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TCHAD/ CULTURE
LE HAMBATA (VOL DE CHAMEAU) ENTRE LE TCHAD ET LE SOUDAN


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PRESENTATION EN ARABE: DR. ABDEL-AZIZ REPRESENTANT DU CNR EN EUROPE
TRADUCTION EN FRANCAIS: AHMAT YACOUB SECRETAIRE GENERAL DU FNTR
CHAPITRE 8

********HAMBATA CHEZ LES ZAGHAWA (SOUDAN/TCHAD)*******

Hambata: la profession de vol des chameaux par la violence, une sorte de piraterie et de racket mais qui ne concerne que les chameaux. Nous avons choisi tout simplement le mot: vol des chameaux
Hambaati: (au singulier) voleur des chameaux
Hambaata: (au pluriel) voleurs des chameaux
Hambata: le vol de chameau (la profession)

Introduction:
Malgré nos recherches dans les encyclopédies arabes, nous ne sommes pas arrivés à trouver le mot "Hambata" ou même son synonyme afin de vérifier son origine et sa signification. Cependant, cette terminologie est attribuée à une profession qu'exercent quelques individus de la société. Ces individus sont appelés "Hambaata" (voleurs des chameaux). Ils se soulèvent contre l'accoutumée et se professionnalisent dans un métier à haut risque dans le but d'extorquer le bien d'autrui. L'objectif étant de mouler un concept social unique comportant plusieurs significations et interprétations parmi lesquelles le refus, la révolte, la vengeance, le courage ou encore la rébellion contre l'injustice et la privation.
* Le "Hambata" (le vol des chameaux) est en phase d'être une entreprise sociale dotée des concepts, des moeurs et des coutumes. Cette profession a aussi sa culture littéraire et sa ligne de conduite caractéristique. Pourtant, elle ne date pas d'aujourd'hui et elle n'est pas le monopole de la tribu de Zaghawa. Par contre, elle existait depuis la nuit de temps chez les tribus nomades surtout celles concernées par l'élevage de chameaux. Dans l'histoire préislamique, on en trouve des témoignages dans le document de poètes: "Sa-alik al arab" comme ourwa ibn alward, Alchanfari, Taabout chara, amrou ben baragh, Sileck ibn alsalaka et d'autres qui appartiennent aux différentes tribus. Ils sont tous unis par un système de vie et un concept social connus par la révolte et le refus. Ce courant inquiète les couches riches et les patrons. Leur poésie est dominée par la nature de leur combat à travers lequel il reaffirme la nécessité de la guerre pour une vie digne de soi sans avilissement ni bassesse.
Cette profession est répandue au Soudan chez les tribus de Jaloul, Maahrya, itefâte, Kabâbîche, Kawâhila, Rafâ-a, Batâhîne, Zaghawa, Maydoub, Zyadya et la tribu de Taboussa dans la région équatoriale de Kabwita en plus d'autres tribus à l'Est du Soudan connues par "alchafta".
* Le "Hambaati" (le voleur des chameaux) mène une vie très dure et à haut risque qui ressemble à l'image dramatique qu'on voit dans le film de Cow-boy (western). Mais l'appartenance familiale des voleurs des chameaux diffère d'un voleur à un autre. Nombreux sont issus de familles aisées selon les critères de leurs environnements et sociétés. Une minorité est de familles pauvres et démunies. Habituellement, la famille à laquelle appartient le voleur des chameaux ne voit aucune honte en cette profession. Par contre, elle est acceptable et il y a même un sentiment de sympathie et de pitié qu'inspire la famille à l'égard des souffrances qu'endure leur proche, les conséquences et les risques qu'il encourt ou sa poursuite par les autorités. Enfin, cette profession est une des sécrétions de la société.


* LE VOL DES CHAMEAUX "HAMBATA" : CULLTURE ET CONDUITES

Parmi les conduites les plus importantes de la profession, il y a les moeurs qu'ils s'engagent à respecter presque comme une loi. Les moeurs concernent la discrétion c'est à dire ne pas divulguer le secret même si cela entraîne à la mort. Toute personne ayant violé cette clause principale subira toutes les humiliations possibles; elle est stigmatisée et excommuniée de la société. Elle s'exposera aussi à des sanctions graves allant jusqu'à la liquidation physique et exposera en même temps ses proches à une vengeance atroce. Selon leur conduite, les voleurs des chameaux "Hambaata" (au pluriel)sont tous associés à parts égales sur le butin. Ils ont en quelque sorte une caisse d'assurance sociale qui protège la famille contre tout accident survenu à un membre (handicapé, prisonnier ou mort).
Selon leur culture, ils ne doivent pas s'en prendre aux biens de tribus avoisinantes sauf si un membre leur aurait causé des dommages en les dénonçant par exemple. Dans ce cas, il y a lieu de vengeance. Ils ne volent que des chameaux et pas d'autre bétail. Ils évitent de voler de l'argent, des habits ou de cambrioler les logements. Ils soutiennent le faible et le lésé et portent secours à toute personne en danger. Ils jugent légal le vol de toute arme à feu appartenant au gouvernement et les chameaux de méharistes (soldats). Selon leur moralité, ils demeurent toujours fidèles pour leurs collègues même ceux appartenant à d'autres tribus au niveau du Soudan. Dans leur communication interne ou externe c'est à dire en voulant laisser un message pour un de leurs collègues, ils utilisent un mot de passe (un code secret). Aussi selon leur conduite, ils sont d'une hospitalité excessive et d'une combativité remarquable. Tout nouveau voleur "hambaati" ne doit pas être intégré au groupe qu'après avoir réussi aux épreuves de résistance, de courage, de patience, de sincérité et de tir au moyen de toute arme à feu, de fusils classiques aux fusils automatiques modernes comme le GM3, la kalachnikov en plus de grenades et de canons modernes!

*LES VOLEURS DES CHAMEAUX "HAMBAATA" LES PLUS CELEBRES:

Force est de souligner que le Hambata chez les Zaghawa est vraiment limité à une minorité de personnes contrairement à ce que beaucoup de gens tentent de faire croire, à tel enseigne que le vol des chameaux est devenu injustement un synonyme collé aux Zaghawa. Cette situation a eu de répercussions graves sur des innocents quant ils sont accusés de vol des chameaux. Ils ont subi de dommages rien que pour leur appartenance à la tribu de Zaghawa. Cette confusion affectait également le cours de la justice surtout quand les pouvoirs judiciaires sont incapables d'apporter de preuves suffisantes impliquant clairement les prévenus.

**Par ailleurs, il y a quelque personnalités de la tribu zaghawa qui ont acquis une célébrité dans la profession. Leurs biographies sont devenues une légende qui se transmet de génération à génération. Parmi les célèbres figurent: Abdelkerim Kardayo appartenant aux Zaghawa Bideyat. On dit qu'il était brave et d'une grande générosité. A la fin des années trente (vingtième siècle), il s'était révolté contre le pouvoir en place lors de la colonisation du Soudan par les anglais qui exerçaient la politique du bâton en appliquant sur le sultanat de Zaghawa la loi de régions isolées (clauses). La priorité de cette loi était de désarmer les habitants de toute arme à feu. Toute personne supposée détenir une arme à feu est poursuivie, interpellée, humiliée et torturée. Après avoir lui extorqué un aveu, il est obligé quelques soient les conditions de rendre l'arme dans un bref délai. Alors, apparaît Abdelkerim à cette période comme un des opposants farouches à cette politique coloniale répressive. Il s'est engagé avec ses frères et ses collègues à combattre le pouvoir en place d'où la naissance de la violence et la célébrité de Abdelkerim Kardayo qui avait dirigé et gagné victorieusement plusieurs combats meurtriers. Les autorités avaient concocté plusieurs tentatives pour l'arrêter mais il en est sorti grâce à son habileté. La guerre a continué longtemps jusqu'à un combat décisif où Abdelkerim fut pris. Transmis à Alfachir, il fut condamné à mort et pendu dans la prison de Kher au début des années quarante .

* L'apparition de Abdelkerim a coïncidé avec celle de Abdelaziz alzaghawi à Cherif Kabachi dans l'Est de la région de Darfour. La révolte de Abdelaziz était orientée contre le colonialisme. Ses opérations militaires étaient centralisées sur l'axe d'Alfachir-Oumkadade-Al-oubeïd. Dans ce maquis, il interceptait les voitures transportant les policiers et les affaires de l'Etat sans s'en prendre aux biens et aux voitures des citoyens. A Alfachir, son mouvement a inquiété les anglais qui ont décidé d'envoyer une force armée de police pour ratisser la région. Après un violent combat, Abdelaziz est sorti victorieux et le reste de rescapés des forces de police ont pris la poudre d'escampette pour arriver à Alfachir. Les anglais ont envoyé plusieurs expéditions militaires jusqu'à la mort de Abdelaziz dans un des combats. Avec sa mort, la page de l'histoire de ce type de "Hambata" caractéristique fut tournée.

* Après l'indépendance, le "Hambata" traditionnelle refait surface avec des personnalités comme Hari Idriss de Zaghawa Anka qui côtoyait Khoweidjîl Aljalouli (de la tribu jaloul). Il a fait l'écho d'une célébrité et les nouvelles de ses accrochages avec la police du nord de Darfour ont fait la une jusqu'au jour où la police avait attaqué son village. Après un combat acharné, il a été abattu. On dit que son épouse avait combattu à son côté.

*Bobo Hassan est Zaghawa Bideyat. Il a enregistré sa vie et sa mort dans des chansons qui se sont distinguées par l'originalité et une analogie frappante. Il a envisagé sa mort prochaine. Il a supposé que son destin est lié au Hambata à cause des chamelles alors que son ami Iré périra dans un combat méprisable à cause de son amour pour les chèvres qu'il vole. Le vol de chèvres est honteux dans la profession de "Hambata". Ironie du destin, Bobo Hassan mourra chez lui, dans son lit. C'est une mort naturelle survenue dans son village Halalya au Sud-Ouest de Karnawi.
(..)
Il y a aussi ceux qui se sont repentis et ont intégré la société après un parcours d'errance et d'affrontements. Parmi ces personnes figurent Adam Hafiz de Zaghawa Khala. Il a renoncé à la profession alors qu'il est réfugié à Gadarif après sa désertion de la prison du sultan Daoussa à Tiné. Il est mort en 1960 à Gadarif.

* On dit que le "colonel" Ibrahim appartenant aux Zaghawa Bideyat était pendant la colonisation française la cause directe de la migration de l'Est du Tchad de la tribu arabe Jaloul vers le Soudan. On dit que Ibrahim était membre du mouvement national contre la colonisation et ses relations étaient étroites avec le sultanat du Ouaddaï qui l'a nommé colonel chargé des arabes nomades. Harcelé par les français, il a été contraint de quitter le Tchad pour le Soudan, en compagnie des tribus nomades dont celle des arabes Jaloul avec laquelle ses relations se sont renforcées après son mariage à une fille appartenant à cette tribu. Il a choisi son siège au Nord de Darfour et a implanté son village à Goz non loin de Sarif. Ainsi, le colonel Ibrahim fut un intermédiaire appréciable entre sa tribu Zaghawa et celle de Jaloul. Par conséquent, il a contribué à désamorcer des crises tribales qui se produisaient de temps à autre à cause de pâturages, d'abreuvoirs ou autre..


LA CHANSON ET LE VOL DES CHAMEAUX "HAMBATA"
La profession de "Hambata" a contribué par son grand apport pour l'enrichissement des chansons d'exaltation. Ces chansons qui se nourrissent les unes des autres, ont résulté à la naissance d'une forme de littérature populaire caractéristique qu'on pourrait appeler au sens figuré la littérature du vol des chameaux "Hambata". Ces chansons constituent le principal instigateur de groupuscules de jeunes et leurs groupes révoltés. Elles les poussent à rejoindre les voleurs des chameaux "Hambaata" ou "khalbaata"* (En arabe local, fauteurs de troubles) un mot qu'utilise une partie de zaghawa pour désigner les voleurs des chameaux "Hambaata".

* Dans la région de Zaghawa, les chansons de "Hambata" abordent différents sujets parmi lesquels la fierté, le courage, la noblesse, la générosité, l'hospitalité, venir au secours du plus démuni et le franc parler en face du pouvoir. Leurs chansons les incitent à être au dessus de toute action pouvant entacher leur "bonne réputation" ou leurs principes. Dans leurs chansons, ils font également allusion aux pays et marchés célèbres qui représentent leurs centres d'intérêts vitaux où ils se regroupent et où ils vendent les chameaux qu'ils ont volés. Parmi les centres cités Tamboul (rafa-a) albatana, Aldamazine, Ambadr au nord de Kourdoufan, Milit, Almaliha, Eljenena, Mazbad, Forawya, Anka, Bahay à Darfour et Bardaba au Tchad.

* Une fois arrivés en ville, les Hambata prennent un cure de repos, se détendent en se rafraîchissant dans les ventes à domicile (bars) communément appelées "Indaya"* répandues dans certains quartiers où les femmes servent de l'alcool "Marissa"* et de la viande grillée. Dans ces bars, ils jouissent en chantant et dansant. Ils passent ainsi la soirée en entrant en compétition dans la déclamation (récitation) de poésies populaires connues sous le nom de "Doubet". La soirée de "Doubet" se passe selon des normes fixes et des moeurs précises où la patronne du bar est chargée d'assurer les nécessités de la soirée. Dans ce climat romantique, les "hambaata" pleins de verve et de talent, chantent leurs oeuvres poétiques à gorge déployée. L'un commence par citer sa noble origine et ses prouesses, ses courages et ses collègues. Il décrit sa traversée du désert, les difficultés et sa fierté quand il est au dos de sa chamelle ou son chameau "bichari"*- référence aux chameaux de la race pure chez la tribu de Bacharine à l'Est du Soudan - puis la tasse* est remise au suivant qui chante à son tour le "doubet" en décrivant sa bien aimée à cause de laquelle il prend le risque; et il chante les louanges des patronnes des bars partout où elles se trouvent en citant leur beauté. Ainsi la nuit passe, les verres continuent à tourner et les veilleurs continuent à boire sans se soûler en offrant des cadeaux et de l'argent aux femmes du bar. Puis, ils se préparent à quitter le lieu pour poursuivre leur chemin en pleine nuit après avoir vider les poches se basant ainsi sur le proverbe qui dit: vivre au jour le jour.


EXEMPLES DE "DOBET" DES HAMBAATA ZAGHAWA
Il est clair que nous avons suffisamment évoqué "Dobet" dans ce chapitre qui concerne la danse, la chanson chez les zaghawa et c'est pourquoi nous nous contentons de quelques exemples de "Dobet" chez les zaghawa "hambaata":

1- "Dobet" chez les zaghawa Bideyat
(..)
Le voleur des chameaux "Hambaati" décrit son chameau de race pure "bichari" en évoquant son obéissance pendant les opérations et leurs liens d'amour:
-Il va lentement quand il le désire à tel point qu'on n'entend pas ses pas qui frôlent à peine la terre. Il a pitié de son chameau quand il le fouette quelques fois. Ce qui inquiète le chameau. D'autre part, il lui fait transporter toute sa provision et ses armes nécessaires au vol des chameaux. Il a pitié de son chameau qu'il aime et qui, faute de temps, ne mange que sa bride! Il dit que l'errance est sa domiciliation d'ailleurs comme le cas de tous ses collègues "hambaata". Il refuse de manger ou de boire chez une femme "khamba" qui ne sait pas cuisiner! mais pour lui c'est un honneur de se loger chez la femme "Fanjaria" qui sait préparer à manger. Et il sera satisfait de rencontrer sur sa route "Alsambaryat"

2- "Dobet" chez les Zaghawa Wikhi

(..)

Ce "Dobet", comporte une série de littératures et de conduites chez la profession de "Hambata". Le voleur "Hambaati" révèle qu'il fait la différence entre la chose licite (halal) et le péché mais il commet le péché et utilise le tabac* mais il est honnête, il désapprouve la bassesse, respecte ses voisins, ne vole pas leurs chameaux et ne s'en prend pas à eux. Par contre, il les défend et est prêt à sacrifier sa vie pour eux. Il ne s'en prend pas aux biens de démunis mais il va jusqu'à se glorifier à haute voix qu'il boit de l'alcool et mange de la grillade en utilisant l'argent des chameaux volés. Il a pitié pour le juge qui consacre toute sa vie à juger et pour le greffier qui ne se soucie que d'enregistrer les dossiers, et pour le gardien de prison qui veille toutes les nuits à garder et aussi pour la police qui prend des risques dans la poursuite des voleurs des chameaux.
Dans ce passage, le voleur des chameaux "Hambaati" exprime son côté humain et peut être même sa culpabilisation. Mais subitement, il est rattrapé par l'état d'agressivité qui anime son for intérieur, il fait sa "valise" et quitte pour Eljenena puis Ardamata où il s'approvisionne avant de poursuivre le long périple de sa mission-Il menace un pâturage, laissant le propriétaire trembler de peur, il conduit tout le troupeau vers une destination inconnue.

3- "DOBET" CHEZ LES "HAMBAATA" ZAGHAWA (EN ARABE LOCAL)
a) Vas-y cher chameau ceci est une terre (pays) étrangère, une terre lointaine, pleine de fissures. Rapproche-nous de l'eau, l'eau qui nous est indispensable. Amène nous à des puits non profonds, tantôt à Tikha, tantôt à Jedia ou à Oumalmarkouba. "L'abrégeur" de vie m'a entraîné sous une pluie. Le vivant rapporte la nouvelle.

b) Pourquoi les mères des filles refusent-elles le pauvre
La pauvreté nous a étouffé (zarzarna)* et nous a immobilisé
Ni chameau (sadis) ni chamelle traite
Karkoune est une arme habitant les montagne de Nouba

c) Encore enfant, je suis arrêté pour affaire de chamelle
Amené en prison, l'officier frappant de stylo sa bouche
Il demanda, d'où viennent ceux là? O officier, seuls tes yeux te diront
Ils sont de wadi (valet) Kadja et au delà.

d) Ta mère t'appelle Halima, nous t'appelons Halayim
T'es tressé d'une tresse torsadée
O herbes fines, vertes des pluies
comme un giroflier sous lequel pousse des repères
Ton nom prononcé, personne au monde ne dormait

e) Un "hambaati" loue l'alcool (ce type de Dobet est chanté au bar)
1- (Kakarni), tout le matin tu me ramènes
2- (damdim)..On le boit aujourd'hui et on le regrette demain
3- Un , deux verres mieux que deux personnes
4- Sers moi mon verre pour rejoindre mes collègues
5- Le jour venu, les pauvres arrivent
Avec Oumalhissène, nous nous trouvons au pays de "Hardalaw"
Ô chameau, tu n' as point de repos, tous les gens ont quitté.

f) Les "Hambaata" louent tout excitant (kef) comme le tabac, le thé.
un "Hambaati" loue le tabac en disant:
1- Le consommateur de tabac tombe malade
2- Une tête sans excitant (kef), mérite un sabre
3- Le tabac est meilleur que toutes les filles du monde

Un autre loue le thé:
- Du thé à la menthe est meilleur qu'une femme avec un enfant
Un autre lui répond:
- Si tu vois (goûte) une femme avec enfant, tu incendies un champs de menthe

g) Le poème suivant est l'oeuvre de "Hardalaw" de Zaghawa Bideyat. Sans tenir compte du sujet abordé qui est le vol des chameaux et le combat qui a précédé, il y a là un langage poétique d'une excellente description;
il dit:
-Il a quitté la nuit à dos de son chameau de pure race. La bride est une épouse qui accompagne le chameau. Il a pris un chemin que redoutent les poltrons. Il a arraché et conduit un ensemble de chameaux malgré le tir d'armes qu'il considère courageusement comme une bonne odeur d'encens. Il se glorifie de n'avoir pas peur de la mort et qu'il ressemble à un lion qui attaque et rugit mais jamais il ne fuit. Il affirme qu'il gagne le combat parce qu'il a des soeurs.
(..)
LE VOL A MAIN ARMEE (PILLAGE ARMEE)
Définition: Le vol à main armée consiste à arracher le bien d'autrui sous la menace des armes. C'est une forme de terrorisme. Cette définition est nouvellement introduite dans le média soudanais. Il est clair que cette terminologie est dangereuse et les conséquences sont graves surtout pour toute personne qui tombe sous le coup d'une telle accusation.
Dans le passé, la région de zaghawa (communément appelée Dar Zaghawa) était victime de ce..

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