d'une main de fer.. cela vous a t-il étonné?
Gal D.M.N: Rien ne m'étonne de Habré. C'est un homme à qui il est difficile de faire confiance. Il est eaicièrement méchant, violent et manipulateur.
Interview réalisée par SKSG

**suite de l'interview de Youssouf Saleh Abbas
A mon avis, le dictionnaire qui accepte les deux formulations - coordonnateur ou coordinateur - est explicite dans la mesure où je coordonne en effet les activités du MDJT à l'extérieur. Quant au porte-parole à Paris, en liaison avec moi, il s'acquitte des tâches qui lui sont dévolues.

L'OBS: On souligne que si vous avez pris fonction seulement trois mois après votre arrivée en France, c'est parce qu'il y a eu des malentendus entre vous et Kailan. Confirmez ou Infirmez vous cela?
Y.S. A: M. Keïlan et moi, nous nous connaissons depuis longtemps; et tout le monde peut le constater, en tant que porte-parole, il a fait un travail remarquable. Nous travaillons en parfaite harmonie. En ce qui concerne mon silence, depuis mon départ de N'Djaména, il est lié à d'autres considérations qu'il n'est pas utile d'évoquer ici, du moins pour le moment.

L'OBS: Qu'est ce qui se passe exactement en ce moment sur le terrain M. le C o o rd o n a te u r, puisque depuis la bataille de Guizinti, tout est redevenu calme.
Y. S.A: Nous savons que tous les Tchadiens sont m impatients de voir le MDJT arriver à N-Djaména. Cela veut dire qu'il y a espoir. Nous leur demandons un peu de patience. Le MDJT ne les décevra pas. Quant au calme sur le terrain, sécret militaire oblige. Je ne peux rien dire à ce sujet.

L'OBS: Le président Déby, au sommet Europe/Afrique du Caire a traité Togdimi d'aventurier, tout en disant que sa main lui reste tendue. Quelle peut être la réponse du MDJT qui -ne veut pas entendre parler de négociation?
Y. S. A: M. Youssouf Togdimi a déjà répondu à cette question. M. Déby se rappelle t-il, de quel nom d'oiseau l'avait traité M. Habré, lors de leur sortie, un certain 1er Avril 1989? Par ailleurs, croyez-vous vraiment que cette main tendue signifie négociation? Sans jouer sur les mots, nous disons que si cette main est tendue comme par le passé, alors elle ne nous inspire pas confiance car elle nous rappelle de mauvais souvenirs...
L'OBS: M. le Coordonateur, on s'étonne qu'après plus d'une année de maquis, le MDJT n'ait pas un'programme politique clair et connu...
Y.S. A: Pouvez vous imaginer que le MDJT qui a la prétention d'apporter des changements au Tchad n'ait pas de p'rogramme politique! Le président du mouvement l'a dit récemment, dans les colonnes d'un de vos confrères qu'un document existe et qu'il sera mis à la disposition de l'opinion publique au moment opportun. L'impatience légitime des Tchadiens dans le domaine sera bientôt satisfaite. Tout ce que je peux vous dire est qu'il sera clair et concis. Chacun appréciera.
Propos recueillis par SKSG
*******************
**Interview du ministre des Affaires Etrangères: il est temps que le Tchad sorte de cette question de Pouvoir qui se transmet d'un parent à un autre déclare M. S. Annadif

Question: La rencontre de Syrte a donc été un échec. Pouvez-vous nous raconter comment elle s'est déroulée?
Mht. S. Annadif- D'abord moi, je voudrais dire que pour parler d'échec ou de réussite, il faut s'avoir qu'est-ce qu'on attendait de la rencontre de Syrte. Il faut donc dire par rapport à cette rencontre avant de parler d'échec ou de réussite, c'est que le gvt tchadien l'a réaffirmé à plusieurs reprises, est pour la poiltique de la main tendue. Nous sommes pour une réconciliation tous azimuts avec tous les opposants, surtout pour les politco-nilitaires. Pour ce qui est de Syrte d'abord, le chef de l'Etat en partant pour la Libye c'est d'abord dans un cadre bilatéral de concertations permanentes que nous avons entre nous et nos amis libyens. C'est arrivés là-bas que sur proposition de la partie libyenne, nous avons dit que nous avons toujours été disponibles pour rencontrer tout opposant, y compris Goukouni, et particulièrement d'ailleurs. Pourquoi pas Goukouni qui était un ancien chef d'Etat du Tchad? C'est dans cet esprit et par cette médiation que le président de la Répubublique a rencontré l'ancien président Goukouni. Nous lui avons dit tout simplement que autant, quand il était venu à la conférence nationale, il n'y avait pas de texte sur le statut des anciens chefs d'Etat, il n'y avait pas de disposition pour régir sa vie en tant qu'ancien président du Tchad, pour le moment, il y a une loi en la matière. Lui, il est ancien chef d'Etat. Nous sommes en tout cas prêts à lui réserver tous les honneurs pour qu'il puisse rentrer au Tchad. D'ailleurs, ce sont les Libyens qui ont suggéré cela. En retour, le président Goukouni nous disait que non, lui il est désormais dans l'opposition et que s'il va rentrer c'est autour d'une table ronde qui va englober tout le monde. Nous lui avons dit non. La position du Tchad est toujours constante. Nous ne sommes pas pour cette réédition de ce que le Premier ministre par intérim a qualifié il y a deux jours de panier à crabes. On se réunit pour remettre les institutions républicaines en cause et reprendre la même chose, nous ne sommes plus pour cela.La rencontre s'est terminée comme ça. Donc, parler d'échec, imputer l'échec à qui? C'est à Goukounl de dire qu'est-ce qu'il attendait de la rencontre. Nous nous attendions seulement qu'un ancien chef d'Etal, nous l'avons contacté pour qu'il regagne son pays et qu'on lui réserverait tout les droits et tous les égards dûs à son rang. Donc, s'il y a échec, c'est Goukourli qui endosse la responsabililé. Ce n'est pas du tout la responsabilité du gouvernement tchadien.

Question: vous croyez toujours à une issue négociée du problème du Tibesti?
M.SA: Nous disons qu'il n'y a pas une solution militaire au problème tchadien. Il faut, qu'il soit du Tibesti ou qu'il soit d'ailleurs, le comprennent une fois pour toute. Il n'y a pas une issue militaire. Nous croyons à une solution négociée, que ce soit avec ceux du Tibesti, ou ceux d'ailleurs. Maintenant, c'est à eux de dire s'ils sont capables d'une solution militaire. Dans tous les cas, le gouvernement est serein là-dessus. Il a la situation militaire en main. Mais il est toujours ouvert pour une sotution négociée.
Question: si on se réfère aux propos de M. Youssouf Togoimi, on a l'impression d'assister à un durcissement de sa position. Que reflète ces propos et à quels développements devons-nous nous attendre?
M.S.A: Je dirais plutôt que je lis en Youssouf une personne en désarroi. Pour durcir sa position, il faut être en position de force.Moi je suis formel, malgré les gesticulations par ci, par-là, je ne pense pas que Youssout soit en position de force. Comme je l'ai dit tout à l'heure, l'armée tchadienne contrôle toutes les localités. Nous avons la force de notre côté. Nous avons la loi, la Constitution, les institutions républicaines de notre côté. Mais nous disons plutôt qu'il a perdu l'équilibre.

Question: Dans LE Temps de ce matin, il ne vous épargne pas. Quel commentaire faites vous?
M.S.A: C'est vraiment mesquin de la part d'un homme qui se dit magistrat, qui se dit homme de droit, d'affirmer de telles insanités, Je suis de ceux qui n'ont jamais trahi. Je suis de ceux qui n'ont jamais renié leurs engagements. Je sais que mes actions dérangent, mais c'est aussi cela l'engagement. J'assume mes responsabilités. Je constate malheureusement que Youssouf ne connaît pas du tout mon parcours politique. Ceux qui l'ont informé, l'ont désinformé. Je n'ai jamais été agent. Cela ne me ressemble pas. S'il y a un homme qui un jour peut être heureux de voir les complices et les coauteurs de Habré démasqués, c'est bien moi. S'il y a quelqu'un qui a combattu Habré, c'est moi, ce n'est pas Youssouf. Malheureusement, je ne suis pas du genre à personnifier les choses. Je n'ai pas cru que Youssouf descendrait aussi bas. Je dis plutôt qu'il faut élever le débat. Il faut le ramener à nos responsabilités mais malheureusement, on constate que beaucoup de Tchadiens persistent. Ce sont les problèmes personnels qui prennent le dessus sur l'enjeu principal, à savoir le Tchad, la République, son unité, son développement. Moi, c'est cela qui m'importe. Je me suis aperçu qu'il ne me connait pas. Je vous assure, quand il a insisté pour dire -j'insiste bien, il doit rougir, je crois qu'il parlait de mon teint. J'ai compris comme ça parce que je sens bien que son argument n'est pas consistant. Son argument est celui de quelqu'un qui est en désarroi et s'attaque à un individu, Moi, je n'aime pas en général les attaques personnelles. Je suis à l'aise et je vous le répète que s'il y a quelqu'un qui doit être heureux, le jour où on saura qui a été agent des renseignements, qui ne l'a pas été, je serai l'homme le plus heureux du monde. Mais je ne rougirai pas. Et je le mets au défi de prouver ce qu'il a affirmé.

Question: On a l'impression que le Tchad est pris dans un labyrinthe de violence. Il sort d'une guerre pour tomber dans une autre. La démocratie a-t-elle une chance dans ce pays?
M.S.A: En tout cas, nous nous sommes fixé comme objectif de faire aboutir la démocratie. Et nous y croyons. Nous appelons tous les démocrates à y croire, à appuyer les efforts que nous faisons. Nous sommes d'accord qu'ils les critiquent pour les perfeclionner. Nous sommes d'accord qu'ils apportent leur contribution. Le Tchad en a marre. Il est temps que le Tchad sorte de ce cycle infernal de guerre, pour ne pas employer une expression qui commence à prendre corps depuis un certain temps, Il est temps que le Tchad sorte de cette question de pouvoir héréditaire qui se transmet d'un parent à un autre. Cela, il faut que ce soit clair.
Propos recueillie par Ramadan Sidjim





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