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Jimmy Dennis
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LE DROIT ET LA PEINE DE MORT
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TORTURES EN PRISON http://maxpages.com/stopbarbarie
Viols, sévices, privations, isolement: Agissons!


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ARRETEZ!ARRETEZ!

I
LES COUPS, OU LA MORT DE FRANCK VALDEZ
Le 17 juillet 1999,à l'intérieur de l'unité de sécurité maximale X-WING de la prison de Tallahassee, en Floride, le détenu Franck Valdez a trouvé la mort dans des circonstances effarantes. Mais Valdez n'est pas décédé pour rien.
Son histoire a mis en émoi beaucoup de témoins désireux de parler des sévices constants dont les prisonniers sont sujets.
Désormais, ils parlent.




Meurtrier d'un policier, Franck Valdez savait qu'on ne le ménagerait pas. Son agressivité -réelle- était peut-etre une manière de se protéger.

Le matin du 17 juillet, un groupe de sécurité est venu fouiller sa cellule -procédure habituelle.
Comme Valdez s'opposait à leur entrée, il a été sorti de force et transféré dans une autre cellule. "Cet endroit n'est pas humain", devait, plus tard, déclarer l'avocate Susan Carey, spécialiste des sévices sur condamnés à mort.

A 15h15, un policier qui faisait sa ronde a découvert Valdez dans un état désespéré. L'alerte est donnée à 15h25. Immédiatement transporté au Shads Hospital, Franck Valdez est déclaré mort à 16h18.





CE QUE L'ON SAIT AUJOURD'HUI

L'ARRIVEE A X-WING:
A Tallahassee, X-Wing est "un lieu de cauchemar". Il y est fréquent de voir les détenus en venir aux mains avec les gardiens. Les uns, comme les autres, sont connus pour etre les plus enragés.

Cinq prisonniers du centre correctionnel Hamilton, à Jasper ont été menés vers l'unité de sécurité de Tallahassee le 4 juillet: Anthony Hayward, William Matthews, Derrick Boykins, Sirlathian Cross et Charles Jerry. Franck Valdez était déjà là. Déjà en enfer.

Selon le témoignage du détenu Michael Lambrix, les gardiens auraient commencé à malmener tout le groupe dès la nuit meme: "Ils les ont sortis de leurs cellules un par un et les ont battu jusqu'à plus soif. Meme avec nos énormes portes blindées, nous pouvions entendre le bruit des coups et les cris -principalement pour les deux qui étaient très près de ma cellule." Selon le témoignage du détective privé Vincent Matthews, "les coups sont une forme de bizutage. On veut faire comprendre à ceux qui arrivent qu'ils quittent un camp de vacances pour une vraie prison. A Charles Jerry, par exemple, on lui a dit qu'il devait sortir pour aller rencontrer la personne chargée des dossiers d'accusation. Et au lieu de ça, on lui a collé un sac sur la tete, un noeud de corde contre le nez et il a été battu jusqu'à tomber insconscient."

Le 10 juillet, deux gardiens ont brisé la machoire de William Matthews. Il est resté sans soins, sans visite médicale pendant plus d'une semaine, puis le dentiste de la prison lui a signifié qu'il n'avait qu'une banale carrie et il est reparti en cellule avec quelques analgésiques et antibiotiques.

C'est pendant cette semaine-là que Franck Valdez, connu pour etre une "tete brulée" a manifesté le plus bruyamment, criant à l'aide, tapant contre sa porte. "Valdez n'en pouvait plus, c'est tout", devait dire le détenu William Van Poyck.

Toujours selon William Van Poyck: "Les gardiens étaient hors de controle. On pouvait s'attendre à ce qu'ils tuent quelqu'un." Le 17 juillet, selon le détenu Dallas Price, des gardiens se sont concertés et il a clarement entendu: "Mais qui va se charger de ce coup-là?" "J'ai des volontaires". Cela se passait 30 minutes avant l'intervention dans la cellule de Franck Valdez...

LE TRANSFERT: C'est vrai, il faisait trop de bruit, Valdez. Il n'était ni aimable ni bavard. Il cognait facilement, sur des détenus comme sur des gardiens. L'exaspération de certains gardiens contre cet irréductible s'est terminée en cauchemar.

W. Fletcher, avocat des policiers, a reconnu que les membres de la section d'intervention (5 personnes) qui ont voulu pénétrer dans la cellule de Franck Valdez pour une prétendue "fouille" l'ont d'abord battu à mort pendant près de 20 minutes, puis l'ont drogué avec un jet de spray pour pouvoir le trainer dehors pieds et poings enchainés.

A demi-conscient, Valdez a été sérieusement malmené. Selon le témoignage du détenu Dallas Price, "Valdez est tombé par terre à sa sortie de cellule comme un morceau de viande s'étale. Je ne me suis mis à observer réellement ce qui se passait qu'après avoir entendu des hurlements et vu une chose rouge et blanche effondrée devant ma cellule. Il m'a fallu 3 minutes avant de dire: Bon Dieu, mais c'est la tete de Franck! Et pendant tout ce temps, un gardien criait: 'Franck Valdez, debout!'". Trois gardiens, sans doute, ont fait tomber Valdez.

Selon le témoignage du détenuMichael Barron, "Valdez était insconscient et à terre lorsqu'on l'a battu à coup de bottes dans les parties génitales." jusqu'à l'arrivée à l'aile X-WING où il a été battu avec une violence inhumaine.


L'AUTOPSIE:
Dès l'annonce de la mort de Franck Valdez, le directeur de la prison, James Crosby a tout d'abord écouté la version des enqueteurs dépechés par l'Etat: il s'agissait d'un assassinat dont on ignorait l'auteur; puis la version des gardiens suspectés de sévices envers Valdez: c'est un suicide.

Puis est arrivée le résultat officiel sans appel:

-Toutes les cotes ont été brisées (sans doute avec les boucliers des gardes).

-Les parties génitales ont été écrasées.

-Le foie a éclaté.

-Le cerveau a été gravement endommagé suite à la chute.

-Une hémorragie cérébrale s'en est suivie (cause probable de la mort).

-Et, sur le corps, comme "tatouées", les empreintes des semelles de bottes des gardiens.

L'APRES VALDEZ
Très vite, c'est William van Poyck, complice de Valdez dans le meurtre d'un policier en 1987, qui s'est emparé de l'affaire afin qu'elle ne soit pas étouffée car il semblait que rien n'allait se passer: on s'était déjà débarrassé d'un gardien suspect, le capitaineTimothy Thornton en le transférant dans une autres prison.
Il est vrai que Thornton n'est pas un inconnu: avec le sergent Jason Griffis -également suspecté dans l'affaire Valdez- ils avaent déjà été suspendus en janvier 1998 pour avoir battu à mort (mais il a survécu) le détenu David Sktrtich.

Van Poyck à écrit au Gouverneur Jeb Bush dès le 20 juillet.
Très vite une enquete a démarré.

-les neuf gardiens ont été suspendus (meme celui qui n'était plus là)

-Le FBI et des membres du département de Floride pour le Minitère de la Justice ont très vite rejoint l'enquete.

-Après vérification, les gardiens mis en cause n'ont pas fait l'objet d'une détention mais ont été démis de leurs fonction sans salaire. Aucune accusation n'a été portée contre eux.

-Le 28 juillet, sur l'ordre du directeur de la prison, une caméra-vidéo de surveillance sera automatiquement mise en marche dès qu'un détenu sera transféré d'une cellule à une autre. Les 53 autres prisons de Floride vont en faire autant.

-Nous en sommes là: pas de sanction. Chargée de coordonner l'enquete, Arlene Huszar s'est dite fort préoccupée par le soin évident mis à nettoyer la cellule de Valdez de façon à ce qu'aucune preuve ne subsiste. Et Dallas Price a également déclaré qu'on était venu nettoyer à grand eau devant sa cellule.

-La famille de Franck Valdez a décidé de porter plainte.


Pourtant, selon Jim Brown Goldwin, ex-directeur de prisons, "c'est à Crosby et à lui seul d'etre tenu pour responsable de ce qui s'est passé et de ce qui se passera. Si vous voulez etre le chef des chiens et courir avec eux, vous ne pouvez pas vous cacher derrière une porte."

PARLER, ENFIN...
Les prisonniers parlent des sévices permanents. Ils dénoncent:
-la privation de nourriture.
-l'oubli systématique de la douche -seul moyen permettant de se laver.
-les carences en assistance médicale.





Un ancien détenu de la prison de BUTLER (Floride), condamné pour trafic de drogue, témoigne dans une longue lettre:
VIVRE DANS LA PRISON DE BUTLER





Dans les prisons de Floride qui ne sont pas considérées comme "unités de sécurité maximle",l’arrivée du nouveau secrétaire départemental chargé des prisons, Michael Moore, n’a fait qu’electriser une situation déjà tendue.
On déplore aujourd’hui:
-la cessation ou diminution drastique des visistes.
-le passage obligé, pour les prisonniers de 3 heures de loisirs à 1 heure seulement.
-La mainmise sur tous les survêtements pour exercices physiques.
-l’interdiction des colis de Noël
-l’interdiction de posséder plus de 10 photographies dans sa cellule.
-l’interdiction d’avoir une télévision ou une radio.

Dans la prison d’Etat de Tallahassee, en mai dernier, un détenu de 25 ans, Craig Powell, s’est pendu
après avoir hurlé: “je n’en peux plus, je vais me tuer”. Il est mort dans le coma deux heures après l’intervention des gardiens.

Nous savons depuis début septembre, après une longue enquête due, principalement à la ténacité de Kaye Harris, responsable de la santé en prison pour l’Etat de Floride, que ces gardiens étaient devant la porte de Craig Powell depuis longtemps: ils ont entendu le détenu hurler, ont vu son suicide par l’oeilleton et ne sont intervenus qu’une bonne demi-heure plus tard.. lorsque tout était fini, ou presque. “Les toutes premières minutes d’une pendaison sont critiques, a expliqué Kaye Harris. Les gardiens ont prétendu que le personnel médical avait immédiatement placé Craig Powell sous oxygène. Quelle erreur! Si vous mettez un masque à quelqu’un qui ne peut déjà plus respirer, que pouvez-vous attendre? Sa mort par étouffement, c’est tout.”

Craig Powell, emprisonné pour voies de fait, devait être remis en liberté en Août. Ca n’a pas dû
plaire aux gardiens.






Dans la prison de sécurité maximale de STARKE, des statistiques inquiétantes viennent d’être mises
à jour:
-sur les 511 gardiens, 89 ont déjà été arrêtés pour délits divers -soit 1 sur 6.
-ces délits allaient de la prostitution aux coups et blessures, mais l’un d’entre eux a été condamné
pour assassinat et un autre pour violence sur mineur (l’enfant porte encore sur son visage et son
corps les traces du ceinturon en cuir de son bourreau).
-11 de ces gardiens ont été traînés en justice pour actes de violence aggravée.

Où est le problème?
Tout simplement dans le fait qu’aucun dossier grave (les faits doivent avoir été commis avant 1981,
c’est une sorte de prescription non avouée) ne peut empêcher un individu potentiellement dangereux
de détenir un pouvoir extrême sur d’autres individus dangereux.
Vous connaissez les combats de Pittbulls?
En plus, aucun suivi psychologique de ces hommes n’est visiblement demandé par la section
départementale en charge des prisons.





La vie n'est pas meilleure dans les prisons du TEXAS:

En Juillet dernier, un prisonnier, Justin Wiley Dickens, a été accusé d'avoir fait tomber exprès un gardien après avoir été poignardé. Le gardien a admis que Dickens n'était pour rien dans cette chute.
Malgré cela, on a placé le détenu en cellule d'isolement et il n'a pas cessé durant l'été d'être continuellement harrassé par d'autres gardiens ne se privant pas de lui dire qu'ilsauraient sa peau.
Dickens a eu peur. Ses affaires personnelles lui ont été confisquées voire détruites.
Depuis la fin de l'été, Dickens a changé. Ses correspondants ou visiteurs habituels ne le reconnaissent plus et, d'ailleurs, il ne veut plus les voir. L'une d'elles a simplement dit: "Ils y sont parvenus: il est devenu une bête sauvage".





II
LA NEGLIGEANCE D'ASSISTANCE MEDICALE OU LA MORT DE HORACE MEL POPE

Horace Mel Pope vivait depuis des années dans le couloir de la mort de la prison de Raiford, en Floride. Son occupation favorite consistait à tricoter au crochet des vêtements pour enfants qu’il envoyait ensuite à l’Institut La Leche Group, dépendant de l’église de Clarckson, dans le Michigan.
L’une de ses correspondantes principales, Elaine Chamberlain, a déménagé pour être plus près de lui.
Ils s’aimaient et se sont mariés. Pour le meilleur. Et pour le pire.
Souffrant atrocement des reins, pouvant difficilement respirer, toussant de façon répétée, urinant du sang, Horace Mel Pope a demandé des soins d’urgence, des radios, des examens. Comme il avait été tuberculeux, on ne s’en est pas beaucoup occupé. On l’a traité en tuberculeux et placé en isolation.
Horace Mel Pope est mort au milieu du mois de Juillet 1999 d’un cancer non diagnostiqué et non traité des reins avec métastases pulmonaires.




CE QUE L'ON SAIT AUJOURD'HUI

PREMIERES DOULEURS:
En 1994, Horace Mel Pope a subi plusieurs examens et radios des reins, du thorax, de l’urètre et de la vessie. On pensé que le patient souffrait de calculs reinaux -ce qu’aucune radio n’indiquait- et les médecins de Raiford (qui n'ont aucun diplôme d'étata, ce qui n'est pas le cas pour les médecins indépendants) ont conclu à une hématurie banale due à ces calculs. De l’Ibuprofène et du Tylénol ont alors été donné à Horace Mel Pope. Autant dire: rien.
Pendant six ans, sa santé empirant, les mêmes tests et les mêmes radios ont été pratiquées et les médecins ont abouti au même diagnostic.

L'ANALYSE HORS PRISON:
Au début de l’année 1999, des médecins indépendant ont entendu parler du cas de Horace Mel Pope qui les a alarmés. Ils ont pu l’examiner et conclure à un cancer des reins avec des métastases pulmonaires. Dans leur rapport, ils ont tenu à préciser que ce cancer datait de longtemps et que le cas était désespéré. "pourquoi ne pas avoir parlé?" ont-ils demandé. "J’ai parlé", a répondu Horace Mel Pope.
Effectivement, il n’arrêtait pas de se plaindre, mais ces plaintes ont toujours été traitées de "manipulations voire simulations". Quant aux saignements, il a toujours été signifié à ses proches qu’on "ne les avait pas vus" -de là à dire qu’ils n’existaient pas... Un mois après, on a pu faire sortir Horace Mel Pope de Raiford pour lui faire passer des examens plus poussés dans un hopital indépendant de la prison, le Jacksonville Memorial Hospital.
Le diagnostic fut sans appel: cancer au stade terminal. Chimiothérapie et rayons seraient inutiles et ne feraient qu’aggraver une souffrance déjà insoutenable.
Ce fut la fin d’Horace Mel Pope, l’homme qui crochetait des vêtements pour enfants.



L'APRES DECES:
Il n’y en eut rien. Sa veuve, Elaine Pope, n’eut pas accès au dosier médical et Michael Moore, responsable des prisons de l’état de Floride, a strictement demandé le plus strict secret sur cette affaire.



HISTOIRES DE FEMMES

Voici trois histoires de femmes. Pour les deux premières, on ne peut plus rien. Pour l'autre le pire est à craindre...

WAHINGTON, DC

Gertrude Barrows avait été incarcérée au Centre pénitentiaire pour femmes de Washington pour trafic de drogue. Elle avait écopé de quelques années de prison.
Les mois passèrent, et Gertrude Barrows se sentait mal. Impossible d'avaler quoi que ce soit, de constantes douleurs au ventre... Un jour, n'en pouvant plus, elle a demandé à voir le médecin du service, et n'a pas pu le voir.
Le lendemain, au plus mal, elle a fait appeler l'infirmière de garde, Cindy Johnson. Avant de pouvoir s'exprimer, elle a été prise de vomissements intempestifs dans lesquels le sang se mêlait aux glaires. "Vous me nettoirez tout ça", a dit l'infirmière.
A terre, Gertrude Barrows a fait signe qu'elle ne pouvait pas. Elle a relevé la tête et faiblement articulé: "Appelez le médecin, s'il vous plait" Cindy Johnson a répliqué: "Vous le verrez demain matin".
Gertrude Barrows n'a pas entendu la fin de la phrase: elle est morte.
Lors de son autopsie, le légiste a décelé un ulcère gastro-duodénal. Il a tenu a précisé que, de tous les cas qu'il avait connus, celui de Gertrude Barrows lui faisait le plus mal. Cette femme, a-t-il dit, est morte dans les conditions les plus atroces d'une maladie au départ bénigne mais dont elle eut à souffrir la plus lente des agonies."
Cindy Johnson a été retirée du service des infirmières. Elle a obtenu une promotion: elle est aujourd'hui sergent au sein de la prison.
Témoignage de Theresa Deno



TEXAS

Elle n'a pas de nom. Celle qui parle d'elle, Pamela Lynn Perillo, n'a pas voulu le dévoiler. Ainsi est-elle le symbole de toutes celles qui, comme elle, ont dû endurer pareil supplice.
A la prison de Gatesville, on venait tout juste de l'accueillir. Elle venait d'ailleurs et avait été brutalisée au cours du transfert.
C'était un vendredi soir.
Elle n'était pas en bonne forme physique, elle souffrait.
Mais nous étions le vendredi soir.
Aucun médecin ne passant pendant le week-end, personne ne s'est occupé d'elle. Seul un gardien faisait sa ronde.
A 3 heures du matin, le gardien a regardé à travers l'oeilleton dans la cellule de "la nouvelle", il aperçu un corps inerte couvert d'importantes plaques noirâtres. Tout gardien qu'il était, il comprit que cette femme saignait abondamment en elle-même.
Mais que faire? Un gardien, masculin, n'a pas le droit de laver une femme.
Elle a donc passé le week-end entier, prostrée, le sang s'écoulant à présent de tous les orifices de son corps.
Le lundi matin, le médecin (ou plutôt son assistant) est passé sans désirer la voir.
Le mercredi, son corps était à la morgue.
Témoignage de Pamela Lynn Perillo


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Tortures en prison, page 2

Fabian Gastellier
Les Hauts de Saint Hilaire
Menerbes - 84560
France
Fax (001133) 04 90 75 83 61

fabian.gastellier@online.fr


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