SI j'affirme que notre lutte contre le régime corrompu de N'djamena est sacrée et inévitable, je suis néanmoins convaincu qu'il n'est que temps de faire la paix, de s'y préparer et surtout de réfléchir ensemble aux causes et aux conséquenses de la crise afin déviter aux nouvelles et futures générations les mêmes erreurs.
La recherche de la paix reste pour nous une des aspirations les plus nobles. Et il est inaccepatble que le Tchad soit éventuellement un pays à mi-chemin, avec des compromis bricolés et des pensées contradictoires et intransigeantes.
C'est pourquoi, nous proposons dans ces lignes une initiative de paix. Voici une oeuvre d'opinion qui se résume aux idées d'une réflexion sur l'avenir du Tchad qui se trouve présentement dans l'impasse.
J'appelle donc au dialogue et jajoute davance, pour les extrémistes des deux bords, spécialistes en matière de rejet, que ceci est une initiative de paix qui peut ouvrir la voie au dialogue et non un projet de paix.
Ahmat Yacoub
Secrétaire général du FNTR
Commissaire à la Communication et aux droits de l'homme de la CMAP
**Introduction : POUR UNE SOLUTION
Nous sommes aux portes du 21ème siècle et le Tchad continue sa plongée dans un cycle infernal dont les conséquences sont imprévisibles. Pendant ce temps, le Président Idriss Déby est toujours enfermé dans l'horizon étroit de sa logique de guerre malgré les voix, même celles venant de ses proches, qui s'élèvent, lui demandant de briser son isolement. Quant à sa politique, qui s'appuyait sur des mini-accords de réconciliation séparés, elle a déjà démontrée ses limites.
A contrario, les mouvements politico-militaires, eux aussi, ont mené jusqu'à présent une politique qui, le moins qu'on puisse dire, ne diffère pas trop de celle du régime, surtout qu'elle est tribaliste et divisionniste.
Aujourd'hui, nous devons être capables d'en tirer la leçon et d'ouvrir un sérieux débat regroupant tous les acteurs concernés. Il est temps de comprendre que personne n'a le droit d'imposer sa solution à un
4
peuple tout entier. Le régime est le seul responsable de cette situation cahotique même si elle n'inquiète pas sa famille: ( Idriss Déby => J.A N° 1992 du 16 au 22 Mars 1999), Daoussa Déby => L'0bservateur N° 57 du 28 avril 99), cette situation inquiète quand même tous les Tchadiens qui ne se sont pas tous préparés financièrement à quitter le pays au cas où.
Le régime en place est le seul, capable, du moins pour l'instant, à créer les conditions d'un véritable dialogue, solution incontournable à la crise.
Le Front National du Tchad Rénové (le FNTR) présente cette initiative car il juge qu'il est inacceptable d'abandonner à des extrémistes des deux côtés le destin du pays. A cet effet, Le FNTR exhorte le Président Idriss Déby et les mouvements politico-militaires à accepter sans aucune condition l'ouverture immédiate, conformement aux attentes du peuple tchadien, d'un dialogue franc afin d'aborder en profondeur, dans la sérénité, la crise politique, économique et militaire qui étole le pays.
La commission 1O juin 1999
-----------------------------
CHAPITRE I
FLASH-BACK SUR LES RECONCILIATIONS
Après l'accession du Tchad à l'indépendance le 11 Août 1960; et surtout juste trois années après, la classe politique de l'époque a échoué dans la création d'une situation de consensus politique, de dialogue, d'entente entre les fils du pays. Cet échec a conduit à la multiplication et à la complication des problèmes politiques qui, au départ, semblaient très simples.
Cependant, plusieurs tentatives de réconciliation nationale sont à verser dans l'histoire. Mais dans la majorité des cas, elles n'ont fait qu'aggraver les divergences de vue entre les régimes et les mouvements armés, car en général ces rencontres de réconciliations étaient mal préparées, et surtout l'attitude des chefs d'état au Tchad, assimilant la réconciliation à un ralliement de l'opposition, n'est pasdu genre à rendre la tâche aisée.
En outre, il ne faudrait pas perdre de vue, depuis que lingérence extérieure a été quasiment acceptée dans la résolution de la crise nationale, que les acteurs politiques tchadiens étaient tous tenus de résoudre non seulement leur différend, mais aussi de faire en sorte que lintérêt de lallié étranger soit pris en compte.
De tout cela, il ressort que le nouveau pouvoir de Ndjamena na retenu aucune leçon. Car une fois de plus, la conférence nationale souveraine du 15 janvier 1993 a été un échec criant. Pourtant, elle aurait pu être loccasion idéale denterrer à jamais la hache de guerre, sans les calculs mesquins et diaboliques du pouvoir de Ndjamena. Il est à noter que lors de cette rencontre dite nationale, dailleurs comme dans beaucoup dautres, le souci de préserver le pouvoir était tellement exagéré quil planait sur tous les travaux. Tous les verbes, les propositions et les gestes étaient aussitôt mal interprétés par les tenants du pouvoir. Plus grave, le pouvoir avait catégoriquement refusé la participation de certains acteurs politiques, comme le Président du CNR, Abbas Koty, conformément à la demande des conférenciers, et
7
la mise en écart du Leader du FNT, le Dr. Alharis Bachar qui se trouvait sur place à Ndjamena; Ce qui a poussé prématurément la conférence au fiasco. Ce dérapage a stimulé la prolifération des mouvements politico-militaires.
Alors, ayant constaté que la conférence nétaitt pas ce quelle devait être, les participants se sont contentés dune recommandation demandant au gouvernement dopérer la réconciliation nationale. Les conférenciers ont eu tort car en peut-être sans le savoir, ils avaient en fait ouvert grandement la porte à tous les abus. Le pouvoir sest saisi de cette recommandation pour lancer plusieurs tentatives de réconciliation en ordre dispersé et désordonné en direction de certains mouvements armés au grand dam des partis politiques proposant une démarche sérieuse prenant en compte tous les mouvements politico-militaires et la société civile.
Connus pour leurs vices, plus dune dizaine de mini-accords séparés ont été paraphés avec différents mouvements politico-militaires et dénoncés quelque temps après, à cause du non-respect des engagements pris par le pouvoir en place.
8
Ainsi, étant vicieux et pernicieux, il a nourri limpasse pendant trois ans, et après moult tractations, il a courbé léchine. Alors, on peut dire que lhistoire a donné raison aux partis politiques ayant suggéré la tenue dun forum réunissant toutes les forces politiques de lintérieur et de lextérieur.
Cest dans ce contexte que la table ronde de Franceville (Gabon) a eu lieu en janvier 1996. Dans le souci déviter un échec à cette rencontre, et considérant les multiples expériences vécues, toutes les forces vives avaient avancé des propositions claires prenant en compte les leçons du passé. Laccent a été mis surtout sur la préparation de la table-ronde. Malheureusement, ces visions politiques perspicaces nont pas eu droit de cité. Car une volonté politique conséquente pour sortir le pays de la crise ne hante pas encore Idriss Déby et son entourage qui ont activement préparé léchec de la rencontre avec le soutien actif de certains partis politiques complices dont certains membres ont choisi aujourdhui loption militaire.
Par conséquent, toutes les vieilles erreurs ont été réproduites délibérément; cest-à-dire que le Président Idriss déby et ses alliés avaient accepté de prendre part à cette rencontre dans le seul but
.///////////////////re
aussi, non sans amertume, que nous, les mouvements politico-militaires, avons du mal à se passer des considérations subjectives. Notre composition à coloration tribaliste et régionaliste explique notre incapacité à dégager une stratégie et une plate-forme commune pour une participation effective et déterminante à la réconciliation nationale.
Depuis l'échec de la rencontre de Franceville le 9 janvier 1996, Idriss Déby sest enfermé dans sa logique de violence, d'intransigeance et disolement total, rejetant ainsi tous les appels
11
au dialogue lancés par l'oppostion de l'intérieur comme de l'extérieur, même ceux provenant de ses proches, dont les plus récents:
1) lappel au dialogue du Général Adoum Toguoï (RFI 02/03/1999);
2) lappel du Général Kamougué Président du Parlement (LAutre Afrique N° 81 du 3 mars 1999);
3) lappel du vice-président du MPS, Maldoum Bada Abbas.
En réaction à ses appels, il livre le 1er avril 1999 à la RNT une déclaration béllico pompeuse: <>< (
) il nexiste pas une rébellion dans le Tibesti (
) Youssouf Togoïmi est entouré de ses parents seulement (
) Ils ne sont pas plus de soixante dix personnes (
) maintenant, la situation est totalement maîtrisée (
)>> Déby continue à prôner le contraire de ces appels, à savoir, les contractions des mini-accords séparés, une stratégie divisionniste qui a dailleurs démontrée ses limites. Car selon sa conception, ces bricolages de réconciliation signifient un simple ralliement, voire
12
même une inféodation, sinon lélimination physique comme en témoignent les éliminations du Colonel Abbas Koty, du Commandant Ibrahim Zahab Libiss, de Bichara Digui, de Laoken Bardé, des Commandants Adoum Acyl, de Mahamat Saboun, de Kété Moïse en septembre 2000
Parmi les mini-accords de paix, on doit citer :
1/ Avec le Frolinat/CPR de M. Goukouni Weddey en 1991 et en 1993;
2/ Avec le Mouvement pour la Démocratie et le Développement (MDD) de Djidi
Hissène en 1994;
3/ Avec le Mouvement pour la Démocratie et le Développement (MDD) de M. Moussa Madela en juin 1992 et en janvier 1996;
4/ Avec le Front National du Tchad (FNT) du Dr. Alharis en mai 1993; et en octobre 1994 avec Mahamat Saboun;
5/ Avec le Conseil National de Redressement du Tchad (CNR) du Colonel Abbas Koty en 1993; puis avec M. A. Sandal en 1994;
13
6/ Avec le Comité pour le Sursaut National, la Paix et la Démocratie (CSNPD) de Moïse Ketté en 1993 et 1994.
7/ Avec les Forces Armée pour la République Fédérale (Farf) de Laoken Bardé en avril 1997;
8/ Avec le Front National du Tchad Rénové (FNTR) de Ahmat Yacoub le 22 octobre 1997;
9/ Avec une partie des Farf en décembre 1997;
10/ Avec le CDR/Volcan de Hamid Guirediga le 22 octobre 1997;
11/ Avec le Front National du Tchad (FNT) de Babikir Ismaïl en octobre 1997;
12/ Avec le MJST de Abdelhagh en octobre 1997;
13/ Avec les FARF/VA le 7 mai 1998;
14 / Avec le MDD de Moussa Madela via Issa Moussa, en octobre 1998.
15/ Avec le MDD de Moussa Madela en 1999
Autant daccords de paix qui en général ont encore endeuillé les familles tchadiennes et, sans rentrer dans le détail des conséquences douloureuses de ces compromis de paix bricolés, nous disons que ces échecs ne devraient pas compromettre longtemps lespoir de mettre un terme à la violence; mais à la condition impérative de prendre en considération toutes ces erreurs.
14
Face à cette impasse caractéristique, et convaincu que le dialogue est la seule voie devant conduire à la paix, à lunité, à la démocratie et au développement, le FNTR présente à tous les acteurs politiques une initiative ouvrant cette voie au dialogue. Nous devons donc désormais nous engager dans cette voie pour quenfin, une solution définitive et durable soit retrouvée.
Pour cela, le FNTR appelle au sens de la responsabilité des hommes au pouvoir et des politico-militaires, afin de faire en sorte que le 21ème siècle puisse marquer un événement historique pour le Tchad et sa jeunesse.
A cet effet, afin quune rencontre ait les meilleures chances de ramener la paix globale et définitive, il faut absolument que certains préalables soient rassemblés. Car il semble clair quil ne sert à rien dorganiser une rencontre précipitée et mal préparée.
Cest pourquoi, le FNTR soumet un projet en quatre étapes:
15
Première étape: Lannonce par le régime de Ndjamena dun-cessez-le feu et de sa disponibilité au dialogue avec tous les mouvements politico-militaires.
Deuxième étape: La tenue dune réunion en préliminaire de tous les mouvements politico-militaires afin de définir leurs revendications et un programme commun de négociation.
Troisième étape: Réunion dune Commission technique préparatoire, composée des représentants des politico-militaires, du gouvernement, des partis politiques, de la société civile et de lAssemblée nationale.
Quatrième et dernière étape: La tenue dun Forum National de Paix (FNP) réunissant tous les acteurs concernés, les médiateurs nationaux et étrangers.
Avant de rentrer dans le détail de notre projet, il faut préciser que nous avons étudié d'une manière approfondie les positions des différentes parties concernées par rapport au dialogue de paix. Il s'est avéré que les parties concernées cherchent, souvent, à travers leur intransigeance, une assurance de leur devenir. Idriss Déby est hanté par le syndrome de Franceville. A notre avis, il ne refuse pas le dialogue mais il veut être sûr qu'on ne lui demande pas de quitter le pouvoir comme ce fut le cas à Franceville. Partant de cette crainte, Déby cherche à se cacher derrière un bricolage de réconciliation séparée, fagotée qui le rassure sans pour autant résoudre définitivement la crise.
D'un autre côté, les mouvements politico-militaires, qui ont complètement perdu confiance dans les engagements de Déby, eux aussi, sont à la recherche d'une assurance. L'après-réconciliation les inquiète?
Et nous devons craindre ainsi que les deux tendances ne soient tentées de trouver dans la continuité de la crise un exutoire à leurs problèmes psychologiques empêchant la recherche de solutions négociées.
17
En général, nos deux politiques continuent à menacer l'avenir même du pays. Il est clair donc, dans ce contexte précis, que la recherche d'une solution rassurante pour les belligérants est prioritaire dans la mesure où elle garantirait une solution définitive. Malheureusement, cest la réalité.
Cette initiative apporte donc des solutions aux inquiétudes des uns et des autres. A commencer par lélimination de l'appellation table ronde et son remplacement par Forum National de Paix; en passant par la formation dune commission technique préparatoire au sein de laquelle tout le débat aurait lieu. Son rôle est de finaliser un projet de paix en tenant compte des propositions des parties concernées.
Avant la formation de la commission technique préparatoire, notre initiative propose une rencontre des mouvements politico-militaires dans le seul but de définir leur position, de présenter un projet commun comportant leurs revendications.
LE DETAIL DES QUATRE ETAPES
I ERE ETAPE
Le gouvernement:
En effet, le Président Idriss Déby doit officiellement :
a) décréter un cessez-le feu effectif,
b) annoncer sans aucune ambiguïté son accord pour une rencontre de réconciliation réunissant le gouvernement, les politico-militaires, les partis politiques indépendants et les
associations de la société civile.
DEUXIEME ETAPE
1. POLITICO-MILITAIRE:
La tenue dune réunion regroupant toutes les composantes de lopposition politico-militaire en préliminaire afin darrêter un programme commun de négociation. Elles définiraient en même temps leurs revendications, et au-delà de cela, cette réunion préliminaire offre des assurances sur une participation organisée et efficace de lopposition politico-militaire. Ainsi, lopposition politico-militaire doit désigner ses représentants à la commission technique préparatoire.
Cette réunion doit avoir lieu au Nigeria ou au Bénin. Ce choix de pays réduirait énormément le coût de transport étant
19
donné que la plupart des dirigeants de lopposition se trouve dans cette partie de lAfrique.
2. PARTIS POLITIQUES ET SOCIETE CIVILE:
Il est clair que la participation des partis politiques et les associations des sociétés civiles est dune importance capitale, car ils sont les témoins oculaires de la situation politique, économique et sociale du Tchad.
A cet effet, ils doivent, eux aussi, apporter leur contribution soit en proposant de
solution, soit en aidant à en trouver. Ils doivent désigner librement leurs représentants
à la Commission technique préparatoire.
3. Le gouvernement:
Il doit se préparer également à travers ses membres à répondre sans démagogie aux attentes de ses interlocuteurs. Le gouvernement doit avancer des propositions et faire entrer ses représentants à la commission technique préparatoire.
4. LASSEMBLEE NATIONALE:
LAssemblée nationale, qui doit aussi désigner trois de ses membres pour la commission
20
technique préparatoire, doit avant tout être au-dessus de la mêlée pour assumer son rôle de facilitateur. A ce titre, elle doit de son côté apporter son concours pour garantir la réussite de la réconciliation nationale, à savoir:
a) faciliter le contact entre les parties concernées;
b) Aider la commission technique préparatoire à dégager un projet commun ayant
laccord de toutes les parties concernées;
c) Aider à la recherche de financement, du lieu de la rencontre.
d) appuyer la Commission technique préparatoire dans lorganisation de la rencontre finale (Forum national de paix) regroupant tous les acteurs concernés pour la signature de laccord historique de paix.
3EME ETAPE
Réunion de la Commission technique préparatoire:
A cet effet, une voie est clairement dégagée. Les représentants du gouvernement, des politico-militaires, des partis politiques, de lAssemblée nationale et des associations de la société civile forment la Commission Technique Préparatoire (CTP). Ils doivent se rencontrer tous ensemble, dans un pays tiers, pour débattre et affiner un accord historique de paix.
La Commission Technique Préparatoire aura à déblayer le terrain et combler le fossé de méfiance, voire de haine, creusé entre les différentes parties concernées par la crise.
Sa mission principale est de :
a) réceptionner et étudier les différentes propositions de paix;
b) débattre et finaliser un projet daccord historique de paix qui résume les différentes propositions, et des motions ad hoc (remerciement au pays hôte, etc.);
c) effectuer des démarches auprès des pays frères, des organismes..pour obtenir le financement de la dernière rencontre appelée Forum National de Paix (à la place de la table ronde);
d) Organiser, fixer et annoncer la date et le lieu de la tenue du Forum national de
Paix;
e) inviter officiellement toutes les parties concernées au Forum National de Paix.
4EME ETAPE
La tenue dun Forum National de Paix (FNP)
Il faut noter que cette étape est plus symbolique car le but est dofficialiser le projet de paix finalisé
22
grâce aux travaux de la Commission TechniquePréparatoire qui représente toutes les parties concernées. Cest à dire que le Forum National de Paix ne doit se tenir quune fois que la Commission Technique Préparatoire aura achevé ses travaux qui seraient d'avance approuvés par toutes les parties concernées.
Les participants:*
a) Les Participants nationaux:
1) les chefs des mouvements politico-militaires,
2) la délégation du parlement dirigé par son président,
3) la délégation gouvernementale dirigée par le Président Idriss Déby,
4) la délégation des partis politiques et les représentants de la société civile.
b)Les participants étrangers: (facilitateurs, observateurs et autres..)
La rencontre doit avoir lieu sous légide de lorganisation de lUnité Africaine (OUA), de lONU, des Chefs d'état et de gouvernement des pays limitrophes, de la France et des Etats-Unis dAmérique.
---------------------------------
*Toutefois, seule la Commission Technique Préparatoire est habilitée à
fixer la liste finale des participants nationaux et étrangers au Forum National de Paix.
23
CHAPITRE II
LE FINANCEMENT:
Le problème du financement se pose avec perplexité sachant quil serait très difficile aux participants de se prendr |