About this Site
Create your own website today!
Update your website
Vote for this Site
Jukebox
Message Board
Classified Ads
Statistics
Refer This Site
To A Friend
Home
 
Confidentiel
=>nature du pouvoir du Président Idriss Déby
=>Pétrole
HABRE3
frolinat
HABRE2
CARREFOUR
=>Habré/Déby, la nature de leurs pouvoirs
=>25000 tués par le régime de Déby
=>La vieille dame explique comment elle a échappé aux massacres
=>Témoignages accablants de rescapés
Alwihda3
tourisme
=>Culture: Les Hambata
culture3
cmap2
cmap3
Alwihda4
carrefour2
Alwihda5
interview2
Alwihda6
=>Histoire du Tchad
culture2
interviews3
interview4
carrefour3
alwihda7
confidentiel2
carrefour6
alwihda8
Alwihda9
carrefour7
alwihda10
alwihda11
interview5
carrefour8
interview7
carrefour9
carrefour10
carrefour11
carrefour12
alwihda12
=> Liste et photos de la police politique de Hissène Habré -la DDS (1982-1999)
carrefour13
alwihda13
petrole1
alwihda14
Carrefour 14 libre expressions
carrefour15
interview8
cherche
carrefour16
carrefour17
petrole2
Carrefour 18
CARREFOUR 19
=>Cmap1
CARREFOUR 20
alwihda15
confidentiel3
alwihda16
alwihda17
alwihda18
alwihda19
alwihda20
alwihda21
alwihda23
alwihda24
alwihda25
1/L'Ouganda, un pays modèle 2/DEMOCRATIE : L’Occident a trompé l’Afrique 3/La négritude et la Francophonie
culture4
Technologie
khoulamallah
fudp
petrole3
c'est l'actualité contnue
Alwihda actualité
news
fntr2
interviews
interviews
INTERVIEWS
c'est la voix des sans voix
ALWIHDA22
idée sur le FNTR
Alwihda actualité
fntr




interview de Ahmat Yacoub Secrétaire aux relations extérieures du FUDP


  NEW! Poetry and Doll Maker with Galleries!     [Learn About Our Ecommerce]
Graphics Gallery!

29/09-4/10/03:-Interview de Ahmat Yacoub (par A. Bachar)
Question : Vous étiez Vice Président puis Président de la Cmap, Ex Secrétaire Général du FNTR. Actuellement, vous êtes Secrétaire aux Relations extérieures du Front Uni pour la démocratie et la Paix (Fudp), un nouveau Rassemblement que vous venez de créer. Pouvez-vous nous expliquer quelle différence y a t-il entre la Cmap qui s’est explosée et le Fudp qui vient de naître ?
-Réponse : La différence est claire pour plusieurs raisons. A commencer par la réaction du Président Idriss Déby qui a rompu ses relations commerciales avec le Bénin, l’arrestation à l’extérieur de plusieurs membres du Fudp. Le Fudp est composé de sept mouvements ayant minutieusement préparé et dans le plus grand secret le projet alors que la Cmap a été formée par une quinzaine de mouvements aux relations presque inexistantes et qui n’avaient pas le même objectif. Malgré cela, la Cmap a bien fonctionné pendant un an.
Question : Comment a t-il été minutieusement préparé alors qu’il n’a pas réussi à rassembler tous les mouvements ?
-Réponse : La formation en juin dernier du Fudp est le fruit des contacts entrepris depuis décembre 2002. Les expériences nous ont servi de leçon. En février 2003, une commission dénommée « Le Groupe Indépendant de Réflexion » a été mise en place. Dirigé par Ahmat Daoud, le GIR a travaillé intelligemment depuis sa mise sur pieds en février 2003.
Question : Vous n’expliquez pas pourquoi le Fudp s’est-il contenté de se constituer de sept mouvements et exclure les autres ?
-Réponse : Il n y a jamais eu d’exclusion. Mais j’avoue que la démarche était basée sur les expériences du passé. Nous préférons deux ou trois rassemblements ayant une très bonne coordination basée sur le respect et la compréhension au lieu de regrouper une vingtaine de mouvements dont les conséquences sont prévisibles. Je peux dire que cette observation émise par les uns et les autres n’a pas empêché la Commission préparatoire (GIR) de prendre contact avec tout le monde. Et pour des raisons encore inconnues, il y a eu de mouvements qui ont boycotté le projet sans apporter d’autre proposition.
Question : Croyez-vous que le boycott par certains mouvements ont arrangé les choses ?
-Réponse : Pour être sincère, oui. Certains mouvements sont ingérables dans un rassemblement. Prenez le cas de certains membres de la Cmap. Il y a eu de mouvements qui ont disparu sans laisser de trace dès la signature du Protocole d’Accord ; d’aucuns étaient incapables de suivre ne serait ce que les activités de la Cmap mais ils étaient les premiers à protester contre une décision prise dans les assemblées générales ! Seuls, quatre des quinze mouvements ont pu régler leur cotisation annuelle. A titre d’exemple, un leader à qui j’ai demandé, lors d’une réunion, d’affecter au moins un membre de son mouvement à la Cmap, m’a confié gentiment et en privée ceci : «Pour être franc, je n’ai pas quelqu’un à affecter à la Cmap..je suis seul dans mon mouvement et je ne veux pas que tu me reposes cette question en réunion».
Question : vous étiez membre fondateur de l’ANR, puis de la Cmap puis du FUDP. Il semble que vous faites preuve d’intransigeance au risque de mettre en péril le rassemblement ? que répondez-vous ?
-Réponse : Généralement, les hommes politiques tchadiens ne sont pas habitués au respect des engagements qu’ils ont eux-même signés. Quand on signe un document, on doit le respecter. Je ne comprends pas pourquoi les gens s’opposent à Déby alors qu’ils sont prêts à le rallier à la moindre occasion et surtout sans contre partie, à part des intérêts personnels insignifiants. Il faut au moins suivre ce qui se passe ailleurs : au Soudan, au Burundi, en Ouganda, en Côte d’Ivoire, en RDC..l’opposition discute sérieusement à la recherche d’une solution et d’une paix durable. Pourquoi sommes-nous incapables de discuter au Tchad,? On aboie pendant des années contre le régime en place le qualifiant de tous les mots et dès la première occasion, on le rallie moyennant un poste ou des sous. Voilà le mal de l’opposition tchadienne qu’elle soit militaire ou politique, de l’intérieur ou en exil. Imaginez-vous, si nos grands frères avaient pris le temps de discuter sérieusement depuis les années 80, j’en suis certain que la nouvelle génération aurait consacré son temps vers le développement du pays.
Question : croyez-vous que le Fudp est capable de respecter ses engagements ?
-Réponse : Tant qu'on se tiendra scrupuleusement à mettre en œuvre les idées défendues, je reste attaché à l’organisation mais si nos démarches s'en éloignent, alors là sans doute je rappelle à l’ordre ou je démissionnerai. Il est clair que ma démarche n'est guère d'être leader mais plutôt de faire partager mes idées au sein de mouvement ou d’un Rassemblement. Je n'accepterai jamais d'être le "pantin" que l'on place uniquement pour l’exploiter.
Question : Pourquoi le Général Adoum Togoï a t-il été choisi comme Président et vous même comme Secrétaire aux Relations extérieures ? Qu’est ce qui motive ces choix ? Sur quelle base la désignation des membres du Fudp a eu lieu?
-Réponse : Comme il s'agit d'une élection et pas d’un choix ou d’une désignation, l’élection de Adoum Togoi a eu lieu en fonction du programme qu’il a proposé par rapport au 2ème candidat. Pour ce qui me concerne, j'ai pu participer à l'élaboration d'une partie du projet ; n'étant pas en désaccord avec les idées qui y sont défendues, j'ai répondu favorablement à la demande de mon mouvement le FNTR en considérant que cela me permettrait d'apporter ma contribution.
Question : Dès sa constitution, le Fudp a provoqué la rupture des relations commerciales entre le Tchad et le Bénin, plusieurs membres du Fudp arrêtés à Cotonou (Hissène Koty le leader du CNR, Gaya membre d’ADR, Moussa Ndjol Secrétaire de Rafad et Ahmat Daoud membre du bureau du CNR. comment expliquez-vous cela?

-Réponse : Ce n’est pas le FUDP qui a provoqué la rupture des relations commerciales entre le Tchad et le Bénin c’est plutôt la politique irresponsable du régime tchadien. Il y a eu et il en existe encore plusieurs rassemblements en dehors du FUDP crées ici et là. Mais pourquoi la formation du FUDP a enragé le régime jusqu’à rompre ses relations avec le Bénin ? c’est la question que beaucoup se sont posés . Est ce que c’est la composition du FUDP qui fait peur au régime ?
Question : Vous avez passé deux semaines en détention au Burkina alors que vous avez échappé à une arrestation au Bénin. Pouvez-vous nous dire pourquoi cette arrestation ?
-Réponse : Pour aborder cette question ; il est nécessaire de rappeler son aspect contextuel. En réalité, pour échapper à la traque organisée au Bénin, j’ai quitté pour le Nigeria. Répondant à une invitation des autorités nigériennes, je dois passer par Ouaga pour rejoindre une délégation du Fudp. C’était le 1er Août 2003 que je suis arrivé pour la première fois à Ouaga. Le lendemain, j’arrive à Niamey. Le 4 août , je suis revenu à Ouaga pour prendre mon vol prévu le 10 août à destination d’un autre pays africain. Le 6 août, on me propose, des documents burkinabé pour échapper à la traque et faciliter mes déplacements. Le lendemain, on vient me chercher pour aller au Service compétent. On m’accueille très bien et on me demande de signer un dossier. Puis on m’arrête.
Question : ça vous arrive de circuler avec des documents étrangers?
Réponse : ça fait plus de dix ans que je n’utilise pas des documents tchadiens ? Le régime refuse de délivrer des documents de voyage même à nos enfants. Imaginez-vous dans quelles conditions on se déplace? Le Burkina est un des pays qui offraient une couverture sécuritaire aux responsables de l’opposition étrangère et la Cen-Sad a renforcé ce dispositif.
Question : On dit que vous avez la nationalité française ?
-Réponse : Pas du tout (…) Même pas mes enfants. J’ai tout simplement un statut de réfugié me permettant d’obtenir un titre de voyage qui n’est même pas valable dans certains pays. Avec le titre de voyage, tous nos déplacements sont suivis à la loupe, d’abord par les services secrets français au sein desquels certains sont des collaborateurs de l’ANS.

----2ème partie
Question : C’est pour éviter les pièges et la traque que vous utilisez plusieurs documents ?
Réponse : je n’ai jamais dit que j’utilise plusieurs documents.

Question : de quoi on vous reproche ?
Réponse : Au départ, j’étais accusé d’être un responsable d’Alquaida venu à la tête d’un groupe pour superviser une mission puis quitter le pays sous une fausse identité. (rire) Puis, quand ça n’a pas marché, ils ont demandé à une personne arrêtée en possession de la drogue de reconnaître que la drogue est à moi. La personne a formellement refusé. Quand toute cette combinaison n’a pas marché, on s’est contenté de dire que je suis membre d’un réseau responsable d’un usage de faux puisque le vrai faux agent de sécurité a raconté qu’il me connaissait depuis des années à Ouaga .
Question : Et vous ne connaissez pas cette personne ?
Réponse : Bien sûr que non. Comment puis-je la connaître alors que c’est pour la première fois que je visite Ouaga ?
Question : On dit que le général Adoum Togoï était derrière ce coup?
Réponse : Non ! pas du tout. Le Général Togoï m’a beaucoup soutenu.
Question : Quelle était son rôle ? a t-il tenté de vous aider
Réponse : bien sûr que oui. Il a rencontré le Président Burkinabé. Pourtant, je lui ai demandé dès le premier jour de mon arrestation de se tenir à l’écart puisque j’avais eu le sentiment qu’on cherchait à atteindre un plus grand nombre d’opposants.

Question : Et le Président Compaoré n’a t-il pas essayé de vous libérer?
Réponse : Le Burkina n’est pas le Tchad. Au Burkina, le Chef d’Etat ne peut en aucun moment intervenir pour libérer quelqu’un. J’ai vu son garde corps personnel en prison, condamné à vingt ans pour l’affaire du journaliste. Il y a aussi le chef de sa garde présidentielle incarcéré, Il y avait également un maire de sa mouvance etc. La justice burkinabé est la plus indépendante de l’Afrique et c’est grâce à cette indépendance que j’ai échappé à ce coup.

Question : Votre libération ? comment ça s’est passée ? on dit que vous avez engagé trois avocats en plus de plusieurs interventions y compris celle de l’Ambassade d’Amérique ?
Réponse : D’abord, il faut comprendre qu’il y a eu un black out total, délibéré, au niveau des juges par rapport au motif exact de mon arrestation. Le responsable sécuritaire qui a dirigé mon arrestation a médiatisé cela pour donner l’impression qu’il a mis la main sur un gros poisson après plusieurs mois d’enquête et de traque. Les interventions, il y en a eu beaucoup à commencer par le FNTR qui s’est mobilisé, le Fudp, les parents etc non pour me libérer mais pour que les juges m’entendent et préparer une confrontation avec le vrai faux agent de sécurité responsable de ce coup. Le 27 matin, une confrontation a eu lieu en présence de mon avocat et mon « ravisseur » a craqué. « Mr. Ahmat n’a rien à voir...il est innocent...je suis désolé pour lui et je demande des excuses ». C’est en ces termes qu’il a entamé ses aveux. Le juge était étonné. Quant à l’avocat, il était vachement surpris puisqu’il s’attendait à une résistance de la part de mon « ravisseur ».

Question : que retenez-vous de cette affaire ?
Réponse : Dans l’opposition active, Personne n’est à l’abri d’une arrestation dans tel ou tel coin d’Afrique ou même ailleurs. Les complots se multiplient et les opposants doivent être très vigilants. Ma détention est due à une certaine imprudence voire même une naïveté. Et c’est pourquoi j’estime que je suis en partie responsable de cela. J’invite donc les opposants à être très vigilants et éviter de tomber dans des pièges.

Question : la prison c’est aussi une école?
Réponse : Peut être. j’ai appris à écrire Burkina au lieu de Bourkina (rire).
Franchement, j’ai été ému par le soutien du FNTR et des organisations des défenses des droits de l’Homme. Ce qui m’a beaucoup surpris c’est le soutien d’autres mouvements. Quand j’ai dit au juge en sortant : vive la justice. Il m’a répondu : « Ce sont vos frères qu’il faut remercier. Ce sont eux qui nous ont alerté. Nous ne savons pas qu’une telle personnalité se trouve en prison alors que les gens se préparent à manifester contre notre ambassade à Paris ».

Question : est-ce la première fois que vous rencontrez un tel problème?
Réponse : La prison ? oui, c’est la première fois mais des pièges, j’en ai vu beaucoup. Par exemple, en Septembre 1995, j’ai répondu à une invitation d’un pays voisin du Tchad. Or, l’objectif était de m’extrader au Tchad. Tout était préparé pour l’extradition. Le Directeur de la police politique tchadienne était sur place. Heureusement, j’en ai échappé grâce à l’intervention d’une ambassade occidentale. C’est pour dire que notre lutte est pleine d’embûches mais notre résistance contre le sanguinaire ne s’affaiblit pas.

Question : Revenons à l’intérieur de la prison. Avez-vous été maltraité ?
-Réponse : Pas du tout. J’ai été très bien traité à tel point que j’ai pris du poids soit 5Kg de plus. J’étais au 4ème étage « locataire » d’une chambre grande et propre. Je passais mon temps entre la mosquée, la lecture des journaux, la bibliothèque, la radio, les jeux de carte et les visites. Durant mon séjour, je suis allé trois fois au centre ville pour faire des courses et des visites. Chaque matin, mes chaussures sont cirées malgré que je m’opposais à cela (rire). J’avais un cuisinier à ma disposition bien que le manger m’arrive de l’extérieur. J’avoue que j’ai été très bien traité.
Question : Vous parlez d’une bibliothèque en prison? N’est ce pas étonnant dans un pays africain ?
Réponse : Bien sûr. Une bibliothèque, un terrain de sport avec une équipe de foot, une salle de vidéo, une mosquée, une chapelle, deux magasins dirigés par des prisonniers et une sorte d’école.

Question : Quels sont les faits qui vous ont marqué en prison?
Réponse : Je suis surpris de voir des prisonniers avec des gardes corps et l’accès de leurs chambres est interdit sans rendez-vous ! grâce à eux l’ordre règne à l’intérieur. Ce qui m’a marqué c’est aussi le fait que je n’ai pas pu apporter une aide à 2 tchadiens (Abdelkader et Oumar) que j’ai rencontrés en prison. Je saisis donc cette opportunité pour lancer un appel aux frères tchadiens résident à l’étranger pour venir en aide à ces tchadiens.

Question : Un agent du régime a inondé le monde par des courriers électroniques diffamatoires contre votre personne, le FNTR et Alwihda. Même si ces courriers n’étaient pas pris au sérieux à cause de leurs contradictions, il est certain que cela vous a choqué. Quelles réactions faites-vous surtout que le service compétent du FNTR a déjà identifié le responsable de cette diffamation?
Réponse : Je ne me soucis pas de la haine des agents du régime et je regrette que mon niveau ne me permette plus de répondre à des poltrons incapables de signer leurs articles. La première réaction que j'ai eu est le sourire. Mais je retiens la réaction d’un leader d’un parti politique qui m’a écrit en disant : « la haine est l'exemple même de la bassesse d'esprit des collaborateurs du régime ». Toutefois, le constat a été déjà fait.

Question : D’abord, est ce que vous avez lu les articles ?
-Réponse : Je suis dans la communication. Même étant en détention, je reçois deux fois par jour un dossier comportant les informations surtout les imprimés des sites maxpages, alwihdainfo, tchadien, ialtchad, Africatime, Afp etc.

Question : Le Tchad pétrolier vient d’avoir le soutien de la France. En visite en France du 17 au 20 septembre, le Président Déby a eu le soutien du Président français Chirac. N’est ce pas un coup dur pour l’opposition qui cherchait en vain à isoler I. Déby ?
-Réponse : Le Tchad constitue une sorte de plaque tournante de l’Afrique et les intérêts de la France commandent qu’elle suive avec attention toute particulière les événements qui s’y déroulent. C’était la déclaration d’un ambassadeur français au Tchad en janvier 1968. Actuellement le pétrole est un événement très important pour la France. Il est clair que l’avènement du pétrole va constituer un vrai problème. « avec le pétrole, c’est maintenant que vous allez avoir de problème », m’a dit un chef d’Etat africain.
A mon avis, il y a une question d’intérêt et non de personnes. Mais à travers un régime corrompu, il est plus facile pour la France de défendre ses intérêts. A votre place, j’aurais peut être posé la question suivante : Quel intérêt le Tchad a t-il dans ses relations avec la France? La France a t-elle réellement contribué au développement du Tchad ? Personnellement, j’appelle la jeunesse tchadienne à faire le constat d’un siècle de présence française. Il est temps de le faire puisque cela nous donnera une idée de ce que la France a apporté ou peut encore apporter comme aide au développement du Tchad. La coopération française est une autre forme de Recolonisation. C’est une coopération infructueuse du moins pour le Tchad. Désormais, nous voulons être un pays libre et véritablement indépendant sur le plan économique, politique et militaire. Le Tchad est devenu un territoire d’essai des armes non conventionnelle et c’est pourquoi le FNTR est toujours contre la présence militaire française injustifiée.
Le soutien au Président Idriss Déby constitue une insulte aux victimes de la répression, c’est un soutien aux violations des droits de l’homme, un appui aux ingérences de Déby dans les affaires internes des pays voisins du Tchad. Bref, cela veut dire que Chirac encourage la corruption, la falsification des faux billets, le trafic de drogue, dont le Président Idriss Déby est responsable. Je ne sais pas qu’est ce que la France peut gagner d’un Président aux affres de la mort ?

Question : Avec le Président Idriss Déby, le Tchad est devenu une puissance sous-régionale incontournable. Il a changé le pouvoir en Rca, il a contribué à la création de la rébellion de Darfour au Soudan (voir Libération) et il s’est attaqué à la Libye et au Bénin dans son interview à jeune Afrique. N’est ce pas une fierté pour le Tchad d’être une puissance en Afrique ?
-Réponse : Comment peut on être fier alors que la capitale manque d’eau et d’électricité? alors que l’insécurité est devenue générale au Tchad ? La fierté des tchadiens c’est d’être en paix entre eux et avec tous les pays voisins.

Question : Par rapport à la rébellion de Darfour, le Soudan a par le passé accusé l’opposition politico-militaire tchadienne de soutenir la rébellion. Aujourd’hui, vous condamnez donc l’ingérence de Déby au Soudan ?
Réponse : Oui. Tout en sachant que le Soudan a soutenu aveuglement le président Déby. Plusieurs opposants tchadiens ont été tués par le régime de Déby après leur extradition du Soudan. Il faut comprendre que Déby est le produit soudanais et c’est grâce à ce pays qu’il s’est maintenu au pouvoir, mais fidèle à ses habitudes il s’est retourné contre eux. Malheureusement, il est aujourd’hui trop tard pour le Soudan de contrer ses agissements. Nous l’avons dit et redit depuis 1996 qu’il est dans l’intérêt des tchadiens et surtout des pays voisins que Déby soit écarté du pouvoir.

Question : En août dernier, une délégation du FUDP a effectué une tournée dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et au Proche Orient. Au Niger, elle a été reçu par le Président Mamadou Tandja. Pouvez-vous nous expliquer quel est l’objectif de la tournée du FUDP ?
-Réponse : L’objectif est d’expliquer la vision du Fudp par rapport à la situation au Tchad. Nous voulons également briser l'idée que l’opposition politico-militaire tchadienne est incapable d’apporter une vision c’est pour dire que nous ne voulons pas que le passé regrettable de l’opposition porte préjudice à toutes nos initiatives. Nous restons cependant très satisfaits du résultat qu'a suscité cette tournée. Effectivement, beaucoup de questions se sont posées. S’agissant du Niger, nous avons eu deux rencontres avec une délégation tchadienne. Nous avons été reçu par le Président de la République, celui de l’Assemblée nationale, le Ministre de l’intérieur. Nous avons bien expliqué que nous ne sommes pas des gens qui rallient mais disponibles à négocier autour d’une table regroupant toute l’opposition de l’intérieur comme de l’extérieur, la société civile et le gouvernement afin de trouver une solution globale et définitive au Tchad.
Question : Quelle était la positon du Président Mamadou Tandja ?
-Réponse : Le Président Tandja en sa qualité du Président de la Cen-Sad était très ouvert, attentif et disponible à apporter sa contribution pour que la paix soit effective au Tchad. Il a même promis d’aller rencontrer le Président Idriss Déby.

Question : des informations émanant de l’Est du Tchad indiquent que des accrochages ont bien eu lieu entre les forces du Fudp et des soldats gouvernementaux. Or, le FNTR, un des membres du Fudp avait abolit la lutte armée en juin 2002. N’est ce pas une contradiction ?
-Réponse : Cette question mérite une réponse de la part des chefs de mouvements et surtout du nouveau Secrétaire général du FNTR le camarade Salahadine Mahadi. Moi, je suis mal placé d’y répondre. Mais je peux vous dire que la lutte armée est un moyen, pas une fin en soi. C'est la seule possibilité quand tous les autres moyens ont été épuisés.

Question : Pourquoi le FUDP a mis en place un bureau de six personnes alors que le texte prévoyait une vingtaine? quelle est la stratégie actuelle du FUDP ?
-Réponse : En effet, le rassemblement a eu des problèmes d’ordre sécuritaire dès son lancement surtout que plusieurs membres ont été arrêtés, d’autres pourchassés par le régime en place. C’était pour répondre à une urgence que le FUDP a jugé utile la mise en place d’un bureau de cette taille. Le FUDP prépare une réunion dans les prochaines semaines quelque part en Europe où une stratégie sera mise au point. Une de nos priorités aujourd’hui est de libérer les camardes Hissène Koty et Moussa Ndjol.
Question : Vous avez suivi sans doute la publication du livre de Yorongar ? quel commentaire faites-vous ?
Réponse : J’avoue que j’ai passé une bonne nuit le 19 Septembre, le jour où j’ai feuilleté ce livre qui évoque les atrocités de Déby. Le 25 Septembre, lors de mon entretien avec Yorongar à Paris, j’ai tenue à le remercier. Pour la première fois, le Monde détient un ouvrage officiel, une sorte des preuves sur les atrocités de Déby.
Question : votre dernier mot?
Réponse : Que la paix s’instaure au Tchad.

alwihda@aol.com
33 rue de l'Abbé Fremond D14 Angers 49100 France
France
Directeur 0033+670434206..Coordinateur:0033+685952965..Porte-parole:0033+621344692
Fax 0033+241731278
alwihda@aol.com

Domain Lookup
         www..
Get www.yourdomainofchoice.com for your site with services!




.

 
Any WordAll WordsExact Phrase
This SiteAll Sites
Visitors: 01250
Page Updated Wed Aug 31, 2005 6:52am EDT