**Adresse Alwihda: alwihda@aol.com
**Alwihda7/5:- Réunion de l'opposition
"le bailleur de fonds" soutenant la réunion de l'opposition à l'extérieur du Tchad n'a toujours pas répondu officiellement au projet pendant que la liste des participants circulent déjà à N'djamena. Qui a publié la liste? plusieurs responsables de l'opposition ont exprimé leur ras le bol. Ils cherchent à comprendre comment la liste a été mise en circulation. On dit que Déby a pu contraindre le "financier" à étouffer l'embryon dans l'oeuf jusqu'en juin. Dès l'annonce "officieuse" du projet, l'opposition a repris ses mauvaises habitudes: pour l'occasion, de nouveaux mouvements sont crées et la négoce de places a commencé. Pendant que certains exigent la suppression d'un mouvement gênant de la liste, d'autres exigent plus de places! Ainsi va le Tchad.
**27/4:- Selon une source associative, une plainte vient d'être déposée contre l'officier supérieur Abderahim Bahar Itno, actuellement en stage en France. Le plaignant, un membre de la famille de Yacoub Aldariss, abattu avec trois autres, entre Eljenena et Adré en 1996.
Hassan Fadoul, l'ex-conseiller du président est devenu une source de tous les déboires du régime. Comment Abbas Koty a été tué? comment les extradés de Maiduguri ont été éliminés? quels sont les responsables directement ou indirectement impliqués? Les associations des défenses des droits de l'homme s'intéressent à ces informations. Selon HFK, plusieurs responsables sont impliqués. L'exécution par exemple de Yacoub Aldaris, est luvre de Abderahim Bahar Itno. L'interpellation de Itno serait-il possible? Les associations des droits de l'homme n'excluent pas cette hypothèse.
**Alwihda:14/4:- Hassan Fadoul a eu à effectuer plusieurs déplacements d'informations avant de rentrer à Paris le 9 avril. Pour discréditer Déby, il était allé rencontrer des responsables en Chine, au Togo, au Nigeria, à Ouaga, à Kigali..D'autre part, plusieurs mouvements d'opposition se précipitent pour obtenir l'adhésion de Hassan Fadoul. En plus de ses entretiens à Ouaga avec le colonel Garfa, Togoï, Béchir.., Youssouf Togoïmi l'a appelé deux fois, dont la dernière était le 10 avril. Déby aussi n'a pas manqué de le recuperer en l'appelant plusieurs fois. Même son oncle Hissène Koty n'a pas pu le convaincre de le rejoindre. Apparement Fadoul ne sait sur quel pieds danser. Ses positions sont très évasives et à chacun des leaders, il donne une réponse de satisfaction. En dehors des contacts officiels avec tel ou tel leader, que pense franchement H. Fadoul? Confidentiel fait plusieurs recoupes:
"Pour l'instant, je me préoccupe de mon dossier en justice avant d'en décider, déclare H. Fadoul à plusieurs réprises". "je suis membre fondateur du CNR mais je ne veux pas qu'on m'accuse de tribaliste".."plutôt soutenir Déby au lieu de rallier le MDJT, parce qu'il n y a pas de différence entre les deux".."j'intègre la CMAP mais après avoir fini mes affaires à la justice" tout en oubliant que la CMAP n'est pas un rassemblement d'individus mais de mouvements. Jusqu'où l'enfant terrible de Hirriba peu-il aller dans ses analyses? wait and see.
** Alwihda 20/3:-REUNION EXTRAORDINAIRE DE LA CMAP
Depuis le voyage effectué par le secrétaire à la communication(A.Yacoub) février dernier, la CMAP a pu restaurer un climat de confiance entre Paris et l'Afrique occidentale.
Cependant l'arrivée de M. Hissein Koty (Secrétaire Exécutif) le 4/3/2001 à Paris - pour apporter son témoignage à l'affaire Vershave - a été mise à profit par le Bureau exécutif de la CMAP. C'est ainsi qu'une assemblée générale extraordinaire a eu lieu mardi 20/3/2001. Et cela dans le but de renforcer les acquis puis d'examiner, à fortiori, certains dossiers préoccupants. Notamment celui relative à la situation critique que traverse le tchad actuellement, le projet de paix, la table ronde, le procès Vershave et le dossier du nouveau "putshiste" H.F.KITIR. Il convient de signaler que le débat a été serein et cordial.
Le bureau n'a pas perdu de vue le projet CMAP/CPAL, et les prochaines élections qui s'annoncent déjà à l'horizon. La présence du Secrétaire Exécutif a été très salutaire par les autres membres.
**Alwihda 8/3:- DEBY CONTRE VERSHAV (6 Mars au Tribunal des grandes instances de Paris)
La séance a commencé à 14h30 pour sachever vers 22h30. Elle était présidée par le juge Jean-Yves Montfort.
-François Xavier Veschave et Laurent Beccaria sont représentés par Antoine Comte, William Bourdon (ancien président de la FIDH) et Francis Nthepe (avocat camerounais, appartenant à la FIDH).
-Le Président Idriss Déby est défendu par M. Jacques Verges, Me Brossolet et Mme Dior Ndiagne.
La salle était pleine à craquer. En plus de tchadiens (réfugiés, opposants, membres de lambassade du Tchad à Paris
) il y a les journalistes surtout de Jeune Afrique, de RFI, de la BBC, léquipe Alwihda etc..), des congolais, des gabonais, des français et dautres nationalités
En dehors de la salle, de centaine de personnes sont empêchées de rentrer faute de place. Il faut souligner que léquipe Alwihda a fait un travail exceptionnel en couvrant complètement lévénement. Alwihda a interviewé lopposant Député Yorongar, Hassan Fadoul et autres
Les témoins contre Déby sont au nombre de neuf personnes, dont Antoine Bangui Président de la Cmap, Hissène Koty Secrétaire Exécutif de la Cmap, Hassan Fadoul Kitir ex conseiller du président Idriss Déby, la Député française (vert) Marie Hélène, Brahim ex-garde corp du président Déby..
La séance a débuté par un incident provoqué par les avocats de Déby qui demandent de supprimer le nom de M. Hassan Fadoul Kitir de la liste des témoins parce que selon eux Hassan Fadoul est poursuivi pour une affaire de fausses monnaies et par conséquent, il ne peut pas témoigner.
-Après, le juge a demandé à M. Verschave de se présenter pour linterroger.
-Le juge : dans votre livre noir silence, 1er paragraphe : « Tchad pétrole et dictature » vous avez accusé le président Idriss Déby de plusieurs crimes, de pillage de lEtat, dexécution de personnes, de fabrication de fausse monnaie, davoir fait amener du Nigeria plusieurs opposants dont la majorité a été exécutée etc
Que répondez-vous ?
Verschave : je renvoie au dossier toutes les références que jaies (
) Amnesty International, FIDH, Tchad Non violence
des rapports non contestés
je laisserai les témoins comme yorongar, Koty
témoigner
Le juge : dans quel cadre politique situez-vous ces massacres ?
Verschaves : Pour exploiter le pétrole et maîtriser la situation, on a affaire à des seigneurs de guerre
Déby représente les zaghawa qui sont entre 1 et 2% au Tchad, qui règne par la terreur en passant par des alliances
la situation des sudistes, je la compare à celle des Ogoni, du Sud Soudan
-Le Juge : vous écrivez que M. Déby est un assassin vétéré dépuis le Lycée
dépuis le Lycée, quest ce que cela vient faire ici ?
-Verschave : M. Yorongar peut témoigner
-Le Juge : quel âge avait-il quant il a tué ?
- Verschave : je laisserai la réponse à Yorongar
- -Le juge : vous détenez cette information de Yorongar ?
- Verschave : oui de M. Yorongar
- Le juge : vous évoquez des affaires de fausses monnaies au chapitre 8 et de la drogue
en disant que Djamal Aganaye conseiller du président a été arrêté et jugé en Allemagne à 20 ans de prison
je ne crois pas que vous parler du fameux témoin (Hassan Fadoul)
non, je ne crois pas , si cest vingt ans il aura moins de chance de venir témoigner ici aujourdhui.
(Rire de la salle..)
Veuillez-nous exposer les circonstance de ces affaires ?
-Verschave : (
) Tous les journaux en ont parlé de ça
Canard déchaîné, Le Monde, Ndjamena Hebdo
la cargaison de faux monnaie est atterrie à Ndjamena
M. (Depuntch) de lElysée a joint Déby en plein désert tchadien et lui a dit que M. Chirac voulait lui parler pour étouffer cette affaire
nous sommes heureux que Hassan Fadoul soit présent pour témoigner
il était Conseiller du président Déby
les nappes du pétroles africaines génèrent des nappent financières
un haut responsable français a demandé Deby de cette affaire de fausses monnaies
Déby lui a dit quil la réglé puisque jai condamné à mort Hassan Fadoul
il y a aussi le témoignage de Mr. Issa lui même qui a arrêté des faux monnayeurs mais il les a libéré sous ordre de loncle de Déby (
) prenons aussi lexemple de Yorongar qui a été arrêté, torturé
jai rencontré le Vice-Président de la Banque Mondiale qui ma dit ceci : Nous avons dit à M. Déby et au Président Chirac que si Yorongar mourrait (en prison) il n y aurait pas du pétrole cest pourquoi Yoro est en vie.
-Le juge : comment savez-vous M. Yorongar par rapport à Déby ? cest un opposant
?
-Verschave : cest un opposant de longue date qui a travaillé avec Hissène Habré puis il a facilité larrivée de Déby
-Le juge : il est leader dun parti politique ?
-Verscahve : oui, il est aussi Président dune association
-Le juge : à part cette affaire de crime et de fausse monnaie, quest-ce quil y a encore ?
-Verschave : il y a de la Drogue
laide taiwanaise des 48 Millions de dollars quil a détournés (Déby)
-Le juge : vous voulez dire que ces affaires se font en connaissance du président tchadien ?
- Verschave : oui, les tortures par exemple se passent sous le palais présidentiel
ses oncles, ses proches sont impliqués
- Le juge : vous qualifiez les deux présidents (Déby et Kamougué) de larron
(page480)
?
- Verschave : cest un phénomène assez complexe
cest ce quon appelle de la Démocratie apaisée
qui intervient par des élections de fraude
nous sommes dans un mécanisme de corruption étrangère
(verschave accuse la politique africaine de la France).
- Le Juge : comment vous avez écrit tout cet ouvrage ?
- Verschave : jai rencontré beaucoup des témoins
jai cité quelques uns et je ne peux pas les citer tous
pour ne pas mettre leur vie en danger.
- Maître Verges (lavocat de Déby) : M. Verschave, est-ce que vous avez été au Tchad ?
- Verschave : non
- Maître Brossolet (avocat de Déby) : vous dites que Yorongar a participé à larrivée de Déby au pouvoir et vous dites aussi que la DGSE (service français) a amené Déby au pouvoir ;est-ce que Yorongar travaille pour la DGSE ?
- Le juge : on comprend quil y a une sorte dalliance entre Yorongar et les intérêts de la France ?
- Verschave : M. Déby a eu le feu vert de la DGSE et Yorongar qui est un homme politique a dit plutôt Déby que Habré qui a tué 40.000 tchadiens
Yoro a facilité larrivée de Déby
. ! ! ! ! !
- Maître Brossolet (avocat de Déby) : Est ce que el Président Chirac est au courant des fausses monnaies ?
- Verschave : oui, il est au courant
puisquil a joint Idriss Déby dans le désert pour étouffer laffaire
pourquoi on nen parle pas trop de cette affaire ?
- Maître Brossolet (avocat de Déby) : Est ce que le Premier Ministre Jospin est aussi au courant ?
- Le juge : vous nêtes pas lavocat du gouvernement français au tant que je sache ?
(applaudissement de la salle et les gendarmes interviennent pour calmer les gens)
-Verschave : Lionel Jospin (le premier ministre français) quant il est arrivé au pouvoir par surprise
-Le juge : Je pense que ce nest pas par un coup dEtat quand même ?
(Rire de la salle)
- Mme Dior Ndiagne (avocat de Déby) : quest ce quil entend par assassin invétéré
parce quil a écrit le livre de ses propres mains mais il nous renvoie toujours à Yorongar
je voudrai quil sexplique ?
-Verschave : Déby a tué au Lycée et il a été renvoyé du Lycée avec son frère Ibrahim Itno.
-Le juge : il a tué et seulement renvoyé
cest très facile
cest un assassin tout petit donc ?
- Mme Dior Ndiagne (avocat de Déby) : je voudrai savoir dans quel Lycée, quand et qui a t-il tué ?
- Un avocat de Verschave : le sujet est un article de M. Yorongar
.
**A 16h05 le Député Yorongar est appelé à témoigner
Yorongar prend la parole, pèse ses mots en insistant sur les faits, en incriminant Déby
son intervention a été très appréciée par la salle, le juge et même les avocats de Déby ont pendant un certain temps oublié (peut être) que cest un témoin qui parle. Puis il arbore une casette vidéo. La casette est mise en marche et Yorongar fait le commentaire
la casette comporte les événements du 23 janvier dAbéché où plus de mille personnes ont été exécutées
il y a sur cette casette de personnes exécutées ou blessées, de cadavres, de blessés, de tortures
de militaires français qui aident à rassembler les corps ou à soigner les blessés
des coup de feu
la casette est impressionnante.
- Maître Verges : je demande de prouver cela par la liste de personnes massacrées, la date , le lieu
- Comme si cétait une coïncidence, un membre de léquipe Alwihda tendait à maître Verges un document de 18 pages comportant les événements dAbéché avec la liste de personnes tuées
puis léquipe dAlwihda a distribué 300 copies de 5400 pages relatives aux massacres survenus dans le Ouaddaï le 23 janvier 1994 (le dossier est accablant).
- lavocat de Déby : comment où et quand Déby a tué et il avait quel âge ?
- Yorongar : Cétait au Lycée de Faya-Largeau dans une soirée de Dancing
il avait entre 14 et 15 ans
puis il a été exclu avec son frère Ibrahim Itno du Lycée
ils sont venus sinscrire à Bongor
- Avocat de Déby : vous étiez présent M. Yorongar ?
- -Yorongar : Non, mais cest une source sûre
tous les tchadiens connaissent cette histoire
moi même jétais arrêté et torturé
je suis maintenant paralysé
- Maître Verges (avocat de Déby) : M. Yorongar, navez-vous pas occupé le poste de Commissaire à la sécurité au temps de Habré ?
- -Yorongar : Non, jétais commissaire adjoint aux armés et non à la sécurité
Vous êtiez-vous même Maître Verges mon avocat
- -Maître Verges : non cest pour la première fois que
- -Yorongar : Si Maître Verges
je suis venu vous voir et après jai disparu
vous navez pas cherché à savoir où ce que jétais
- -Mâitre Verges : oui vous êtes venu me voir une seule fois
- -Mme Dior Ndiagne (avocat de Déby : retournez-vous au Tchad ?
- -Yorongar : oui je retourne au Tchad
- - Mme Dior Ndiagne (avocat de Déby : vous navez pas peur que Déby vous tue ?
- -Yorongar : En général, les dictateurs ne tuent que les personnes peu connue
on mappelle au Tchad Cabri mort
et cabri mort na pas peur de couteau
je retournerai et je continuerai ma lutte jusquau jour où Déby décide de mettre fin à ma vie
- -Mme Dior Ndiagne (avocat de Déby : vous avez aidé Habré à venir au Pouvoir, puis Déby ; combien de personnes avez vous tué pour réaliser cela ?
- -Yorongar : aucune personne
jai seulement utilisé les boudasses
je nai pas darmée mais si on a la jugeote, on peut utiliser larmée
- -Mme Dior Ndiagne (avocat de Déby : oui mais combien de personnes avez-vous tué ?
- -Yorongar : je vois Mme que vous êtes naïves
vous êtes naïves
- (la salle retentit)
- (
)
- **A 18h05 le juge appelle un autre témoin à la barre, Marie Hélène
- -Le juge : veuillez décliner votre identité ?
- -Marie Hélène : Marie Hélène né en 1957 à Nantes, Député Vert
- - Le juge : Veuillez lever la main droite et dites je jure de dire la vérité
- -Marie Hélène : Je jure de dire la vérité
- -le juge : veuillez témoigner
- -Marie Hélène : (
) je suis tombée de nue quand je me suis rendu compte de cette loi française qui permet aux chefs dEtats étrangers de poursuivre pour diffamation un auteur français
cest la raison pour laquelle que jai écris au ministre de la justice pour attirer son attention sur le danger de cet article
des dictateurs comme Milotsovitch pourraient eux aussi poursuivre nimporte quel journaliste français
avec mes collègues du Parlement, nous pensons comment faire disparaître cet article
je me sens humiliée pour la République française de venir témoigner au Tribunal pour une telle affaire
la Loi date de 1881
(la Député fait des liens entre le régime de Déby et celui de Birmanie. Elle avoue que Déby est criminel et doit être jugé par le Tribunal International pour les crimes
) La politique africaine ne doit pas échapper au contrôle parlementaire. Lors de mon séjour au Tchad, jai eu des témoins de tout ce qui sest passé au Sud du Tchad
malgré notre rapport, nous navons eu aucune réaction « officielle » de la part du Quai dOrsay
Je vois mal comment les plus haut représentants de lEtat se précipitent pour embrasser des dictateurs comme Idriss Déby (Evoquant le Sommet Franco-Africain de Yaoundé)
- Me Vergès : Mme, connaissez-vous M. Yorongar?
-Mme la Député : Oui
-Mâitre Verges : est-ce que Mme le Député sait que Yorongar était Commissaire adjoint aux Armées de lUNIR (de Habré) ?
(murmure et rire plein dans la salle, car Me Vergès répète sans cesse cette question)
- Mme la Député : non, je ne prétends pas être une spécialiste dAfrique . Je fais un travail parlementaire
et quel que soit le poste ancien de Yorongar, rien ne justifie les atrocités du président Idriss Déby, je crois que vous êtes en dehors du sujet Maître Verges.
(Rire et applaudissement de la salle et Maître Verges sest senti mal à laise)
-Mâitre Verges : (il se nerve
) je demande seulement si vous savez le passé de Yorongar au moment de Septembre Noir du Sud ? saviez-vous que Deby n'a fait qu'exécuter des ordres à cette époque là?
-Mme la Député : Bien sur, répond Mme, mais cela ne l'a pas empêché de répéter la même chose quand t-il a été chef d'Etat? Tout compte fait, il y a eu évidemment des civiles innocents qui ont été massacrés. Et il fallait bien qu'on situe les responsabilités, et poursuivre les coupables? Le droit international a marqué des points, aujourd'hui, dans ces cas de figures. L'exemple de Pinochet, Milosovitch sont édifiants?
(Me Vergès se tait)
-Mme la Député : Je vois à travers ce procès, le déclenchement d'un autre.
-Le juge : Elucider vos propos Mme la Député ?
-Mme la Député : Si la fin de cette affaire nous prouve que VERSHAVE a dit la vérité, c'est le procès de Déby qui sera déclenché
il y a je crois le Tribunal International pour les crimes
Déby est criminel et doit être jugé par un tel Tribunal.
**A 19h le juge appelle le témoin Dobian Assingar à la barre
- Le juge : votre nom, âge et profession puis levez la main droite et dites je jure de dire la vérité.
- Dobian : Dobian Assingar, analyste financier, 44 ans , Président de la Ligue tchadienne des droits de lHomme. Je jure de dire la vérité.
- Le juge : que saviez-vous de cette affaire ?
- Dobian :
les sévices corporels perpétrés par le régime de Déby contre les tchadiens ne se comptent plus, les principaux auteurs ne sont pas inquiétés
Moi même jai rencontré Déby qui a promis de sanctionner mais il ne la jamais faitce qui veut dire quil donne lui même des ordres
on ne peut pas aujourdhui dire que Déby ne sait pas ce qui se passe au pays
tous ceux qui dénoncent les massacres sont persécutés. Moi même en 1995, jai fait lobjet dun enlèvement
je me suis retrouvé en pleine nuit devant Déby dans sa villa
il est resté à mintimider de 19h jusquà 2 heures
(le témoignage de Dobian qui a continué jusquà 20H25 était remarquable ; Il a fait le point de toutes les atrocités du président Déby au Tchad)
**A 20h30, le juge appelle Hassan Fadoul Kitir à témoigner contre Déby. Mais un incident de procédure est provoqué par les avocats de Déby
A suivre
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