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| Interview de Ahmat Yacoub Ex-Président de la Cmap, S.G du FNTR (17/2/01 Observateur/Alwihda)..Pourquoi la démission de la présidence de la Cmap? quel avenir pour l'initiative de paix.. |
**Alwihda 17/2:-Interview de A. Yacoub secrétaire général du FNTR et vice-président de la Cmap (Observateur/Alwihda)
-Question : Pourquoi avez-vous démissionné de la présidence de la CMAP ?
-Réponse : Ma démission ressort dune polémique au sein de certains membres de la CMAP qui ont un peu mal compris la stratégie politique quen train de mener la CMAP dune façon générale. Aussi pour éviter une confusion dans les esprits des uns et des autres qui voient quassurer deux postes de président et vice-président en même temps est cumul des postes alors quaprès la démission du président, le vice-président est appelé à assurer lintérim jusquà la tenu dune assemblée générale pour procéder à des nouvelles élections.
-Question : Peut être que vous avez attendu longtemps pour la tenue dune AG ?
-Réponse : Nous avons tenu deux AG après la démission de Bangui mais à chaque fois que je soulève les élections, les membres les repoussent. Cest normal quelque part si on voit la politique de paix actuelle que la CMAP a mise en place.
-Question : Est ce que votre démission na pas aussi de rapport avec le tract de Boulada ?
-Réponse : Certainement le tract ma offert loccasion de me débarrasser de cette charge. Si on mattaque cest parce que je ne mérite pas ce poste et je dois démissionner pour ouvrir la voie à quelquun dautre plus compétent que moi. Après la démission de Bangui, les deux postes exécutifs à savoir la présidence et le secrétariat exécutif se sont retrouvés entre les mains des nordistes selon les propres termes dun sudiste. Du coup, jai compris quil faut céder un des deux postes pour barrer la route à ceux qui veulent exploiter cette affaire de nord/sud pour exploser la Cmap. Jai bien dis dans ma lettre de démission que « ma démission est de nature à rassurer ».
-Question :: nous voulons bien croire cette version mais trois des quatre membres de la délégation qui sest rendue à Ndjamena étaient sudistes ?
-Réponse : Non seulement sudistes mais également de la même région et jétais le seul à demander au cours de lAG lors de la formation de la commission de ne pas en tenir compte.
-Question :: On accuse le FNTR dhégémonie, comment répondez-vous à cette accusation ?
-Réponse : Cest une accusation qui na aucun fondement. On doit remercier plutôt le FNTR pour son soutien à la Cmap et je ne rentrerai pas dans le détail.
-Question :: Est-ce que en ce moment vous nêtes pas en crise du moment où on voit que le chargé des relations extérieures de la CMAP a été giflé et renvoyé manu militari de la salle?
-Réponse : Ce sont de rumeurs. Depuis la dernière AG les gens racontaient des bizarreries dans le seul but de détruire la Cmap. Personne ne la renvoyé mais nous avons jugé nécessaire de le mettre dehors pour un peu avoir conscience et revenir à la raison parce que nous étions dans un hôtel, il hurlait et cest un comportement qui met en cause la bonne marche de lAG.
-Question :: En ce qui concerne les attaques de Dr. Ley et la lettre ouverte de Dr. Boulada que dites-vous ?
-Réponse : Je naccorde pas dimportance à ces genres des écrits. Sil faut revenir jusquà ce niveau notre lutte naura aucune importance. Le Dr Ley na pas compris ce quil est en train de faire cest pourquoi il a réagi de cette manière. Mais de toutes les façons pour diriger un groupe, il faut tenir compte de son hétérogénéité et répondre à chacun selon sa vision des choses.
-Question :: On dit que vous vous préparez à exclure Dr. Boulada et Dr. Ley pour leurs écrits ?
-Réponse : Je ne suis pas au courant. Ce qui est sûr, après lexclusion de Goukouni et de Koty, je me suis opposé fermement à cette hémorragie dexclusions qui ne fait que affaiblir notre lutte. Mais il faut tenir compte de lavis des uns et des autres. Au sein de notre rassemblement, tout se passe par des votes.
-Question : Dans sa lettre Dr. Ley vous accuse davoir voté pour lexclusion du président Goukouni. Que dites-vous ?
-Réponse : pourquoi dirai-je le contraire ? mon mouvement est parmi ceux qui ont voté pour cette exclusion et nous sommes responsables de ce que nous faisons. Mais on doit dire aussi que je me suis opposé à lexclusion de Younous Ibedou lorsquil sest entretenu en janvier de lannée dernière avec la délégation gouvernementale à Lomé et aussi à celle de Brahim Mala quant il a rencontré I. Déby à Abuja en avril dernier.
-Question :: Et pourquoi vous vous êtes opposés à lexclusion de Dr. Abdelaziz ?
-Réponse : pour exclure un membre il faut dabord le rappeler à lordre par un voire deux avertissements. Dr. Abdelaziz sest farouchement opposé à linitiative de paix puis il est revenu à la raison. Il na pas manqué dapporter son soutien à linitiative. Il a même dirigé la délégation qui a rencontré le régime le 10 janvier. Tous ceux qui ont été exclus ont reçu un avertissement et un délai quil nont pas respecté. Pour moi, la loi doit sappliquer à tous et cest ainsi quon peut donner une autre image de lopposition et aussi du Tchad de demain.
-Question :: Quelle est votre position par rapport à laffaire de Djasnabaille ?
-Réponse : Jignore le détail de cette affaire et si Djasnabaille sest permis darnaquer, il mérite un jugement équitable à condition que cela ne doit pas être exploité politiquement. Et si son implication est démontrée, à sa place je quitterai la scène politique.
-Question : Actuellement la Cmap est certainement en crise même si vous ne voulez pas le reconnaître. Pourquoi ne pas intervenir directement et en personne pour mettre fin à cette crise comme certains leaders vous le demandent ?
-Réponse : On ne peut pas assassiner le juge et lui demander justice ?
-Question : Mais quelle est la porte de sortie daprès-vous ?
-Réponse : La solution est entre les mains de ceux qui ont provoqué cette crise. A mon avis, le vrai homme politique est celui qui doit assumer publiquement ces erreurs et non pas continuer à fuir sa responsabilité. Je ne trouve pas honteux de reconnaître ses erreurs.
-Question : Est-il possible de coopérer après cette crise ?
-Réponse : sans aucun doute. Si on tente de nous réconcilier avec le régime de I. Déby accusé datrocités et de crimes je ne vois pas comment osons-nous rejeter la coopération avec nos frères avec lesquels nous sommes liés depuis deux ans par un protocole dAccord.
-Question : que reste t-il de la Cmap des 13 mouvements ?
-Réponse : La Cmap est avant tout un rassemblement de personnes. Après la création de la Cmap et lors de la première réunion, A. Bangui a exigé lexclusion des trois mouvements. Puis avec lexclusion de Goukouni et de Koty et la démission de Dr. Nahor et de A. Bangui, il ne restait que 6 mouvements. Mais deux autres ont rejoint le rassemblement, Dr. Abdelaziz et Bourkou Louise. Actuellement la Cmap se compose de 8 et dautres demandes dadhésion sont en cours dinstruction.
-Question :: Est-il vrai quil existe de mouvements fictifs au sein de la Cmap ?
-Réponse : fictif non. Je suis daccord quil y a des mouvements voyous qui nexistent que de noms et qui ont profité de la première vague de mouvements constituant la Cmap. Javoue que certains leaders nont jamais participé aux activités de la Cmap. Un leader dun mouvement membre de la Cmap et qui occupe un poste important ignorait jusquà la semaine dernière lexclusion de Koty ! Alors que lexclusion datait de six mois. Un autre chef de mouvement par un communiqué, condamne linitiative de paix alors que la Cmap na pris acte que la semaine dernière, cest à dire après trois mois. Un autre leader formait un gouvernement etc. Je vous jure que jai honte. Quelquefois il marrive de reconnaître dans mon for intérieur que nous sommes des irresponsables. Imaginez-vous combien ont versé leurs cotisations ? Seuls 4 des 15 mouvements ont réglé leurs cotisations annuelles. En ce moment la Cmap est en crise financière.
-Question : où en est linitiative de paix chère à la Cmap?
-Réponse : Linitiative de paix concerne toute lopposition donc vous pouvez analyser ce qui génère actuellement. La paix au Tchad nécessite un grand effort de tous les acteurs de la vie politique, et quand on voit que cet effort demeure toujours embryonnaire il faut avoir le courage et la patience pour le mettre en uvre. Cette paix nous concerne tous y compris lopposition de lintérieur. Cest pourquoi nous appelons le régime à être plus responsable.
-Question : croyez-vous que le régime est sincère dans ce processus ?
-Réponse : Il est sincère ou pas, les tchadiens sont obligés damorcer une réconciliation générale pour sattaquer au développement du pays. Ensemble nous allons convaincre le régime quil doit changer sa politique négative. Le régime de Déby a complètement anéanti le Tchad. Le moment est venu pour que le régime reconnaisse cette réalité. Quest ce que ce régime a fait en 12 années de pouvoir ? Il faut voir létat des routes dans ce pays. Au 21ème siècle le pays manque dun moyen de transport aérien, de télévision nationale, dinfrastructure routière, une capitale sans canalisation, une administration corrompue, une armée nationale inexistante, des villes sans eau et sans électricité, des milliers de jeunes qui fuient le pays, une insécurité généralisée et une justice taillée pour amuser la galerie.. Le régime de Déby a instauré au Tchad, le tribalisme, le régionalisme et surtout la haine et le désordre. Cest une réalité amère.
-Question : vous venez de rentrer dune mission en Afrique de LOuest quelle était le résultat de votre mission et aviez-vous rencontré la délégation de Ndjamena au Bénin ?
-Réponse : Je nai pas rencontré la délégation de Ndjamena par ce que la Cmap ne me la pas demandé mais jai eu à rencontrer les leaders de lopposition Brahim Mala, Hassan Fadoul, Colonel Garfa, Saleh Alim
nous avons eu des discussions sérieuses. Tous sont daccord pour la stratégie de paix et je préfère ne pas en dire plus. Ce qui est sûr, nous sommes en ce moment même en contact.
-Question : vous ne croyez pas que votre stratégie a subi une érosion ?
-Réponse : pas du tout. Sil y a une érosion cest du côté du régime qui na pas démontré sa volonté sincère de faire la paix.
-Question : Quest ce que vous attendez du régime ?
Réponse : un geste prouvant sa bonne volonté pour une paix globale .
-Question : comme quoi par exemple ?
Réponse : Si la Cmap est allée jusquà Abéché rencontrer I. Déby cétait pour contourner ou même briser le cordon anti-paix. Maintenant I. Déby doit comprendre quil est mal entouré et il doit procéder à mettre en place un gouvernement de paix.
-Question :Il y a le médiateur de la République qui assure cette fonction quand même?
Réponse : I. Déby doit comprendre pourquoi la Cmap a tenu à le rencontrer alors que son gouvernement et son médiateur sont là ?
-Question : vous l artisan de cette stratégie de paix pourquoi ne pas éclaircir ce que vous entendez par changement ?
Réponse : A titre dexemple pour démontrer quil opte pour la paix globale au Tchad, il est normal de procéder au changement de son premier ministre. Lopposition politico-militaire attend un changement clair, une nouvelle équipe de paix et non un déclaration verbale de Déby. Et pourquoi ne pas créer un ministère de réconciliation nationale et de reconstruction par exemple avec un budget et une autorité capable dintervenir dans le cadre de la paix. La paix doit avoir un sens réel. Il faut créer une base pour cette paix que nous envisageons.
-Question : la délégation qui sest rendue à Cotonou est revenue au Tchad avec un groupe dopposants ralliés ; comment réagissez-vous ?
Réponse : Je ne suis pas contre ceux qui préfèrent se rallier mais je suis contre lexploitation de linitiative de paix. Vous savez combien le ralliement des cinq personnes a coûté ?
-Question : Que pensez-vous de laccord du MDJT avec le gouvernement ?
Réponse : lessentiel cest la paix définitive. Si le régime réussit à signer même séparément avec tous les mouvements, la paix sera globale et définitive à condition quelle soit respectée.
-Question : Qu'est-ce que le FNTR attend de cette paix ?
Question : Quattend t-il le FNTR de cette paix ?
Réponse : le FNTR qui a proposé cette stratégie de paix globale à la Cmap étudie en ce moment même une stratégie ambitieuse pour le développement du pays. Nous navons dautre ambition en dehors de la paix et du développement.
**Interview avec Ahmat Yacoub Secrétaire général du FNTR, Commissaire à la Communication de la CMAP (13 Juin 00)
Alwihda: : Croyez-vous que le Tchad n'a pas profité de la bourrasque démocratique des années 90?
Ahmat Yacoub: En général, la bourrasque démocratique des années 90 qui a envahi l'Afrique, n'a pas servi grand chose au Tchad où les expériences étaient douleureuses.
A la place de l'ancien régime dictatorial de Habré, le pays s'est retrouvé dans une pseudo-démocratie, un adoucissement de la dictature alors qu'en même temps l'ensemble des structures dictatoriales et criminelle demeurent en vigueur mais appliqués avec finesse.
Alwihda: L'opposition politico-militaire parle souvent de démocratie sans donner des précisions. D'après vous, quelle est la vraie démocratie que vous cherchez à instaurer au Tchad?
A. Yacoub: Une vraie démocratie doit sécuriser la population et pour cela, il faut d'abord sécuriser les structures politiques. Or, nous sommes déjà convaincus que le Tchad ne jouit pas des structures adaptables à sa situation. Nous avons donc besoin, aujourd'hui, d'une stratégie moderne, de quelque chose que nos enfants pourront plus tard lire à travers l'histoire sur la base de notre comportement actuel. Dans ce cas, il est temps de penser un peu plus au fond des choses et il est dans l'intérêt national que la jeunesse réussisse bien dans un système stable. Je pense qu'il est opportun de se poser la question suivante: Sommes nous prêts à envisager une solution durable au Tchad? Si oui, je suppose que le Tchad a besoin actuellement d'un Etat constitutionnel moderne qui doit garantir une stabilité tolérante.
Alwihda: Dans toutes vos déclarations, il a été remarqué que vous insistez sur l'instauration d'un système semi-présidentiel, quel est la positivité de cela?
A. Yacoub: C'est apès une longue analyse bien réflèchie que je suis arrivé à cette conclusion. Plus de 90% de pays stables que ça soit en Europe, en Amérique ou ailleurs, ont adopté la semi-présidentialité: L'Italie, La Suisse, L'Angletterre, L'Espagne, L'Allemagne, L'Ethiopie etc... Un régime semi-présidentiel désenchevêtre progressivement les sphères politiques et économiques, en permettant une très lente séparation des différentes sphères d'autorité. C'est une manière sûre de décentraliser pour favoriser une meilleure articulation du pouvoir et de l'ensemble de l'économie nationale. C'est la solution la plus satisfaisante pour le Tchad. Un tel régime stabilise bien le pays en laissant émerger de nouveaux centres de décision, indépendants du centre du pouvoir; il encourage les cadres intellectuels ayant des visions stratégiques réfléchies de contribuer sans appartenance partisane aux créativités dans le domaine du développement politique, économique et social. C'est seulement dans un tel nouveau système de stabilité que tous les tchadiens soient disponibles à s'investir d'une façon honnêtement tolérante dans le progrès. Et c'est ainsi qu'on peut, enfin, échapper au tribalisme, au régionalisme; un mal qui nous ronge. Croyez-moi que c'est la seule solution pour sauver le Tchad sinon le pays va tourner en rond et pour longtemps.
Alwihda: Le régime de "Ni or, Ni argent" fait croire que la constitution actuelle est plus stabilisatrice pour le Tchad, qu'en dites vous?
A. Yacoub: Tout laisse à croire que la caste familiale au pouvoir est dépourvue de toute vision nationale. Elle achemine le pays vers l'inconnu. Elle oeuvre inconsciement à la préservation du pouvoir dans l'erreur, prête à avoir recours à toutes les extrémités pour empêcher tout changement meilleur et à cet effet, elle s'aggripe à des structures constitutionnelles dites stabilisatrices! taillées à la hache avec la bénediction d'une élite classique corrompue, habituée à s'accrocher loyalement à n'importe quel régime et à tourner le dos à l'avenir national.
Alwihda: Croyez-vous que l'opposition politico-militaire constitue un espoir pour le Tchad?
A. Yacoub: Je reconnais volontier non sans amertume bien sûr, et je l'ai souvent dis même à mes camarades, que les mouvements politico-militaires sont des réseaux fondés sur le tribalisme, le régionalisme et la sympathie. Malgré cela, l'opposition organisée demeure le seul espoir d'un meilleur avenir pour les générations futures et c'est pourquoi, la CMAP (Coordination des mouvements armés et politiques de l'opposition) est constituée.
Alwihda: La CMAP, est elle capable de réussir là où l'ANR (Alliance nationale de résistance) a échoué?
A. Yacoub: L'ANR est une expérience douloureuse. S'agissant de la CMAP, la question maintenant est de savoir si elle se contentera de demeurer dans la démagogie divisioniste à laquelle nous a habitué l'histoire de l'opposition ou si elle essaiera de devenir une opposition à la hauteur capable de rassembler et de poser le vrai problème pour sauver le Tchad? En retraçant ses nouveaux objectifs , la CMAP pour l'instant, parrait même installée dans l'ère de la modernisation notamment en proposant comme solution de sauvetage: un dispositif de solutions.
Alwihda: La CMAP était composée au départ de 13 mouvements, or, nous avons remarqué qu'il y a de mouvements non représentés dans le bureau? comment expliquez-vous cela?
A. Yacoub: La CMAP représente tous les mouvements signataires du protocole d'accords y compris ceux qui n'ont pas de représentants dans le bureau. De postes sont reservés pour les trois mouvements non représentés avec lesquels le président du Grand Conseil A. Bangui est en concertation. Tout sera arrangé d'ci peu.
****INTERVIEW DE AHMAT YACOUB SECRETAIRE GENERAL DU FNTR AU JOURNAL TCHADIEN L'OBSERVATEUR
REALISEE le 12/4/2000 PAR Pierre N'gobo-Tiba-Zokando Rédacteur en chef adjoint.
*L'OBSERVATEUR DU 12 AVRIL 2000
*AHMAT YACOUB: IDRISS DEBY DOIT DEMISSIONNER
C'est le 3 Avril 1996 que le Front National du Tchad (FNT) a été renové. Le mouvement prendra l'appelation de FNTR. 4 ans après, "L'Observateur" a demandé à son Secrétaire Général M. Ahmat Yacoub qui vit en France ce que devient le mouvement.
Ahmat Yacoub: Le FNTR est à son quatrième anniversaire depuis sa rénovation. Il faut noter qu'après les affrontements d'Abéché en Janvier 1994 et les massacres qui s'en sont suivis, j'ai rejoint le FNT qui souffrait déjà du tribalisme, du régionalisme et de la corruption... J'ai été nommé porte-parole du mouvement, et avec des amis nous avons le 3 Avril 1996, rénové, le FNT qui est devenu FNTR; un mouvement qui a opté pour une lutte moderne.
L'OBSERVATEUR: Qu'est ce que vous entendez par lutte moderne?
A.Y: Il faut reconnaître que les mouvements politico-militaires dans notre pays se sont construits le plus souvent, sur des bases claniques, régionalistes et tribalistes; ce qui ternit l'image de la |
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