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**lire l'interview du Président Goukouni en cliquant sur www.maxpages.com/tchad/alwihda13
Ndjamena 27/10/03:N'Djaména vit la peur..Tout N'djaménois, du plus incrédule au plus croyant, prie Dieu ces derniers temps avant de franchir le seuil de sa maison. Il ne sait jamais s'il y reviendra sain et sauf. Tant l'insécurité dans notre capitale n'épargne plus personne. NH N°713
Carré 32, quartier Dembé. 7ôme arrondissement de la ville de N'Djaména. Dans la nuit du 15 octobre, six gaillards armés font irruption dans une concession. N'ayant rien trouvé de précieux, ils molestent les occupants dès lieux et s'emparent d'une vieille moto, une H100 avant de s'en aller. Scène quotidienne.
Par Djéndoroum Mbaïninga
Nuit du 13 au 14 octobre 2003, un individu en tenue militaire s'introduit, par-dessus le mur, chez Charles Yonoudjim, au quartier Chagoua, non loin du camp militaire logé dans l'enceinte de l'ancien Office national d'hydraulique pastorale et villageoise (Onhpv) et tente de l'assassiner. Il ne peut réaliser son forfait, grâce à l'épouse, Lambatim Hélène, qui, elle, s'en sort avec une blessure à la lèvre supérieure. En poursuivant son agresseur, Charles Yonoudjim prend «une balle entrée avec sortie plaie thoracique». Son voisin, venu à sa rescousse, voit sa jambe droite broyée par l'autre sicaire à l'affût qui attendait de ramener son compagnon après le forfait.
15 octobre. 23H. Un jeune homme, Nguirayo Martin, est retrouvé mort dans le canal du quartier Am-Toukouin. Amené par la police à la morgue, ses parents déshérités, qui n'ont que leurs yeux pour pleurer, ont juste demandé que le corps soit déposé à domicile.
12 octobre. 7ème arrondissement. 21H58. Liking Adossa, rentrant sur sa moto, une Yamaha 100, est intercepté par deux hommes en tenue militaire. Contrôle de routine se dit-il. Il s'arrête, sort les pièces afférentes à l'engin et à son identité. Voilà que le deuxième «contrôleur», derrière la moto, lui flanque un coup fumant à la nuque qui l'envoie dans les nuages. Naturellement, sa moto disparaît avec les deux malfrats.
Dans la nuit du 8 au 9 octobre, Hassan Abdéraman Abakar, secrétaire aux relations extérieures de l'Association d'entraide pour la promotion des jeunes (Aepj) rentre tranquillement chez lui à bord de sa moto C75, TCB 5951B, au quartier Ridina (5ème arrondissement). Deux hommes en tenue l'interceptent. Il obtempère. Il évite une balle tirée de justesse, sa moto disparaît séance tenante. Ameuté par la détonation de l'arme, le voisinage met la main sur un certain Ahmat Kaboro, complice du voleur de la moto. Conduit à la gendarmerie, ce dernier dénonce son complice Mahamoud Hissein. La moto sera ramenée le lendemain à la gendarmerie, sans plaque minéralogi-que, ce qui explique que ce sont des professionnels qui opèrent. Malgré cette preuve tangible de culpabilité, les deux braqueurs ne sont pas inquiétés.
Quelques jours auparavant, au quartier Am-Toukouin, une famille a reçu une visite indésirable et également de nuit. Le couple infortuné est soulagé d'une bagatelle somme de 85.000 FCFA et d'un portable. Non satisfaits, les visiteurs passent à tabac leurs victimes avant de prendre le large.
10 octobre, au quartier Moursal, dans le 6ème arrondissement. Ngarhowel Mbaïnabé Serge, jeune employé au Novotel, déposé devant chez lui reçoit deux coups de couteau dont l'un à la clavicule qui lui est fatal. Il meurt sur le coup.
29 septembre. La morgue de l'hôpital général de référence nationale accueille le corps de Hassan Tobou, commandant de police. De sources hospitalières indiquent qu'il s'agirait d'un assassinat.
25 septembre. Le président du conseil d'administration de Chad petroleum company, le Soudanais Acheick Ibn Oumar, trouve la mort non loin du ministère des Affaires étrangères. Assassinat crapuleux ou règlement de compté? L'enquête suit son cours à la justice.
L'insécurité sévit aussi en province. L'usine de la Cotontchad de Pala est également braquée en août dernier. Quelque 262 millions de CFA destinés au paiement des cotonculteurs sont emportés par des malfrats qui ont agi en experts. L'enquête n'a toujours rien donné alors que des pauvres paysans subissent la hargne des éléments des forces de l'ordre déployés sur les lieux. Les «Dalton» circulent toujours et tranquillement.
Le 18 juillet dernier. En plein jour, des individus armés braquent à visage découvert la Manufacture des cigarettes du Tchad. Le Dg et son personnel sont tenus en respect et molestés. Faute de tomber sur la clé du coffre fort à cause du retard de sa détentrice, des téléphones mobiles sont emportés. Les brigands disparaissent. C'est le Tchad réel.
Loin d'être exhaustifs, ces quelques cas reflètent l'insécurité que vivent au quotidien les N'djaménois et partant les Tchadiens. N'Djaména est devenue une ville cruelle où tout le monde vit la peur dans le ventre.
Aucun des neuf arrondissements n'est épargné. Sur la tête du quidam ou celle du plus haut responsable, l'insécurité plane désormais comme une épée de Damoclès. De fait, les forces de l'ordre n'existent que de nom. Leurs interventions arrivent le plus souvent après que les forfaits aient été accomplis. Pourtant, un ministère de la Sécurité a été créé pour combattre le fléau. Au constat, le mal va crescendo, il dépasse le cap des larcins et vise des cibles précises. «Même dans sa chambre, on n'est pas sûr de voir un jour nouveau. Avons-nous un gouvernement qui songe à la sécurité des citoyens?», se plaint un N'djaménois. Une inquiétude partagée par tout un chacun. En effet, plus personne ne se croit en sécurité. Encore moins les institutions indexées à tort ou à raison de loger des masses d'argent susceptibles de devenir des prochaines cibles pour les malfrats.
Un tour au pavillon des urgences de l'hôpital général de référence nationale renforce les inquiétudes des N'djaménois. La main courante du pavillon en est une parfaite illustration. Il est rempli à 99% des cas des blessures dus aux bagarres, aux agressions de toute nature occasionnant mort d'homme. «A part les accidents de voie publique, nous n'enregistrons ici que les blessures dues aux bagarres, aux agressions», reconnaît un infirmer.
Rien de grave, circulez...
Dans les bureaux de la police et de la brigade des arrondissements de N'Djaména, les responsables semblent dire qu'il n'y a rien de grave, circulez... «C'est l'obscurité due aux délestages de la Stee qui est la cause des larcins qu'on décrie dans les quartiers», estime le chef de brigade de gendarmerie du 2ème arrondissement. Ses collègues des autres arrondissements rechignent à aborder le sujet avec un journaliste. Un comportement qui obéit à la logique du gouvernement qui a interdit la marche pacifique du Collectif des associations de défense des droits humains pour protester contre l'insécurité. Ainsi, l'insécurité n'émeut pas nos gouvernants. Au lieu de se voiler la face, ils doivent prendre la mesure .du mal et sortir des tiroirs les recommandations pertinentes du séminaire sur l'insécurité et l'impunité et aussi celles des états généraux de la justice. Pour leur stricte application.
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**Chers compatriotes bonjour!
Etant dans une situation ayant un climat doux, favorable et un peu libre hui, je me rejouis d'avoir l'idee d'avancer mon pt de vue sur cette bonne question. A prime a bord, je remercie bcp le gerant de ce site car ce site nous a appris bcp des secrets du pays. Ca fait longtemps que je consulte ce site mais je n'ai jamais essayer d'ecrire un mot car je n'ai pas vu un debat assez interessant. En outre, je ne veux pas raconter des betises (comme insulte' ou etre insulte'). Concernant cette question, si je comprends bien, elle est generale c'est pour ca je voudrais etre specifique puisque nul ne peut repondre a' toutes les solutions du tchad. En effet, je voudrais un peu parler sur l'histoire du tchad de mon petit niveau intellectuel. Si hui le Tchad est en retard dans tous les domaines c'est a' cause de la pauvrete' et de l'ignorance. Pourquoi je dis ca je m'explique: A l'epoque, au moment ou' Ourada etait le sultan du Ouaddai; c'etait justement dans les annee 1800. Qu'est ce que les Waddaien n'ont pas fait au centre du pays? Ils ont tue' et maltraite' les gens. Ils ont meme fait des esclaves. C'est pourquoi jusqu'a' hui, il y'a des femmes Waddaiennes qui disent "Ana Waddaye' Hourra" cela' veut dire "je suis une Waddaienne Pure". Je tiens a' vous informer que nous sommes au 21eme siecle; tout le monde est egal. 2ement; au tps de Tombalbaye et Malloum, les Sarah qui ont tente' d'etre superieur que les autres. Ils ont utilise' le bien de l'etat comme leurs heritage. En plus certains d'entre eux ont dit "Doum Koulla Doum" c'est a'dire "Tout musulman est un musulman".En ce tps, pour eux si tu es musulman on ne cherche pas de midi a'14h, tu es inferieur c'est tout. 3ement, au moment de Goukouni et Hissen, les Gouranes ont fait la meme chose. En effet, ils ont utilise' le bien du pays comme leurs propres bien. En plus, ils disent Birti a' certains gens. Ce mot Birti n'est pas une insulte mais ils generalisent tous ceux qui ne sont pas Gourane, Zakhawa, Arabe ou Sarah ils les appelent Birti. En tous cas c'est deja' une comparaison. 4ement, au tps de GUNT, les arabes ont trouve' un certain pouvoir. c'est vrai le PR c'etait Goukouni mais eux ils ne prennaient pas l'ordre du PR car ils obeissait que leurs Chefs (Acyl Aht Akhabass). En outre ils coiffaient le centre du pays. Ces derniers disent aux autres: Nouba, Abid... Nouba en sorte Negre et Abid = Esclave. Ils ont aussi tente' a' etre superieur.Mes chers freres pour prouver une superiorite' sur les aures freres c'est deja'l'ignorance. Meme le bon Dieu n'aime pas ca. 5ement, lorsque Mht Garfa etait Com-chef, les Tama disent "Mht Garfa koullou haadja baarfa" = "Garfa connait tout". En plus, ils s'amusaient entre eux en soi-disant "Idriss doutte' wala Garfa doutte'" et puis ce sont eux qui repondent "Idriss doutte' lakine Garfa koulou ilitto" = "Idriss est grand mais Garfa aussi n'est pas petit". Vous voyez combien de fois nous sommes complique's. A cause de notre ignorance on aime tj le pouvoir absolu sur les autres freres. Finalement, au tps de Deby, ca continue la meme chose. C'est vrai il y'a la democratie mais le bien du pays est tj mal gere'. Ce sont les Zakhawa qui dilapident ce bien. Et puis ils disent Hawanda presque a' tout le monde. Hawanda = Vaurient. Donc demain ca sera peut etre le tour de la famille de celui qui va venir au pouvoir. En conclusion, selon moi tous ceux qui font le pillage, les crimes, les insultes...ce sont les voyou et les ignorants. Si la personne est bien eduquee et cultivee il ne fait pas des mauvaises choses. Le grand probleme, nous n'avons pas bcp des cadres qui ont fait des etudes superieurs. Seulement que des brevete' qui occupent des bonnes places. Si on compte les etudiants universitaires, ils ne depassent pas 80.000 et puis 80.000 dans 8 million c'est seulement qu'1% de la population. Pour trouver une solution pour les problemes ethniques et tribaux du Tchad il faut qu'on aura au moins 50% des gens bien cultive' et eduque's. Je fini la' pour cette question mais je voudrais attirer l'attention a' mes compatriotes sur un autre sujet. Veuillez m'excuser d'etre tres long. En lisant les ecrits de mes freres je me suis apercu que ces 5 groupes s'insultent entre eux et je ne sais pas pourquoi. Les 5 groupes sont: Les Ouaddaiens, Sarah, Gourane, Arabe et Zakhawa. Je vous rappele que vous n'etes pas tchadiens plus que les autres tchadiens. En plus personne de vous n'est representant de son ethnie ici dans ce site. Et puis n'oublions pas que nous avons plus de 150 ethnies au Tchad. En outre en lisant le 1er message de ZBZ et d'AbdelAziz (un etudiant a' Bamako); ils disent qu'ils sont contents de leurs ethnies et ils aiment bien l'etre. Mes chers amis si vous l'aimier ou pas vous n'avez pas le Choix. Ce que le bon Dieu a destine' c'est destiner. Pour moi ca ce sont des pretextes pour prouver une certaine superiorite' sur les autres. Normalement, vous devrez dire cela' a' vos parents. C'est pas a' tous les tchadiens. Moi qui vous parle, vous ne me connaissez pas si j'appartiens a' ces 5 groupes ou pas mais vous n'aurez pas une reponse car ma conscience et mon education ne me permettent pas d'etre distingue' des autres tchadiens. Je m'excuse si par hasard j'ai mal reagi. Desole' egalement de certaines fautes comme C cedille puisque j'utilise une machine anglaise. Sur ce, je vous quitte. votre ami et frere Mahadjir fils etudiant au Mohawk college de Hamilton, Homme bilingue bientot trilingue A3xBKR dit avocat de tout le monde. A la revoyure et a' la prochaine fois. Sorry pour Carrefour 13
*SITE: Avec tous nos excuses votre article ne doit être inséré que sur cette page et non sur carrefour13 réservée aux solutions et non du passé amer. Salim
****Comme je l'ai dit dans mon courier précédent, le problème Tchadien a été résolu le 1er décembre 1990, par un groupe de patriotes Tchadiens avec à leur tête Idriss Deby, en chassant un sanguinaire qui n'a ni foi, ni loi. Depuis l'avènement du Mouvement Patriotique du Salut, plusieurs changements
ont survenu au Tchad. Je ne citerai que quelques uns:
_ Création de plus de quarante partis politiques de l'opposition, et de centaines d'Associations de la société civile,
- La tenue de la Conférence Nationale Souveraine, qui a regroupé pour la première fois les représentants du peuple en général, ( de l'interieur comme de l'exterieur )
- La mise sur pied de la Commission Électorale Nationale Indépendante La tenue des élections libres et transparentes de 1996 ( legislatives et présidentielles )
- Et sans oublier la noble réalisation tant attendue des Tchadiens ( l'exploitation du pétrole ) pour ne citer que ceux là, sans autant compter d'autres réalisations connues des Tchadiens (ennes) de l'interieur, telles que: Les infrastructures routières, les probèmes sociaux, l'adoption du statut
particulier des Enseignants et du personnel Médical et Social, l'installation des centres telephoniques dans plusieures provinces du pays, la liste est très longue...Malgrès tout celà, vous continuez à critiquer les oeuvres faites par nos dirigeants actuels, sans pour autant songer un seul instant qu'aucun régime depuis l'avènement de l'indépendance en 1960, n'a pu réaliser. De grâce, sortez de votre ingratitude et acceptez la main de la paix tendue par notre guide éclairé Idriss Deby, le sauveur du peuple. Celui ou celle qui décide de regagner la grande famille Tchadienne, pour qu'ensemble nous contribuons pour l'avenir du pays, peut le faire sans crainte. Pour plus d'information, contacter le Messie de la Paix à l'adresse
suivante:
Couriel: messie2@hotmail.com ou bien
Téléphoner au 1 800 MESSIE2 ( 637 7432 )
J'espère que ma noble mission sera comprise.
Le Messie de la Paix
Ontario, Canada
**Par repect de la liberté d'expression nous publions vos mensonges. Nous vous proposons en même temps un texte de la FIDH et un passage de l'ouvrage " Noir Silence ". Salim
**Tchad-Cameroun/ Pour qui le pétrole coulera-t-il ?
Publication le 21 juillet dernier d'un rapport de mission d'enquête de la FIDH. Pour vous procurer ce rapport, ou pour obtenir de plus amples renseignements, contacter : Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH)
17, Passage de la Main d'Or
75011 Paris-France
Tel : 00 331 43 55 25 18 Fax : 00 331 43 55 18 80
E.Mail : fidh@fidh.org
http://www.fidh.org
Le 6 juin dernier, la Banque mondiale a décidé d'apporter son soutien financier au projet d'exploitation et d'exportation du pétrole tchadien. Force est d'observer le caractè insuffisant des garanties fournies en l'état par les parties au projet, qui suscitent de nombreuses et légitimes critiques adressées à la Banque mondiale. Pourtant, un certain nombre de mesures simples peuvent encore être
mises en oeuvre pour assurer au projet une gestion transparente et proche des préoccupations des populations civiles. A la veille de la décision de la Banque mondiale de valider le projet, la FIDH avait attiré l'attention des admistrateurs sur le caractère déséquilibré du contrat passé entre le gouvernement tchadien et le consortium pétrolier (Exxon, Chevron, Petronas), auquel la Banque mondiale a apporté sa caution.
La FIDH détaille dans un rapport rendu public le 21 juillet 2000 tous les risques inhérents au projet.
Face à ces déséquilibres et irrégularités, la FIDH préconise que soient mises en place un certain nombre de mesures qui devront accompagner la réalisation du projet, afin d'en assurer un contrôle effectif.
**Tchad: pétrole et dictature
Nous maintenons avec une totale clarté les liens qui nous attachent de longue date à des pays amis, pour autant que ceux-ci le souhaitent. je parle des accords de défense contre les menaces extérieures, mais je parle aussi de nos forces prépositionnées dans différents pays africains» J.Chirac, discours du 27/11/98 au Sommet du Louvre.
Gaston Mbainaibey est le chef de canton de Goré, dans la région de logone occidental, au sud du Tchad. Au début du mois de mars 1998, il reçoit une convocation du sous-préfet de Benoye pour le mercredi 11. La convocation précise qu'il doit être accompagné des quinze chefs de village de son canton. Gaston Mbainaibey les prévient. Au jour dit, ils sont tous autour de lui, attendant le sous-préfet. trois véhicules militaires surgissent. Les soldats embarquent aussitôt les chefs au bord du fleuve Logone, les lient les uns aux autres par une corde et les fusillent. Gaston Mbainaibey, épargné, doit assister à l'exécution de ses amis. Leur forfait accompli, les militaires reconduisent chez lui le chef de canton, l'installent sur son siège traditionnel et le passent par les armes 1.
Comme le résume le mémorandum d'une coalition d'opposants: "la politique délibérée du président Déby consiste en l'utilisation systematique et ouverte de la liquidation hysique comme moyen de résolution des contradictions politiques" Et de rappeler quelques exemples significatifs :
**En décembre 1990, dès l'arrivée au pouvoir d'Idriss Déby, le commandant Demtita Ngarbaroum, l'un des officiels les plus intègres et les plus compétents, est enlevé et assassiné par des militaires proches du Président.
**Pendant les premières années de règne du MPS (le parti de Déby), des centaines de N'Djamenois sont abattus en pleine rue; leur crime : ils étaient propriétaires de motocyclettes japonaises très cotées sur les marchés de la région soudanaise du Dar Four dont sont originaires la plupart des combattants qui avaient porté Déby au pouvoir.
**Octobre 91 : des centaines de militaires et de civils sont massacrés en plein jour; leur crime : ils sont originaires de la même région que le numéro2 du régime, lequel, selon les rapports de la Police politique, était plus populaire que Déby lui-même.
**janvier 92 : l'un des rares avocats tchadiens Maitre Behidi est assassiné. Son crime : en tant que vice-président de la ligue tchadienne des droits de l'homme, il avait eu (...), au sortir d'une audience avec le Président Déby, l'outrecuidance de demander l'arrêt des...assassinats.
**Février 92 : Mamadou Bissou, un cadre brillant, compétent, honnête et foncièrement pacifique,(...) est rnitraillé dans sa chambre à coucher devant son épouse et ses enfants cours d'une tentative d'arrestation; son crime: la rumeur le tient pour être le rédacteur du programme de l'un des politiques qui venaient d'être légalisés.
Cette année même année voit le déclenchement d'une serie ininterrompue de massacres, de viols..(Archives) |