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| Nouvelles Preuves, Questions... |
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| Erreurs, Doutes, Preuves dissimulées...un complot policier? |
NOUVELLE PREUVE Harold Davis, l'unique témoin de l'accusation, s'est entièrement rétracté. Comme le dit Jefferson Dorsey, l'un des avocats de Philip Workman: "Sans Harold Davis, nous n'avions pas ce que l'on nomme un capital murder. C'est lui et lui seul qui, par son témoignage, a placé Philip Workman sous la possible sentence capitale."
NOUVELLE PREUVE Une analyse ballistique pratiquée par d'éminents experts démontre de façon absolue que le coup fatal n'a pas pu venir de l'arme de Workman. Mais lorsque ces analyses ont été obtenues, il était trop tard pour les introduire en tant que nouvelles preuves dans la procédure judiciaire.
NOUVELLE PREUVE Steve Craig a bien dit qu'il avait entendu des coups de feu dans la proximité du restaurant. Il a même ajouté qu'il avait vu l'Officier Parker tirer sur Workman. Mais lors du procès, la police a nié avoir tiré le moindre coup de feu sur le lieu du crime.
Si Philip Workman n'a pas tué le lieutenant Oliver, alors qui a tiré?
L'Officier Parker n'a jamais admis avoir porté une arme cette nuit-là. Mais, si l'on en croit le témoignage de son ami l'Officier O.W Stewart, il a bel et bien été vu avec une arme.
Lors d'une poursuite, beaucoup de choses peuvent arriver. Et si l'Officier Oliver avait été tué par un collègue? Qu'est ce qui se passerait si une horrible erreur s'était produite au milieu de cette nuit?
Comme l'indique Jefferson Dorsey: "Nous sommes en plein milieu d'une cavale criminelle. Des coups de feu éclatent. Je ne suis pas certain que les policiers présents savaient exactement ce qu'ils devaient faire -pour leur être charitable. Peut-être bien qu'ils ont réellement cru n'avoir jamais tiré."
Le fait est que les jurés qui ont condamné Workman à la peine de mort n'ont jamais entendu le témoignage faisant état d'une tierce personne ayant pu tirer le coup de feu fatal -et ils n'ont certainement jamais été mis au courant de la rétractation de l'unique témoin et de ses plaintes contre la police qui l'aurait "forcé" à faire un faux témoignage.
En Octobre 1999, Linda Springfield, qui avait été dans le jury de 1982, a été la première à dire: "0 present qu'il existe de sérieux doutes, il n'y a pour moi aucune autre possibilité que de vous dire que si je les avais connus, je n'aurais jamais voté la peine de mort."
Que s'est-il passé passé dans les derniers mois?
Le 6ème circuit de la Cour d'Appel de Cincinnati a affirmé que la décision de Julia Gibbons de ne pas ordonner une audition générale (rappelez-vous qu'elle a pris cete décision avant la rétractation de Harold Davis) à l'automne dernier, de revoir le cas Workman en décembre dernier n'a abouti qu'à sa déclaration du mois de Mai, comme quoi: " si Workman clame actuellement son innocencece qui intervient trop tard pour ouvrir un nouveau procès.", il devra présenter les preuves dont il dispose au Gouverneur dans une requête de clémence. En fait, la Cour rend les choses de plus en plus difficiles pour un condamné devant présenter de nouvelles preuves d'innocence lorsque ce dernier est au bout du processus légal d'Appel. Mais la place d'un faux témoignage dans un procès où se joue la vie ou la mort! David Raybin, avocat de Nashville et spécialiste du droit a déclaré: "Il est particulièrement difficile de faire admettre une rétractation à un juge. L'obstacle le plus important à franchir consiste à persuader ce juge de la raison pour laquelle ce témoin, soudain, se rétracte." Il devait ajouter par la suite: "L'une des plus importantes questions est de savoir si oui ou non les autorités étaient au courant voire responsable de ce faux témoignage."
En Octobre 1999, il est devenu évident que Philip Workman allait très vite recevoir une date d'exécution, puisque la Cour Suprême avait refusé d'entendre toutes les demandes faites en son nom et que le Procureur Général Paul Summers avait toujours dit qu'il demanderait au plus vite à la Cour de justice du Tennessee de fixer une "rapide" date pour Workman, et cela le plus vite possible. "Pour le bureau du Procureur Général et l'Etat du Tennessee, c'est un jour sombre et un jour qui donne à réfléchir, a déclaré Summers. Il est très grave de décider de la vie de quelqu'un." GENIAL!
Même s'il est fort inhabituel de voir le chef du Bureau des requêtes de condamnés après les condamnations prendre se mêler d'une affaire, c'est bien ce que fit Donald Dawson lorsqu'il a décidé de s'adresser personnellement à la Cour Suprême afin de demander la clémence pour Philip Workman. "Vous pouvez fermer vos yeux sur la preuve qu'un faux témoignage a fait condamner Philip Workman et ainsi ordonner la première exécution au Tennessee depuis que Dwight Eisenhower était Président des Etats-Unis, a-t-il déclaré. Ou bien vous pouvez accepter de dire que nul homme ne peut être mis à mort sur la base de preuves falsifiées."
Donald Dawson a tenu à préciser qu'il s'était lancé dans la bataille parce qu'il était effondré de voir à quelle vitesse cette affaire se précipitait vers une issue fatale. Au préalable, l'affaire était -et demeure- dans les mains de ses assistants: "Nous avons la certitude qu'un faux témoignage a été utilisé pour verouiller un verdict de peine capitale, a-t-il ajouté. J'ai pensé qu'il était indispensable de faire cette plaidoierie devant la Cour."
Dans cette plaidoierie, Donald Dawson a demandé à la Cour Suprême de recommander au Gouverneur de commuer la peine de mort de Workman en une peine de prison à vie: "Dans tous les sens des termes, vous tenez la vie de Philip Workman entre vos mains," a-t-il
dit. Paul Summers devait immédiatement répondre que "fort malheureuserement, Dawson a criblé sa plaidoierie d'opinions personnelles, demandant à la Cour de tenir compte de ce qui n'était que sa propre conviction intime, son devoir et son obligation vuson métier." "Au bureau du Procureur Général, quelqu'un devrait quand même se souvenir que leur princial devoir est de rendre la justice, non de se contenter de tuer Philip Workman", a répliqué Don Dawson en retour.
Maintenant Philip Workman a épuisé tous ses recours en justice et il connaît sa date d'exécution, même si deux des membres de la Cour ont exprimé leurs doutes quant à l'honnêteté avec laquele son affaire a été jugée, le manant à la peine de mort. Mais il ne peut plus compter que sur le Gouverneur du Tennessee.

Don Sundquist, Gouverneur du Tennessee
Le Gouverneur Don Sundquist est un fervent supporter de la peine de mort, même s'il se trouve aujourd'hui à la tête d'un Etat qui n'a exécuté personne depuis 1960. Mais les premiers mois de ce Millénaire sont des mois de campagne présidentielle...
Pour ce qui est de l'affaire Workman, Don Sundquist a simplement précisé qu'il examinerait toute requête de clémence une par une et longuement "une fois que le condamné n'a plus d'autres voies de recours possibles". "Le Gouverneur demandra à la Chambre des Grâces de revoir également soigneusement toute affaire, ainsi que l'a précisé Beth Fortune, une porte-parole du Gouverneur. Et il agira aussi vite que possible apr_s les recoomandations de la Chambre." Elle a également ajouté: "Le Gouverneur réexaminera chaque cas au plus près."
Le Juhe Adolpho A. Birch a recommandé, en usant des termes d'une ancienne loi, que le Gouverneur commue la sentence de Workman en sentence d'emprisonnement à vie à cause "de circonstances atténuantes inhérantes à cette affaire."
Mais il y a bien des raisons pour que la Chambre et le Gouverneur agissent "fort rapidement".
Avec la probable première exécution au Tennessee depuis 40 ans, un sondage effectué dans l'Etat montre que 7 sur 10 citoyens du Tennessee sont en faveur de la peine de mort pour meutre. Le Tennesse compte aujourd'hui une population neuve, malgré les appels du Pasteur Jodi McCullah -pasteur de l'Eglise Méthodiste de Wartrace- lors d'une manifestation contre la peine de mort: "Je ne crois pas que la vengence nous revient. Je ne crois pas que le fait de prendre la vie de quelqu'un pourra de quelque façon que ce soit clore les douleurs d'hier. Cela n'atténuera pas la douleur des gens", a-t-elle tenu à dire.
Et elle n'est pas la seule...
Directeur du Centre des erreurs judiciaires à l'Université Northwestern, Larry Marshall a réussi l'exploit de sortir des couloirs de la mort 12 condamnés. Il a travaillé en équipe pour trouver les circonstances atténuantes oubliées lors des procès, non présentées aux jurés ou, encore, rejetées par les Procureurs. "Marshall dit que l'exécution de Philip Workman serait une grave erreur judiciaire", précise le Pasteur Joe Ingle qui s'occupe de tous les détenus condamnés à mort. "C'est pourquoi nous tenons à ce que notre système judiciaire ne commette pas de fautes qui mèneraient un innocent en prison", a récemment précisé Larry Marshall. Il n'y a pas si longtemps, ce dernier s'est rendu dans le Tennesee pour déclarer le le cas de Philip Workman collait totalement avec ceux qu'il avait pu recenser comme étant des erreurs judiciaires. Le travail de Larry Marshall a mené à enquêter sur 285 peines capitales en Illinois (note: ceci avant le Moratoire). Il a trouvé dans cet Etat "un système tellement empesté par le non professionnalisme, l'imprécision constante et les préjugés que cela avait fini par rendre la peine capitale totalement incrédible."Source: Commentary, The Tennesean
NOUVEAU!
Comme la chaise électrique n'a plus sa popularité d'autrefois, l'Etat du Tennesse a décidé d'ouvrir les portes à la chambre d'injection létale et de laisser les condamner CHOISIR!
Récemment, devant l'obstination de Philip Workman à ne pas choisir -il invoque sa Foi- l'Etat s'est précipiter pour faire voter par le Sénat puis le Gouverneur une loi faisant de l'injection létale la méthode obligée, à moins d'une requête particulière d'un condamné. Cette proposition de loi n'est pas encore passée devant les sénateurs.
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