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Côte d'Ivoire: Salut, Ô pays de l’hospitalité….

L’escalade de la violence quasi récurrente qui secoue la basilique de Yamoussoukro ne peut surprendre que ceux qui veulent l’être… Comme un train de la RAN (Régie Abidjan/Niger) que le plus aveugle de tous peut facilement toucher des doigts lorsqu’il rentre dans la gare Bobolaise, nombreux et impuissants, sommes- nous de ces témoins à voir la Côte- d’Ivoire chavirer graduellement vers un radicalisme déroutant… En effet, au lieu de briller comme cette perle des Lagunes Ebrié, l’havre de paix léguée par Feu Houphouët- Boigny vacille de plus en plus tel un éléphant ivre après une gloire éphémère aux relents de beuverie insouciante…

Dans leur écrasante majorité, les ivoiriens ne s’imaginaient sûrement pas que leurs commentaires hilares des folies meurtrières des proches et lointains voisins pourraient tout aussi éclore sous leurs propres toits…. C’est certainement à leurs corps défendant qu’ils assistent aujourd’hui à une certaine dérive sociale avec pour acteurs principaux d’autres ivoiriens tout aussi fous que les égorgeurs tchadiens, les serial killers libériens, les Fedayins algériens, les Ninja congolais ou les génocidaires du Rwanda et Burundi…

C’est dire que l’état de nos sociétés ne tient qu’au comportement citoyen de chacune de ses composantes nationales : le malheur ou le bonheur de nos peuples relève donc de l’impulsion qui est donnée au départ à nos échanges intercommunautaires et comportements individuels… En Afrique, beaucoup font fi des rapports sociaux les plus infimes qui deviennent à la longue la cause même de leur décadence : une insulte inopportune, une plaisanterie déplacée peut ainsi mettre le feu aux poudres si rien ne prédisposait les interlocuteurs à accepter le dialogue dans tous les cas de figure…

Deux états d’âme nés de ce simple fait guideront désormais toutes les perspectives de promiscuité possibles : comme si cette évidence suffisait, les autochtones d’aujourd’hui se targuent de l’antériorité de l’occupation du terrain… ; tout naturellement, les nouveaux occupants sont relégués au rang de vulgaires allogènes n’ayant droit à rien !

Or, tant les premiers que les seconds viennent d’ailleurs mais à des occasions plus ou moins différentes. Peut- être par décalage horaire ou tout simplement par une halte technique sur la voie des mouvements migratoires des Peuples d’antan, les uns et les autres ont dû arriver à tour de rôle et à des dates parfois rapprochées sur un site convergent… Si tous conviennent que la terre appartient aux premiers occupants, ce principe s’éclipsera avec la formation des Etats modernes pour être enseveli dans le creuset du panafricanisme….

D’ailleurs, le gigantisme de la Basilique de Yamoussoukro est là pour rappeler que la terre n’appartient en fin de compte à personne ; c’est en fils de Dieu que les différentes communautés sont appelées à y cohabiter mais en consentant chacun des efforts de mutuelle acceptation ! Avec l’engagement avéré de Feu Houphouët pour une Afrique libre, unie et forte, l’on a cru un temps que ces vœux chers allaient enfin devenir une réalité pour servir de locomotive à une véritable homogénéisation de nos disparités socioculturelles à l’échelle continentale.

Hélas ! Le Travail dans l’Unité et la Fraternité qui fondent la philosophie républicaine- même du pays de l’éléphant ne vaut plus que par un souvenir ancien dont le récit pourrait commencer par il fut un temps…

En effet, il fut un temps où la toute petite Haute- Volta à la peau dure et la grande Côte- d’Ivoire au pied d’argile faisaient corps commun au nom d’un découpage qui, il faut au moins le reconnaître, tint amplement compte de la similitude des composantes sociologiques frontalières des deux pays. Bien qu’une scission donna lieu dans les années 60 à deux Etats souverains, la nature pèsera toutefois dans le rapprochement de ces jeunes Nations : c’est ainsi que par un accord solennel, le Président Maurice Yaméogo exhorta ses concitoyens à une immigration massive chez le voisin du sud économiquement plus nanti. Le Président Houphouët ne rechigna pas, lui, à ouvrir grandes les portes de son pays pour accueillir les milliers de bras valides et bon marché provenant de la Haute- Volta pour bâtir ce qui fait aujourd’hui la fierté des Ivoiriens…

Au fur et à mesure qu’ils s’affirmeront, ces intérêts réciproques initialement si purs et si sincères se mueront en un moyen de domination ou d’affirmation qu’on n’hésita pas à brandir selon qu’il profitera à l’une ou l’autre partie… Et quand, sous prétexte de défendre une certaine équité envolée ou une prétendue logique de l’espèce, des opportunistes se saisirent de ces timides velléités, le pire a été très vite atteint…

Les deux premiers Souverains n’en voulaient pas tant ! Connaissant les origines paysannes de ces braves hommes qui, comme la plupart de ceux de leur génération, sont modelés par de fortes considérations morales et éthiques, nul ne peut douter de la sincérité de leurs appels respectifs. Malheureusement, les errements qui surviennent généralement de l’apprentissage de la gestion combien délicate des entités étatiques modernes a donné lieu à des habitudes que d’aucuns s’évertueront à juguler avec peine : Le mal s’enracinera pour créer un schisme social face auquel les discours conciliateurs et autres sursauts de nationalisme ne produiront qu’un effet de feu de paille !

Dès lors, se dégagent plusieurs niveaux de responsabilité : tout d’abord, annihilés par les effets enivrants d’une croissance due à une agriculture essentiellement aux mains d’expatriés, les ivoiriens n’ont toujours pas fait preuve de jugement responsable pour susciter une prise de conscience appréciable aux moments voulus… Par exemple, lorsque l’on sait que des centaines de groupes ethniques vivent dans la plupart des pays africains, rejeter le voisin Mossi ou l’Anago d’à- côté pour s’attaquer à l’ensemble des Voltaïques et Nigérians procède d’une absence absolue de réalisme… De même, soutenir que les étrangers pillent le pays sans tenir compte des échanges de prestations qui défavorisent habituellement ceux- ci, ne peut guère résister à un minimum de bon sens…

Par réaction quelque peu incontrôlée, ceux considérés comme des intrus resserreront davantage les rangs au lieu de s’ouvrir aux autres. L’Histoire rappelle que la Rome antique tout comme les diasporas juives payèrent cher la vie grégaire qu’ils crurent judicieux de mener face à la hargne de leur entourage… La réussite dans les affaires exacerbera le voisinage au point où la cohabitation devint de plus en plus difficile. Parallèlement, grandit la suspicion et, les instincts de conservation plus éveillés que jamais… L’entassement de ces diasporas dans les quartiers périphériques ou ghettos spécialement réservés crée une auto- exclusion de fait : les pogroms des escadrons de la mort sont souvent précis et les bilans lourds…

Viennent ensuite ceux des spectateurs présumés neutres qui n’ont jamais apprécié l’attitude de suffisance qu’affichent les ressortissants du pays de la banane, du café et du cacao… Même si les tensions vives qui émaillent les rapports sociaux ci- hauts décrits pouvaient un jour s’estomper d’elles- mêmes, il faut relever que cette dernière frange a particulièrement prié pour la ruine du pays… Bénéficiant d’une relative sécurité due à leur éloignement par rapports aux différents foyers de tension internes, les observateurs n’ont de cesse attisé à bonne distance les rancoeurs, ravivant la haine et l’intolérance… Les interventions et intercessions de ceux- ci sont en amont et en aval empreintes de cynisme, les cataloguant d’office comme partisans de telles ou telles autres tendances !

En revanche, si les implications intéressées de l’extérieur ne font l’ombre d’aucun doute, il n’en demeure pas moins, question d’éthique oblige, de relever que les Ivoiriens ne doivent pas non plus continuer à jouer au Ponce Pilate en se dérobant de leur responsabilité première dans la décadence de leur propre pays.

En exergue, la cassure tant sociocommunautaire que territoriale entre le Nord et le Sud ivoiriens que des pyromanes internationaux s’apprêtent à consacrer en une 16ème parallèle qui divisa naguère la République du Tchad, est indubitablement la somme d’une politique nationale de rejet perpétuel de l’autre ; le tout doublé d’une instrumentalisation confessionnelle prônée dans les deux camps : tantôt, Ouattara clame qu’on n’interdit aux Nordistes d’accéder au pouvoir ; Gbagbo prétendra tantôt qu’un intégrisme islamique rampant cherche à arracher le pouvoir aux mains des chrétiens…
Comme on peut le constater, aucune de ces déclarations partisanes ne s’attardera sur l’intérêt supérieur d’une nation ivoirienne en quête éperdue d’unité et de repères crédibles dans la diversité… Les non Ivoiriens essuieront, eux, les plâtres dans cette querelle de cochers ! Est- ce à dire qu’au pays de Houphouët, ce sont les autres qui ont toujours tort ?! C’est pourtant cela qu’on veut faire gober à plus d’un !

Confortés par une ambiance internationale en constante dégradation, les amis traditionnels de la Côte- d’Ivoire, eux- mêmes, mettront plus de temps que d’habitude pour jouer aux sapeurs pompiers sur une scène nationale en pleine déflagration ; les alibis d’interventionnisme humanitaire qui cachaient autrefois l’urgence de préserver des intérêts colossaux, disparaîtra cette fois- ci devant l’imbroglio du dossier… Abandonnés à leur détresse, les Ivoiriens n’auront plus que leurs yeux pour pleurer, tant leurs fils jadis pacifistes se sont aujourd’hui métamorphosés en redoutables éventreurs… Le cœur et le sourire n’y étant plus, les occasions de Mapouka endiablé deviennent elles- mêmes rares et, les intimités de moins en moins exhibées !

Ainsi, le mépris des Ivoiriens a fini par créer l’hostilité des allogènes... Moins avertis, ces derniers se sont laissés aveugler par la haine à cette heure fatidique où de tels excès ne sont pas permis. Ne dit- on pas que la violence est un refuge pour les faibles qui manquent d’arguments… Au moment où la diaspora Burkinabé d’Abidjan ou de Bouaké en a suffisamment capitalisés, cette voie paraît moins indiquée ! Le rapatriement forcé de nos compatriotes constitue certes un manque à gagner important pour les économies des pays intéressés ; mais il s’avère que des biens accumulés après tant d’années de sacrifices, de privations et de sevrages de tous bords, se sont envolés un bon matin en fumées ; d’autres ont été tout simplement confisqués par des mécanismes officiels, concoctés spécialement pour entériner l’arnaque…

La légitime ambition des Ivoiriens visant à remplacer les étrangers aux affaires reste somme toute louable ; mais réussiront-ils autant que ces gueux qui, arrivés les mains nues au pays de leur rêve, entreprirent de s’y élever socialement par les sacrifices que l’ont sait ? Houphouët l’avait compris dans les années 1970 : le Concept d’Ivoirisation des cadres, ne pouvait transformer des parfaits bureaucrates routiniers en producteurs actifs. Nous demeurons convaincus que ce n’est pas demain qu’on amènera les Ivoiriens à troquer leurs cravates et stylos à billes contre des haillons et des machettes…

Tour à tour, le Présidents Bédié et Guéi Robert failliront lamentablement en voulant défendre une Ivoirité aux contours assez flous : le mur de la stupidité sera franchie lorsqu’on s’égosillera sur les origines de Ouattara sans s’interroger sur celles encore récentes du Groupe AKHAN dont est issue la plupart des défenseurs inconditionnels de ce concept abêtissant à l’heure des grands rassemblements régionaux et sous- régionaux…
Après avoir induit ses prédécesseurs à l’erreur, Laurent GBAGBO n’avait plus d’autre choix que de manœuvrer à visage découvert. Tenant le taureau de la division par les cornes, il ira jusqu’au bout de cette logique saugrenue qui mine son pays de l’intérieur et le piège de l’extérieur. Opposant, ce grand activiste politique avait la vue aiguisée et le verbe critique pour s’attaquer à un certain Félix Houphouët- Boigny dont les gabegies choquaient tant…

Aujourd’hui Président de la République, il s’acharne sur tous ceux qui contestent ses pratiques médiévales de gouvernance ; foulant aux pieds les droits les plus inaliénables des Patriotes et refoulant systématiquement les aspirations initiales du Trotskiste qu’il fut : tout porte alors à croire que le pouvoir a fini par émousser la pensée de ce premier opposant qui aurait pu, à lui seul, galvaniser les masses responsables pour une refondation démocratique de la Côte- d’Ivoire… Fini le temps du militante frénétique : maintenant silence, on s’empiffre !

Le Syndicaliste- Président ne peut tout de même pas retomber aussi bas que ses compères africains convertis à cette politique politicienne qu’ils ont pourtant farouchement combattue lorsqu’ils étaient sur l’autre rive… Sinon, comment comprendre son refus délibéré de traduire en acte politique salutaire pour son pays les accords de Marcoussis qui sont l’expression libre de toutes les parties impliquées dans ce conflit à rebondissements multiples ?….

Les tergiversations des Forces Nouvelles et du reste de l’Opposition d’une part, et le camouflet de Laurent GBAGBO dans la nomination unilatérale du Ministre la Défense Nationale et de celui de l’Intérieur en violation flagrante du consensus ci- dessus d’autre part, sont autant de puérils balbutiements de nature à compromettre durablement les maigres concessions dont chacune des parties revendique sans honte la paternité...

Tous savons que c’est à partir de la rue que le Président ivoirien s’en est allé à la conquête de la Magistrature Suprême… Cette même rue que les leaders d’opinion ivoiriens considèrent de plus en plus comme un mode de mobilisation politique de premier choix, ne peut malheureusement plus prendre conscience des enjeux nationaux chaque jour plus complexes ; parce que la rue s’est engluée dans des schémas ségrégant... N’oublions pas qu’elle se compose aujourd’hui de vandales et aigris de tous poils qui excellent dans l’art de jeter leurs fiels sur les supports mêmes de la Patrie. En un mot, ce sont des Patriotes organisés dans le seul but de tout casser : édifices publics, espoir national, amours propres, fondements républicains y compris !

La scène politique ivoirienne, on le sait, est un outrage à la conscience nationale parce que truffée de ces dinosaures qui se succèdent à eux- mêmes depuis les temps immémoriaux du RDA et du PDCI- RDA ; frappée de sclérose manifeste, elle s’est montrée incapable d’innover des stratégies adaptées afin de juguler les moindres dérives sociales, voire de répondre aux attentes sans cesse nombreuses et illimitées des populations en proie à une modernité pervertie…

Il n’est donc pas besoin de rappeler que c’est cette classe de dirigeants d’un autre âge-là qui a ruiné prématurément la Côte- d’Ivoire dans son envol socio-économique alors que tous les agrégats prédisposaient ce pays à un développement de longue haleine ! Aussi, l’implication active des jeunes émules dans la perpétuation de la crise actuelle se présente- t- elle comme une des conséquences indubitables de cette politique- confusion entretenue à dessein pour recréer, sur les traces d’anciens fossoyeurs du peuple, une nouvelle génération de sangsues zélées…

A force de singer les Occidentaux et principalement l’homme blanc, les Ivoiriens en sont amenés à haïr leurs semblables négro- Africains… Par la contrainte de l’autodestruction, l’Ivoirien jadis imbu de sa chétive personne, n’a aujourd’hui d’autre choix que de réapprendre tout d’abord à aimer les habitants des pays qui leur accordent, malgré tout, droit d’asile et moyens d’exil ; ceux- là même qu’ils narguaient il y a peu… Le voile de la cécité levé, cette crise de portée hautement pédagogique aura le mérite de repeupler la Côte- d’Ivoire de citoyens plus éprouvés, donc forcément plus conséquents !

Dommage que les défenseurs traditionnels de l’idéal national ivoirien ont sombré depuis peu dans un surprenant mutisme au moment où la dénonciation devrait prendre tout son sens. Parmi ceux-ci, Alpha Blondy, ce disciple de Nana Houphouët, redouterait- il lui aussi le très sinistre escadron de la mort ou, le temps est- il venu pour que ce chanteur d’habitude engagé s’atèle à la comptabilité du patrimoine qu’il a amassé en chantant les louanges de Boigny- JAH… Heureusement que des très courageux artistes comme Tiken Jafakolly et l’Union des musiciens ivoiriens sont là pour donner aux spécialistes de la géométrie variable l’exemple de totale fidélité envers les idéaux de la Patrie menacée de péril grave !

Nous manquerons fatalement à notre devoir qui consiste à briser le mur de la méfiance que certains esprits malins ont dressé entre les peuples frères de Côte- d’Ivoire et du Burkina Faso par vengeance gratuite ou par méchanceté pure… Mais en dépit de tout, nous voulons nous persuader que c’est sans nul doute par ignorance avérée… Il ne serait donc pas vain de revenir un tant soit peu sur le cas des Burkinabé : Par exemple, ici chez nous, le danseur suit le rythme du tambour ; alors que là- bas chez eux, c’est plutôt le tambour qui suit les pas du danseur… Il s’agit dorénavant pour nos compatriotes qui nourrissent des ambitions légitimes pour l’expatriation, de savoir imiter à danser sur la tête là où leurs hôtes les précèdent déjà dans cette position de réjouissance…

Cette forme d’humilité simulée ou innée demeure, somme toute, un gage de sociabilité certaine… Alors, on sera moins exposé ! Tout naturellement, on vivra en parfaite harmonie avec ceux-là qui vous reçoivent à domicile en vous donnant la latitude de vous servir à satiété ! Par la ressemblance de leurs scarifications faciales et de leurs coutumes, le Burkinabé du sud et l’ivoirien du nord ouvrent la voie de cette intégration/ réinsertion qui nous fait tant défaut… A les contempler de très près, leurs Excellences Lamizana Sangoulé du Burkina et Laurent Donald Fologo de Côte- d’Ivoire n’en diront assurément pas moins !

Par ailleurs, malgré la séquestration d’Ibrahima Coulibaly Alias IB que de sinistres descendants de négriers occidentaux tentent d’exploiter pour mieux emmêler les écheveaux, l’espoir reste toutefois permis ; avec les ballets diplomatiques qui se multiplient ces derniers temps entre ces deux pays frères que la nature et l’histoire ont intimement liés, l’expérience de l’isolement a montré les limites du conflit Ivoiro- Burkinabé dont les solutions réelles résident dans la reconsidération des malaises ci- haut cités. La réouverture du réseau ferroviaire reliant les deux pays participe justement de cette amorce de solutionnement définitif. C’est là le seul gage pour que la terre d’espérance redevienne cette terre d’hospitalité dont les Hommes encore Intègres ont tant rêvé et sur laquelle ils ont aussi tout misé !

Il est donc temps d’expier, voire d’expédier à jamais dans l’enfer de l’oubli, les vieux démons qui ébranlent le continent afin d’exorciser l’Afrique des turpitudes de ses fils qui sont, en grande partie, responsables de ces politiques d’autodestruction que tous condamnons avec une énergie sans égale... Le dégel de l’impasse dans laquelle les différents protagonistes se sont confinés depuis le début de l’escalade du conflit est un signe avant- coureur d’une paix obligatoire pour tous !

C’est à cette condition- là seulement que le Zougoulou et le Warba pourront reprendre leurs cadences des grands jours pour permettre aux uns et autres de se trémousser en se côtoyant à nouveau sans animosité aucune ! Et si d’aucuns persévèrent dans l’erreur, Maurice et Félix, ces artisans de l’amitié Ivoiro-Voltaïque, en souffriraient de torticolis depuis leur dernière demeure !
Sept.03

LE COLPAT
Collectif des Patriotes et Amis du Tchad
26/9/03

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