INTERVIEW DE MR. AHMAT YACOUB (JOURNAL LE TEMPS Mercredi 5/11/03)
Ahmat Yacoub Ex- Secrétaire Secrétaire Général du FNTR, Ex-Président de la Cmap, Ahmat Yacoub le nouveau Secrétaire du Front uni pour la démocratie et la paix (Fudp) vient de publier un livre sur "Les Relations Franco-Tchadiennes », aux Editions Publibook Dans ce livre, il parle d'un sujet délicat et peu abordé, une histoire où se mêlent domination, pressions et coopération, le passé et le présent et les liens si profonds et si forts entre la France et le Tchad.
1/ Le Temps : Vous venez de publier un livre relatant la coopération FRANCO-TCHADIENNE DANS LES ANNEES 60. Pourquoi le choix de ce thème ?
Ahmat Yacoub : A l'issue d'un DEA des relations internationales, j'ai écrit ce livre, mais pour être sincère, ce n'était pas ma vocation. C'était un besoin du moins pour moi de découvrir la réalité. Cest surtout à partir du moment où je narrivais pas à comprendre la politique tchadienne de la France que je me suis dis quil me soit important de fouiller dans les décombres de lhistoire. Autant de questions mont traversé lesprit et pour en trouver des réponses, il a fallu que je madresse à ce sujet autour duquel jai effectué des recherches. Cependant, dune manière délibérée, je me suis tout dabord libéré de ma position politique pour sattaquer à ce sujet. Ce qui nétait pas aussi facile. Comme vous avez remarqué les données sont généralement basées sur les archives diplomatiques.
Louvrage est à la fois un aboutissement et un commencement. Il est le départ d'une nouvelle réflexion sérieuse sur les Relations Franco-tchadiennes. Cest un point de départ et il faut du temps pour atteindre la station finale. Il est de notre devoir de décortiquer et danalyser la vraie histoire des relations franco- tchadiennes.
2/ Le Temps : Quelle est lintérêt de louvrage ?
Ahmat Yacoub : Lintérêt de louvrage est double. Dabord, il concerne la période de lindépendance que je qualifierai de « sevrage ». Cest une période où le Tchad et la France ont cherché à mettre en place une autre forme de coopération « arbitrairement improvisée ».
Ensuite, lintérêt de ce sujet réside en ce quil se réclame un diagnostic de ces relations surtout celles daprès lindépendance où les deux pays défendirent avec acharnement leurs intérêts respectifs. Et cest là où je découvre avec surprise un Tombalbaye très nationaliste, soucieux du développement de son pays. Le sujet dégage ainsi une vision sur les relations et la gestion par les deux pays.
En fait, cet ouvrage propose un modèle de compréhension de ces relations dans les domaines politique, économique et diplomatique. Cest démontrer comment depuis laccession à la souveraineté, la politique tchadienne reste dominée par la France avec une acuité nouvelle. Comment chacun des deux pays défendait t-il ses intérêts, ses positions ? ses raisonnements ? quels sont les comportements des acteurs ?
On découvre ceux qui sont restés accrochés à lancien système et ne croient pas à lindépendance et surtout à lautorité des indigènes. Un indigène donner un ordre à un Blanc ! le commandant nen revient pas. Cétait lhistoire dun commandant de gendarmerie qui refusa publiquement lordre du président de la République. Cétait lambassadeur qui se comporte en chef dEtat tchadien où ses rapports envoyés au Quai dOrsay font tourner la tête surtout lorsquil dit « jai mis en garde le Président Tombalbaye contre..»
Enfin, il est important de rappeler que malgré la présence douvrages sur le Tchad , le sujet relatif aux relations franco-tchadiennes demeure peu ou pas exploré par les historiens. Ce qui laisse penser que cet ouvrage modeste est susceptible de lancer le débat sur le sujet en question.
3/ Le Temps : vous dites que vous avez découvert un Tombalbaye nationaliste ? pouvez-vous expliquer ce sujet ?
Ahmat Yacoub : Ce nest pas moi qui le dis mais ce sont des preuves se trouvant dans les archives officielles qui démontrent le nationalisme de cette personnalité que nous avons combattue dailleurs. On découvre comment il défendait avec acharnement les intérêts du Tchad et tentait impuissant de désenclaver le pays avec des projets tels que le chemin de fer Fort-lamy/Bangui, Fort-Lamy/Douala, Port Harcout/Port Soudan, le projet de la route Libye/Tchad, Air Tchad, les projet des routes Guilendeng/Manda et Fort-lamy/Guilendeng. Cétait lui qui a encouragé la prospection du pétrole par la société française Petropar dans le BET dès le début de lindépendance puis par laméricaine Orstom à Doba à partir de fin 1969.
4/ Le Temps:Navez- vous pas choisi d'aborder un thème délicat?
Oui, cest un thème délicat. Je ne dis pas que je ne suis pas confronté à des difficultés surtout que certains français refusent de voir en face ces réalités. Après avoir lu le livre, la Directrice de lentreprise où travaille ma femme a réagi ainsi : « votre mari nous attaque
dites-lui quil ne doit pas oublier quil est en France ».
5/ Le Temps : Vous êtes donc en train d'écrire un second livre, de quoi parle-t-il ?
Ahmat Yacoub : Pour l'instant je n'en suis quaux prémisses dune réflexion gravitant autour des massacres perpétrés par le régime en place. Je suis aussi membre dune commission chargée de faire ce travail. Lobjectif est de remettre au TPI un dossier complet sur les massacres de Déby. Le livre de Yorongar est arrivé à point nommé. Javoue que jai passé une bonne nuit le 19 Septembre, le jour où jai feuilleté ce livre qui évoque les atrocités de Déby. Le 25 Septembre, lors de mon entretien avec Yorongar à Paris, jai tenue à le remercier. Pour la première fois, le Monde détient un ouvrage officiel, une sorte des preuves sur les atrocités de Déby.
6/ Le Temps :- Mr Ahmat Yacoub est considéré au yeux de Déby comme un élément dangereux. Ce qui explique dailleurs votre récente arrestation. Cette arrestation na t-elle pas émoussé votre lutte ?
Ahmat Yacoub : Rien ne peut affaiblir mon combat contre la barbarie et linjustice. Nous devons tous lutter jusquau jour où les criminels soient arrêtés et jugés, où limpunité soit totalement éradiquée.
7/ Le Temps :- LE TCHAD A OFFICILELLEMENT INAUGURE SON PETROLE DEPUIS LE 10 OCTOBRE. ALORS QUE SA CAPITALE EST SANS ELECTRICITE, SANS EAU. QUELLE COMMENTAIRE FAITS-VOUS DE LA SITUATION?
Ahmat Yacoub : « avec le pétrole, cest maintenant que vous allez avoir de problème », ma confié un chef dEtat lair inquiet.
Il est clair que lavènement du pétrole va constituer un vrai problème. A mon avis, il y a deux points inquiétants : Premièrement le dossier a été mal négocié et le pays a besoin dun régime non corrompu qui reprend les choses en main. Je prends lexemple de la Libye où le pétrole a été mal négocié par le roi Idriss mais à son arrivée au pouvoir, le colonel libyen a décidé par un décret N°115 du Conseil du commandement révolutionnaire de nationaliser, en 1971, les sociétés pétrolières occidentales parce quelles refusaient de renégocier le dossier. Deuxièmement, nous sommes en face dun régime corrompu et le Collège de contrôle et de surveillance des ressources pétrolières na pas le moyen dagir face à son comportement irresponsable. Puisquon a déjà vu lexemple du bonus versé à la signature par les pétroliers, fin 2000 où 4,5 millions de dollars ont été utilisés pour des dépenses militaires.
8/ Le Temps :- LE MINISTRE DE LA SECURITE PUBLIQUE A DEMANDE RECEMMENET AUX HOMMES POLITIQUES DE METTRE LA MAIN A LA PATTE POUR VENIR A BOUT DE LInsécurité. QUELLE SERA VOTRE CONCLUSION ?
Ahmat Yacoub : Je crois que les choses sont claires maintenant. Pour la première fois le régime et surtout un ministre chargé de la sécurité reconnaît ouvertement son échec. ça veut dire quoi ? Il y a un échec et le pouvoir doit en tirer les conséquences. Bref, remettre le pouvoir à lopposition à la quelle on a fait appel afin de remettre de lordre. Coupure délectricité et deau, insécurité généralisée, pillage, vol, viol, corruption etc. jai le sentiment que le régime, sans le vouloir, pousse le peuple à se soulever. Ailleurs, une pareille situation aurait provoqué des remous, des manifestations voire la chute du régime.
9/ Le Temps :- DEBY VEUT A TOUT PRIX FAIRE CROIRE A SES CONCITOYENS QUIL SE PORTE COMME UN CHARME. CE COMPORTEMENT NE CONVAINC GUERE. QUEST-CE QUE VOUS SAVEZ DE LA SANTE DU PRESIDENT ?
Ahmat Yacoub : Les différentes sorties de Déby sur sa maladie donne limpression que le Tchad est sous la coupe dun roi arrogant, hautain et menteur. Sil nest plus malade, il lui suffit de présenter au peuple son bulletin de santé au lieu de tourner en rond. Le Président guinéen Lansana Conté, qui était longtemps resté évasif sur sa maladie, a fini par lannoncer officiellement le 10 janvier dernier. Lhomme est bien malade et je me demande jusquà quand va t-il continuer à mentir au peuple?
10/ Le Temps : Déby a déclaré que la publication de linformation de sa maladie sur le site dAlwihda a affecté sa famille . Quelle est votre réaction?
Ahmat Yacoub : Je voudrai à cette occasion et à travers votre journal lui demander sil a pensé un seul instant aux familles de Lokein Bardé, Abbas Koty, Moïse Keté, Ibrahim Zahab Libiss, Bichara Digui, Goukouni Guet, Alharis Bachar, Maître Behedi et les milliers de tchadiens quil a tués, massacrés, humiliés ? les filles quil a violées ? A sa place, jaurais plutôt demandé pardon au peuple tchadien au lieu de sempêtrer dans une arrogance sans fin.
11/ Le Temps :- ETANT ORIGINAIRE DE LEST DU PAYS, CERTAINEMENT MR. AHMAT YACOUB SERAIT INTERESSE PAR LEVOLUTION DU CONFLIT ENTRE ARABE ET ZAGHAWA. PEUT-ON SAVOIR VOTRE POSITION ?
Ahmat Yacoub : Cette situation que je déplore, est largement orchestrée par les deux régimes du Soudan et du Tchad. Les deux régimes ont de part et dautre encouragé et armé des tribus et des clans quon a des difficultés à contrôler maintenant. Aujourdhui encore, on continue à chercher de solution tribale à cette situation. Cest dommage. Mais une chose est sûre : la seule solution pour que le Tchad et les pays voisins retrouvent une stabilité cest le départ de Déby. Il n y a pas dautre solution. Je nai pas manqué de le répéter au cours de mes entretiens avec des différentes autorités des pays étrangers. Cest maintenant que les pays voisins commencent à comprendre que Déby est capable de foutre de la merde chez eux..
12/ Le Temps : - Quelle est, selon le FNTR, la gestion de ces conflits ?
Ahmat Yacoub : La première tâche à laquelle le prochain régime et l'ensemble du peuple tchadien auront à faire face cest de veiller à ce que la stabilité et la paix l'emportent dans toutes les régions sur les forces à caractère ethnique ou clanique. Et cela nécessite la mise sur place dune stratégie de prévention des conflits. Tel doit être le principal objectif pour une stabilisation des régions sensibles du pays comme au Sud par exemple où éleveurs et agriculteurs saffrontent. II faut étudier de mesures préventives surtout créer et renforcer des institutions spécialisées dans le règlement des conflits. Ces institutions spécialisées vont aussi contribuer à éviter des crises ou à les empêcher de devenir insolubles. Enfin, pour réussir, le Tchad et les pays voisins doivent mettre au point de nouvelles méthodes de coopération en vue de renforcer la sécurité, de promouvoir la société civile dans les régions sensibles et de coopérer à la protection de la population civile. Dans certaines régions sensibles comme lEst du Tchad, il est utile dinstaller un centre des forces de police frontalière pour lutter contre la circulation darmes et les coupeurs de route, veiller à ce que les auteurs de crimes soient traduits en justice. Mais ce qui est très important cest de promouvoir le droit de lHomme, le développement économique et la démocratisation.
13/ Le Temps :- ON A APPRIS QUE LANCIEN MINISTRE DE LA SECURITE PUBLIQUE MAHAMAT ALI ABDALLAH SERAIT EN EUROPE EST ENTRAIN DE PRENDRE CONTACT AVEC LES POLITICO-MILITAIRES. MR. AHMAT YACOUB NEST-IL PAS ENCORE CONTACTE ?
Ahmat Yacoub : Jai lu comme vous cet article, puis lintéressé a apporté un démenti. Je ne vois pas limportance dun commentaire.
14/ Le Temps- TROUVEZ-VOUS FONDE QUE MAHAMAT ALI ABDALLAH QUI ON PEUT QUALIFIER DE MAITRE DUVRE DE CE REGIME SECARTE DE DEBY ?
Ahmat Yacoub : Je ne le connais pas mais à travers les rapports quon reçoit, je ne crois pas quil soit capable daller jusquau bout.
15/ Le Temps :- En Août dernier, vous avez été reçus par le Président du Niger Mamadou Tandja. Vous vous êtes également entretenus avec une délégation tchadienne. Quelle est l'importance de cette rencontre et le rôle du Niger dans les efforts de gestion de la crise tchadienne ? Comment jugez-vous l'efficacité de l'initiative du Niger?
Ahmat Yacoub :- . Le président du Niger nous a reçu en qualité du Président de la Cen-Sad et il sest engagé à intervenir dans la crise tchadienne. Le Tchad est un pays où les pays voisins doivent continuer à jouer un rôle de premier plan en matière de la recherche de paix parce que la paix dans ce pays revêt une importance vitale pour les pays voisins. C'est pourquoi, certains pays voisins se sont engagés avec tant de fermeté à soutenir un processus de paix au Tchad à condition que les deux parties expriment leur disponibilité. Le Fudp a apporté un soutien actif au Président Mamadou Tandja et à tous ceux qui se préoccupent de la situation au Tchad. Sagissant de notre rencontre avec la délégation tchadienne, nous avons profité de leur dire quil faut arrêter le jeu de ralliement et ouvrir un dialogue national avec tous les acteurs concernés.
16/ Le Temps : Daoussa Déby aurait rencontré en Octobre, deux fois, le Président du Fudp le Général Adoum Togoï. Qu'est-ce que ces rencontres ont d'exceptionnel ? Pourriez-vous évaluer leur efficacité ?
Ahmat Yacoub : Les expériences nous ont appris de ne pas faire des évaluations intempestives. Daoussa Déby et Togoï ont un lien de parenté. Leurs rencontres se fondent dabord sur des initiatives familiales tendant à mettre fin à un malentendu interne. Maintenant sur le plan nationale, il nest pas exclu que la bande de Déby tente de diviser le Fudp comme elle la déjà fait avec la Cmap cest pourquoi, nous sommes très vigilants cette fois-ci. La position du Fudp a été officiellement communiquée aux pays voisins et à la délégation tchadienne que nous avons rencontrée au Niger. Cest à dire, la seule solution au Tchad est le dialogue avec tous les acteurs concernés autour dune table, peu importe la forme. Lopposition a constamment fait part de sa conviction que la paix est la seule solution au Tchad. Malheureusement cest le régime qui sen tête. Le Tchad na pas besoin seulement dune paix officielle, mais une paix totale.
Abéché 1/11/03Darfour: les entretiens de paix dans l'impasse
Les entretiens de paix entre le gouvernement du Soudan et un groupe rebelle de Darfur ont échoué parce que le gouvernement n'acceptera pas la présence des observateurs internationaux à la table de négociation, selon le porte-parole de la rébellion de Darfour (SLM/A), Al-Shafi d'Ahmad Abd. Les deux parties qui discutaient depuis le 25 octobre à Abeché (Est du Tchad) nont pas réussi à conclure un accord. Le gouvernement soudanais a refusé la présence des observateurs internationaux, une exigence de la rébellion de Darfour, soutenue par le régime tchadien.
« Les autorités tchadiennes sont les amis du gouvernement soudanais et nous voulons une partie neutre », a déclaré, hier, le porte parole de la rébellion, une manière de faire croire que la rébellion ne bénéficie daucun soutien tchadien.
Les deux gouvernements saffrontent par procuration. Dune part, il y a les milices arabes communément appelées JanJawid, soutenue et armée par le régime soudanais, et d'autre part, la rébellion de Darfour formée généralement de la tribu Zaghawa quon appelle aujourdhui SLM/A, soutenue et armée par le régime tchadien. Mais les deux régimes nient lun et lautre apporter un soutien quelconque au deux groupes armés.
L'ONU estime plus de 500.000 personnes le nombre des déplacées, dont 70.000 sont arrivées au Tchad. Des centaines ont été également tuées. "Darfour est défini comme un Etat arabe, mais le Soudan est pour tous le soudanais," a déclaré le porte-parole de la rébellion Al-Shafi d'Abd qui a ajouté que sept villages ont été brûlés, Mercredi, par des milices à Jabal Marrah où les affrontements avec les milices arabes sont quotidiens.
De son côté, Andrew Natsios un Responsable de lUSAID a déclaré, jeudi, à Naïrobi que plus de 300 villages avaient été incendiés depuis février et 10% de la population sest déplacé. déplacé. "c'est un cas très sérieux et nous ne pouvons pas commencer notre programme de reconstruction au Soudan à moins qu'il y ait de paix." a conclu devant les journalistes le fonctionnaire de lUSAID. (Abéché/IRN)
Paris 1//11/03Mahamat Charfadine: Une vraie lutte doit avoir une voix à travers laquelle les objectifs doivent être diffusés, les dérives du régime doivent être dénoncées, les gens peuvent sexprimer. Un mouvement incapable de gérer une presse comment peut-il prétendre diriger un jour le pays? Alwihda a fait beaucoup de choses positives. Vous devez reconnaître cela en tant journaliste. Alwihda doit avoir le prix du Médianet au Tchad le jour où le Tchad sera stable. Je prends lexemple de laffaire du Dinars de Bahrein, de la drogue du conseiller de Déby Aganaye, de la maladie de Déby, tout cela était luvre de Alwihda. Quel journal local aurait écrit de ces affaires sans Alwihda neut tiré le signal dalarme?www.alwihdainfo.com
Ndjamena 28/10:Une Mise au point en guise de menace adressée par le Général Ministre Katchalami au journal "Le temps". (Le Temps du 22 au 29/10/03)
Dans votre parution sous le n: 363 vous avez publié des extraits du livre écrit par M. Yorongar dans lesquels nous avons été cités nommément. De ce fait, nous avons fait une mise au point en réaction aux propos tenus par Mr. Yorongar à notre endroit. Pour ce faire nous avons fait appel à tous les organes de presse de la place dont le vôtre. Malheureusement, votre reporter dans votre dernière parution sous le N° 363 n'a fait que produire une infime partie de notre réaction dans un petit encadré ne prenant pas en compte la réponse que nous avons voulue apporter en citant les témoins qui ont vécu les tristes moments dont faisait allusion Yorongar dans son livre. Nous ne vous apprenons rien car en matière de diffamation, nous sommes en droit de réagir. C'est pourquoi, nous vous demandons de publier notre mise au point qui est une réaction par rapport aux propos tenus par Yorongar dans son livre dont vous avez publié les extraits sur deux pages. Par ailleurs, si rien n'est fait à votre niveau, nous nous reservons le droit de faire intervenir les juridictions compétentes.
Le Général de Brigade Oumar Katchalami Boukar, Ministre du Développement Touristique
-Réponse du Journal Le Temps N° 364
Mon Général, nous ne sommes nullement tenus de répondre à votre point de presse moins encore à publier votre mise au point qui devrait plûs tôt être un droit de réponse à adressé à l'éditeur du livre. Sachez une fois pour toutes que la rédaction du journal Le Temps n'est point une caserne à vos ordres pour que vous vous permettiez d'user de l'intimidation. A bon entendeur, garde-à vous! |