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****5 Décembre 2003 **La Rca ne sera jamais le royaume Zakawa avec le Darfour
La situation est grave, voire dramatique, le risque de catastrophe humanitaire est imminent mais le président tchadien Idriss Deby et son gouvernement se taisent. La situation est critique dans la région soudanaise du Darfour (ouest), en proie à une rébellion depuis février dernier, et le "risque de catastrophe humanitaire est imminent".
Cases éventrées au napalm et à l'obus, carcasses d'animaux et d'hommes calcinés jonchant le sol, désolation et détresse des réfugiés affamés, voilà le spectacle qu'offre le Darfour, à l'est du Tchad.
Des dizaines de milliers de réfugiés, plusieurs milliers de têtes de bétail emportées par les Djanjawides, ces redoutables milices soudanaises, des centaines de morts suite aux bombardements (gouvernementaux) successifs et meurtriers des localités de Tiné,
Abougamra, Koulbous.
L'armée islamiste soudanaise n'est que partiellement mêlée à cette guerre où elle se contente de jouer le beau rôle qui consiste à nettoyer le terrain avec des bombardements au napalm et à laisser le sale boulot aux Djanjawides, milices composées de
mercenaires (soudanais) Dadjos, Fours et Arabes.
Leurs missions: terroriser les Zaghawa et les Massalit (ndlr: ethnies à cheval sur le Soudan et le Tchad), les bouter hors du territoire soudanais. Khartoum, malgré les deux accords d'Abeché (avec la rébellion) et une conciliation de façade affichée par son Premier ministre, semble décidé à en découdre avec les ressortissants Zaghawa du Darfour en pratiquant la politique de la terre brûlée.
Le président tchadien Idriss Deby et son gouvernement ont raison de se taire. Même si le gouvernement soudanais a violé les accords d'Abeché 1 et 2, même si les incursions soudanaises au Tchad sont fréquentes, Khartoum n'est pas Bangui et l'armée soudanaise est loin d'être l'armée centrafricaine.
Bozizé, a quitté Bangui mercredi soir à destination de Khartoum. Quelques heures seulement apres les gestes humiliants de Déby a son encontre au cours du défilé devant marquer l'indépendance de la Centrafrique.
Il faut noter que l'arrivée du Président Déby a été précédée dans la matinée par un avion militaire, qui a acheminé dans la capitale centrafricaine son véhicule de commandement et ses éléments de sécurité. Le chef de l'Etat tchadien, qui foulait
pour la première fois le sol centrafricain depuis l'arrivée au pouvoir de son protégé le général Bozizé, démontre à travers ces petits détails à quel point il méprise les dirigeants visiblement dénués de toute notion de fierté, de cette Centrafrique qui lui
est acquise presque entièrement depuis le 15 mars 2003.


***Les soldats centrafricains totalement demoralises ?
Depuis qu'ils savent que Bozizé ne pourra jamais lever le petit doigt pour les défendre face aux terribles soldats zakawa (Zaghawa) du président le plus aimé de la terre son excellence Idriss Deby, les militaires centrafricains désormais désarmes ont le bleu a l'ame.
Au début de l'occupation tchadienne de Centrafrique les gens se mentaient. Certains parlaient de "libérateurs", de "patriotes" en faisant allusion a ces mercenaires sans foi ni loi qui écumaient les provinces centrafricaines avant d'échouer a Bangui.
Mais la population civile a vite compris que meme Bozizé était pris à partie régulierement, comme le jour ou les milices zakawa s'étaient mutinées et avaient sequestré Bozizé, empêchant l'autoproclamé toute la journée du samedi 18 octobre 2003, de sortir de sa résidence du pk 12 de Bangui. Comme il n'y a jamais deux sans trois, cette fois-ci en plein défilé militaire d'une hypothétique fete de l'indépendance, les
zakawa ont désarme les militaires centrafricains, y compris les gardes du corps centrafricains de Bozizé lui meme.
Quel est donc l'intéret de démeurer soldat si l'on est désarmé devant le commandant en chef, ministre de la défense sans qu'il leve le petit doigt ?
Les soldats centrafricains sont totalement démoralisés.

**Une alliance Bozizé-Béchir contre les zakawa de Déby au Darfour ?
L'humiliation publique de Bozizé et des officiers supérieurs de l'ancienne armée centrafricaine en plein défilé militaire censé marqué l'indépendance de Centrafrique a passablement énervé les amis francais de Bozizé. Ces derniers se rendent compte que chaque jour qui passe voit Déby renforcer son emprise sur l'ancienne Centrafrique. L'émérite et invincible président Idriss Déby a renvoyé dans leur forêt profonde les sauvages Bongo et Sassou, avec leur lot de fievre Ebola.
Si les vaillants guerriers zakawa (Zaghawa) font pisser de peur Bozizé à Bangui, au Darfour à la frontiere entre le Tchad et le Soudan les choses sont plus compliquées pour eux. La-bas ce sont eux qui sont les victimes des milices ultra-islamistes de Béchir, l'esclavagiste de Karthoum.
Qu'on en juge donc : "Des dizaines de milliers de réfugiés, plusieurs milliers de têtes de bétail emportées par les Djanjawides, ces redoutables milices soudanaises, des centaines de morts suite aux bombardements (gouvernementaux) successifs et meurtriers des localités de Tiné, Abougamra, Koulbous. l'armée ultra islamiste soudanaise se contente de jouer le beau rôle qui consiste à nettoyer le terrain avec des bombardements au napalm et à laisser le sale boulot aux Djanjawides, milices composées de
mercenaires (soudanais) Dadjos, Fours et Arabes. Leurs missions: terroriser les Zaghawa et les Massalit (ndlr: ethnies à cheval sur le Soudan et le Tchad), les bouter hors du
territoire soudanais" assure l'hebdomadaire tchadien indépendant Notre Temps dont un journaliste s'est rendu sur place le mercredi 3 decembre 2003."
Les francais néo-coloniaux ont vite fait le tour de la question et zoum !, voila Bozizé dans un avion pour Karthoum le 3 décembre 2003.
Partant de l'assertion "l'énemi de ton énemi est ton ami", Bozizé et le trafiquant islamiste de diamant à Anvers Meckassoua sont partis se prosterner devant le grand muezzin Béchir, grand diviseur du soudan.
Bechir Akbhar, Bechir Akbhar ....Heureusement pour l'invincible et immuable Idriss Déby, les soudanais ont méprisé le couple d'infideles Bozizé-Meckassoua : pas même une déclaration commune dans aucun journal soudanais.Al Béchir n'a même pas daigné recevoir ces mendiants d'un nouveau type, venu tres en retard sur le ramadan.
Une alliance Bozizé-Béchir contre les zakawa de Déby au Darfour est elle possible ?Non.
Bozizé et ses amis de la "racaille francaise" ruminent un autre coup aussi fumeux.

***Le coup de Déby : le silence à Bangui est un aveu d'impuissance
Jamais depuis le 15 mars 2003, suite à l'entrée des rebelles centrafricains sur les capots des chars des zakawa de l'omniscient Idriss Déby, on a vu un silence aussi gené à Bangui.
Le weekend dernier a révélé un rapport de force écrasant au bénéfice des forces tchadiennes à Bangui. Les "gbaya boys" de Bozizé desarmés publiquement, le grand libérateur Idriss Déby indique par la que c'est lui seul qui décide qui a le droit de
porter la force et le pouvoir dans sa province australe. Le chef d'Etat major de l'armée centrafricaine a tellement baissé la tete depuis le 1er décembre 2003 devant les zakawa, que maintenant sa tete risque de tomber définitivement. Et comme dans une pareille situation ce sont toujours les subalternes qui trinquent. Le chef de l'armée centrafricaine et ministre de la défense, président autoproclammé s'apprete à signer un decret de cassation des officiers de l'Etat major.
La seule chose qu'il ne pourra pas faire sera de les deshabiller en présence de Lamine Cisse avant de les sanctionner pour manquement grave et abandon de matériel de guerre.
Car il faut bien le dire, abandonner aux mains de zakawa des armes de guerre repertoriés à la poudriere nationale est un acte grave et séverement puni par le code militaire.
Mais comme l'abandon de ces matériels de guerre s'est fait en public et devant le ministre centrafricain de la défense et du président putchiste autoproclammé, les observateurs se demandent comment Bozizé pourra couper les cheveux en quatre.
Le coup de Déby pour désarmer les "gbaya boys" provoque le silence à Bangui, ce qui est un aveu d'impuissance de Bozizé face à l'invincible et guide émérite IdrissDéby.


***Peut on donner 5 étoiles a un général qui laisse désarmer ses hommes sans réagir?
Il n'y a pas si longtemps Bozizé réunissait une bande d'étudiants attardés à Bangui autour de boissons alcoolisées et de boucs grillés pour une causerie.Au cours de ce que Bozizé désignait par "dialogue national", certains de ses rares supporters, sous l'effet de l'alcool frelaté avaient recommandé de faire de ce général 3 étoiles un généralissime à 5 étoiles. La raison avancée : "Pour avoir conduit une opération militaire de grande envergure ayant réussi à libérer le territoire de Centrafrique des troupes étrangeres d'occupation" (sic).
Mais l'invincible Saladin de l'Afrique centrale, le chef supreme de l'armée tchadienne, le commandant en chef des forces tchadiennes, le commandant de la force de frappe tchadienne qui a réalise le putsch du 15 mars 2003, le général Idriss Deby, commandeur des croyants et descendant en ligne directe de Mahomet connait tres bien les dessous de la "guerre de Bozizé".
C'etait le président du Tchad qui avait expulsé Bozizé vers Paris apres l'échec des attaques du 25 octobre 2002. C'était encore lui qui a re-expulse Bozize quelques semaines plutard, toujours vers Paris. Enfin c'est encore lui qui, une fois ses troupes dans Bangui a envoyé un avion récuperé Bozize pour le déposer à Bangui et en faire son préfet de la province sud du Tchad.
Donc le président Idriss connait tres bien Bozizé et sait qu'il ne vaut pas un cacahuete en matiere de stratégie militaire.C'est ainsi que, le 1er décembre 2003 à Bangui, en plein défilé militaire les hommes de Déby désarment ceux que Bozizé croyaient
etre son armée.Sans arme plus d'armée, et sans armée pas de général d'armée.
CQFD.
Peut on donner 5 étoiles a un général qui laisse désarmer ses hommes sans réagir ? Le président Idriss Deby est réellement un fin stratege et un messie de la paix sur cette pauvre terre d'afrique centrale.

(be-africa)


** (Le Figaro-envoyé spécial Arnaud de La Grange ) Bangui, ventre mou de l'Afrique centrale
Le ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie, Pierre-André Wiltzer, vient d'effectuer une visite en Centrafrique, pour y faire le point sur le processus de transition.
Dehors, dans la moiteur de la soirée centrafricaine, une compagnie de soldats défile en s'égosillant. Une mélopée virile, entre le chant de piroguiers et le répertoire martial. Ils sont gabonais, congolais ou tchadiens, et bivouaquent près de l'aéroport de Bangui. Sur la manche de leurs treillis, un beau brassard jaune avec un acronyme, Cemac, pour
Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale. L'organisation régionale a dépêché une force de 380 hommes pour endiguer le chaos centrafricain. Des contingents financés et soutenus logistiquement par la France, qui a déployé 200 hommes à leurs côtés.
Rétablir la sécurité sur un territoire plus grand que la France et candidat sérieux au Guiness Book – chapitre coups d'État et mutineries – relève de la gageure. «A Bangui, mis à part encore quelques règlements de comptes ou braquages, la sécurité est rétablie, commente le contre-amiral gabonais Mavoungou, mais, même si nous menons parfois des missions à l'intérieur du pays, nous ne pouvons y faire grand-chose avec nos effectifs. Dans le Nord notamment, les coupeurs de route et les voleurs de bétail font la loi. Il
faudrait au moins doubler nos effectifs.» Un avis partagé par tout le monde ici.
Dans la salle des opérations de la force, une poignée de colonels, issus des trois pays contributeurs, présentent leurs missions. Un officier sort du lot. Le Tchadien. Il a le physique mince et fiévreux des guerriers des sables. Et lui ne pratique pas la langue de bois. «Nos hommes sont les mieux placés pour intervenir ici. D'ailleurs, les libérateurs sont descendus du nord, de la frontière tchadienne», lance-t-il. Factuel et sans appel. Le nouvel homme fort de Centrafrique, le général Bozizé, a déboulé des confins nordistes le 15 mars dernier, avec une horde de rebelles centrafricains et de sicaires tchadiens, pour mettre à bas le régime du président Ange-Félix Patassé, dit «AFP». L'histoire de ce coup de force, qui n'a guère chagriné Paris tant les relations avec Patassé s'étaient
dégradées, est étonnante. Quinze jours auparavant, le président tchadien, Idriss Déby, était à Bangui pour rassurer le chef de l'Etat centrafricain. Celui-ci avait retrouvé assez de sérénité pour se rendre à un sommet régional. Au retour, son avion n'a jamais pu atterrir, l'aéroport ayant changé de mains...
Aujourd'hui, le régime du président Bozizé vit sous parrainage tchadien. Devant la présidence, les hommes qui arment les pick-up dardés d'affûts aériens sont des soldats d'Idriss Déby. L'affaire centrafricaine est une des premières manifestations des nouvelles ambitions régionales du Tchad. Idriss Déby avait déjà la meilleure armée de la région, aguerrie par des décennies d'incessants rezzous. Il commence aussi à avoir l'autre élément de la puissance, l'argent, celui du pétrole qui coule désormais dans le sud du pays. Tout cela pour le plus grand déplaisir du colonel Kadhafi, qui soutenait Ange-Félix Patassé.
Ce changement de donne dans un pays de 3,5 millions d'habitants pourrait relever de l'insignifiance géopolitique. Seulement voilà, la géographie en a décidé autrement. «Il serait dangereux de laisser sombrer dans l'instabilité un pays situé au coeur de l'Afrique et frontalier avec tant de régions sensibles, que ce soit au Soudan, au Tchad ou au Congo», commente Pierre-André Wiltzer, ministre français de la Coopération venu
lancer quelques signaux d'encouragement, alors qu'un «dialogue national» vient de se conclure. Des élections sont prévues fin 2004-début 2005 pour mettre fin à la période de transition. C'est à cette condition que Paris avait accepté de reprendre rapidement sa coopération avec un gouvernement issu des armes.
L'Union européenne vient de faire de même. «La priorité est de mettre des experts à la disposition de Bangui pour remettre en route les administrations et pouvoir monter les dossiers à présenter aux institutions financières internationales», poursuit Pierre-André Wiltzer. Le travail est considérable. La collecte fiscale et douanière reste dérisoire, alors que le pays possède quelques sources de revenus non négligeables, le bois et le diamant, notamment. Paris a dû encore récemment assurer les fins de mois
des fonctionnaires.
L'autre urgence, c'est la sécurité. «C'est pourquoi nous soutenons la Cemac et que nos soldats ont entrepris la formation de trois bataillons centrafricains», explique encore Pierre-André Wiltzer. Un officier français, le général Pérez, a été nommé conseiller défense à la présidence. «Le gros problème est de gérer les «libérateurs, explique le général sénégalais Lamine Cisse, représentant du secrétaire général de l'ONU en
Centrafrique, il ne faudrait pas que subsistent ces groupes armés semi-autonomes, alors que les tensions vont inéluctablement augmenter à l'approche des échéances électorales.» En descendant vers le sud depuis le Tchad, le général Bozizé a ramassé tout ce qui pouvait porter fusil. Et les «libérateurs» ou «patriotes» sont un turbulent amalgame de rebelles des confins tchadiens, d'anciens soldats centrafricains ou de simples malfrats.
Ils se croient tout permis, surtout le pillage, et demandent à Bozizé le prix de leur victoire.
Du fond de son exil togolais, le président Patassé est persuadé de revenir au pouvoir. Logique pour quelqu'un qui est persuadé de le détenir de Dieu. «La République centrafricaine est le nouvel Israël et Bangui la nouvelle Jérusalem, a-t-il un jour déclaré, c'est un pays où couleront le lait et le miel.» Vu des rues écorchées de Bangui, cette logorrhée messianique prend des accents de délire obscène.
Source : http://www.lefigaro.fr


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