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Plume Latraverse
Chansons de "chien fou" à "jeux d'adultes"


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Voici la 2ieme partie des textes de chansons de Plume.

C-J (jeux d'adultes)

Chien fou

Tu manges du ginseng
Tu pètes le jet set
Ça aucun bon sens
Ça t'shine d'ins lunettes
T'es jamais content
Content de c'que t'as
R'nifle ailleurs tout l'temps
Où l'os s'rait plus gras

Tes un chien fou... un chien fou!!!
T'es un chien fou qui court partout
Pour bâtir le pire des empires
T'hésit'rais pas à hésiter encore longtemps...

Tu démolis tout'
A'ec ton gros museau
Tu t'penses ben au boutt'
Ça flatte ton égo
T'arpentes le trottoir
Tu pisses s'es poteaux
Marques ton territoire
pis tu t'sors les crocs

Tu sautes la clôture
Un peu trop souvent
pis quand c'est trop dur
Tu deviens méchant
Tu mords tes feelings
Tu t'sniffes le péteux
Pour pas perdre le swing
Cours après ta queue!!!

Tu collectionnes l'or
Collectionnes la peur
Collectionnes les corps
Collectionnes les coeurs
Tu profites des autres
T'es opportunisse
Pis tu r'craches les côtes
T'es un chien saucisse

Tu blows comme un clown
Sans maître, tu t'ennuies
Tu fais des ballounes
Dans ton paradis
Errer dans les ruelles
Faire peur aux enfants
Fouiller d'ins poubelles
Au collier du vent

Un jour, tu tomb'ras
En bas de toi-même
Tu tomb'ras ben bas
En hurlant: je t'aime!
Pis tu souffriras
De ta propre haine
Pas d'Bébé-Rama
T'as mauvaise haleine!

... encore longtemps
poils aux dents!

Cirku$

Arrête donc d'jongler a'ec ta tête
Disait un clown à un jongleur
Ca t'donne rien, faudrait qu't'arrêtes
Plus tu vas vite, plus que t'as peur

Arrête donc d'maquiller ta face
Pour faire accroire que t'es content
Repondit l'jongleur, comme une glace
Dans l'fond, t'es triste pis inconscient

Moé j'charrie l'monde su' mes épaules
Dit l'haltérophile aux larrons
Porter sa croix c'est d'jà pas drôle
La tête me saute parce chus trop bon

L'équilibriste comme un bipède
Qui avait, lui-même, les croix en bras
Cloué d'ins'airs, su' sa corde raide
Sachant qui a pas d'filet en bas
Disait rien, pour mieux s'concentrer
Un pied d'vant l'autre, comme un gars saoul
Seul le clown le r'gardait passer
Le gérant collectait les sous

Cobaye blues

Wo, va-t'en pas bébé!
Monte pas su'tes grands ch'vaux
Reste icitte avec moé
pis couche-toé su'l'dos
On va jouer au docteur pis au cobaye
Encore une fois

Wo, bébé va-t'en pas!
reste encore un peu
Couche-toé donc ben à plat
Pis ferme-toé les yeux
On va jouer au docteur pis au cobaye
Encore une fois

Wo, bébé, reste, j't'en prie!
Laisse-moé pas tout seul
Chus tout nu s'a galerie
avec ma grand' gueule
On va jouer au docteur pis au cobaye
Encore une fois

Wo, bébé, c'est fini!
Tu grouilles pu pantoute
Y a du sang dans mon lit
Mon scalpel dégoutte
En jouant au docteur pis au cobaye
J't'ai perforé l'foie...

Excuse-moé!
J'ai pas fait exprès.

Cul d'sac rock

Quand y a pus rien qui tient
Qu'cé l'même zoo, toués matins
Quand cé trop flou pis qu'tu woé pus ben ben
Qu'tu woé pas l'bout' d'en sortir vivant
Tell'ment qu't'as les 2 pieds d'dans
Mets ta tête ent' tes 2 mains
... pis serre!

Tu sais pas c'que tu veux
tu sais c'que tu veux pas
Tu veux pus rien savoir, t'as l'caca bas
T'es trop vieux pour les jeunes
T'es trop jeune pour les vieux
Mets ta tête entre tes 2 mains
... pis serre!

Tu fais une crise de nerfs
Tu piques une dépression
Tu gigotes en enfer, tu tournes en rond
Tu sombres dans l'alcool
V'là ton ombre qui décolle
Mets ta tête entre tes 2 mains
... pis serre!

Tu t'sens mal dans ta peau
T'as une épaule de trop
Tu gruges ton mal de mer, 7 pieds d'ins airs
T'as ton âme en capote
L'coeur comme une vieille capote
T'es tout décalissé
Tu files pour tout casser (7 ans d'bonheur)
Mais y fait tell'ment noir
Que tu casses ton miroir (7 ans d'malheur)
Tu t'haïs pour te tuer
Tu peux pu te r'garder
Tu prends une lame de rasoir
Tu rases le désespoir
Mets ta tête ent' tes deux mains
Mets ta main ent' tes deux têtes
Mets ta ent' tes deux
Pis serre!

Don Quichiotte

Olé! Olé! Voyez trotter Sang-chaud-Pizza...
Et Donc-qui-Chiotte, en joual de bois...
À l'assaut des bécosses-à-vent...

D'après mes souv'nirs de jeunesse, j'ai toujours eu un faible pour l'effort
La force qui émane des faiblesses explique très bien la faiblesse des forts
C'est pourquoi, dès ma tendre enfance, mon âme était férue d'un grand sens moral
J'astiquais mon intelligence en fonction d'une mission transcendantale

À l'école, assis au pupitre, je chevauchais déjà l'autorité
Derrière mon armure de pitre, on devinait l'originalité
Les professeurs et leurs paroles semblaient pour moi comme de grands moulins à vent
Gesticulant, pleins de symboles, les bras en croix, cloués dans le firmament

Je quittai donc l'école pour m'engager dans la croisade de la vie
Avec pour seul bagage, ma bolle, ma fougue et mon armure de pitrerie
Cherchant, comme un vrai mercenaire, une cause à débattre par tous les moyens
Rêvant même de tuer un père pour mieux défendre sa veuve et son orphelin

Pendant nombre d'années, je m'occupai à ruer dans tous les brancards
Je luttai pour les macramés, les syndicats, la drogue, les métiers d'art
Les droits de l'homme, les droits d'la femme, les droits d'l'enfant, les prisonniers et les vieillards
Les droits des bums, des ouvriers, les droits civils, les droits d'la vie et d'la mort

J'ai contesté, sans préjudice, au premier rang des manifestations
J'ai fait des concerts bénéfices, j'ai fait signer bon nombre de pétitions
Les grèves, les guerres, les réunions, la politique et l'exploitation des Indiens
J'écrivis même une chanson pour dénoncer la Guilde des musiciens

Maintenant que je suis marié, qu'j'ai des enfants pis qu'les affaires vont ben
N'allez pas croire qu'j'me laisse aller pour tout autant pis que j'crois pu à rien
Que j'me prélasse, bon banlieusard, avec ma bière devant ma télévision
Que je suis dev'nu pantounard comme une vieille ch'nille, enrobée dans son cocon

À tous les soirs, en regardant l'TéIéyjournal, je milite dans les normes
J'prends une pancarte, j'grimpe su'l divan, j'fais d'l'exercice pour me garder en forme
On n'est jamais tout seul quand on est schizophrène
On n'est jamais tout seul quand on est parano - Oh!

Élégie

Rien n'est acquis, tout se promène
Par la bouche du temps qui fuit
Les mots s'égrainent et la vie mène la vie

À quoi bon dire, sinon peut-être
Les mots n'ont jamais d'appui
Le temps est maître, du jour peut naître la nuit

Jamais-toujours, au gré des jours
Deviennent de plus en plus lourds, et courts...
Le temps ravage coeurs et visages
Espoirs, décors et images...

Des souvenirs, nulles promesses
C'est ce qui reste de l'oubli
Folles prouesses d'une jeunesse finie
Et je me penche avec tendresse
Sur la vieillesse et sur l'esprit
Quant la sagesse devient la seule amie

Jamais-toujours, au gré des jours
Deviennent de plus en plus lourds et courts
La mort s'engage, au bout de l'âge
Pour venir tourner la page...
Rien n'est acquis, tout s'imagine
Et c'est vraiment mieux ainsi
Quand s'illumine la vitrine de la vie

Bonheur rêvé vaut mieux que rêve acquis...

Encore des mots

Encore des mots
qui veulent pu rien dire
Encore une "batch" de vieux souv'nirs
Encore des mots
Quand y tell'ment d'aut'choses à faire
Que d'garrocher son dictionnaire

Tout l'monde veut blower tout l'monde
Faut toujours charrier plus loin
au lieu d'prendre ça comme ça vient
On parle d'une même longueur d'onde
jusqu'à c'qu'on comprenne pu rien
Fa'qu'on r'met tout ça au l'end'main

Encore des mots
des balounes de cire
Qui pêtent en l'air
le temps de l'dire
Encore des mots
qui ont mis leur culotte à l'envers
comme le vieux bon roi Dagobert

Encore des mots
Faudrait ben finir
C'te p'tite chanson
qui veut rien dire
Encore des mots
Qui s'pavanent sans vouloir se taire
En compliquant l'vocabulaire

Faux dur et trouble-fête

Nous étions là, quelques joyeux amis
À avoir soif, un beau soir à Paris
Le bar fermait mais à force de grimaces
Nous eûmes droit à un verre sur la terrasse

Nous n'étions pas aussitôt installés
Au bruit des chaises et des tables collées
Que deux intrus, en mal d'amour
Se mirent en frais de nous tourner autour

Les discussions plus ou moins évasives
Compte tenu de cette heure tardive
Se virent aggressées, sens dessus dessous
Par nos deux trouble-fête, en mal de coups

Et puis soudain, d'un geste un peu trop long
L'un d'eux mouille, de sa bière, mon pantalon
J'me lève, mû par un instinct batailleur
Tout prêt à y arracher l'coeur

Mais dans un dernier sursaut salutaire
Qui s'immisce entre la paix et la guerre
Je me retins de lui sauter dans' face
Pour calmement me rasseoir à ma place

Y'a que'qu'années, sans aucun doute
En vrai rocker, les nerfs au boutte
Je l'aurais soul'vé par les dents
Pour le grafigner su'l ciment

Dites qu'j't'un faux dur ou qu'j'ramollis
Ou qu'j'ai eu peur d'vant mes amis
Que j'garde mes doigts pour ma guitare
Qu'ils se cass'raient sur une mâchoire

Moi j'pense jusse que ÿa valait pas la peine
De gâcher toute ma fin d'semaine
A cause d'une simple gorgée d'bière
Qui s'rait tombée un peu d'travers

Et le lend'main, lorsque j'ai pris l'avion
La tête toute pleine de papillons
Pour revenir tout fatigué
Dans mon pays aux mille clochers

Entre les pleurs des petits enfants
Et les p'tits vieux intransigeants
J'me disais: pourquoi m'énerver?
C'est rien qu'un bande dessinée

Qu'c'est déjà assez dur de naître
De trembler pis de disparaître
Qu'vaut mieux s'en sortir de bon ton
En en faisant une belle chanson

...oui, je l'aurai dans la mémoire longtemps

French tour 80

J'ai mal occupé la banquette du camion
J'me frotte dessus pis ça sécrète des boutons
J'ai des brûl'ments dans mon estomac
J'ai l'cul en sang, les couilles gonflées en d'ssous bras
Maudit verrat!
On mange tout l'temps la même affaire
Maudit ciboère! Ouair! Trois petits pois pois

Des escalopes, d'la bière, du steak pis des frites
Des grosses salopes qui prennent un break pour une bite
Les restaurants sont tout l'temps fermés
C'est ben tannant, surtout quand tu fais une tournée
Tu veux bouffer, pas d'restaurant
pus rien à boire, maudit ciboère!

Y a des jours où j'pense aux club-sandwiches
aux cheeseburgers moutarde-relish
tant qu'ça rentre dur l'hostie d'culture (comme nourriture)
Le vin, les rillettes, le pâté d'foie
M'torcher I'cul a'ec du papier d'soie (billets de 50 francs)
J'en ai ras l'bol d'entendre dire:
«C'est fermé, m'sieur!»

Le lendemain 7 hres du mat'...
Me suis levé oh oh me suis levé de bon matin
j'avais une folle envie de croissants... je descends mon escalier jeee me dirige
wohh à la pâtisserie... j'entre dans la pâtisserie... la nana elle est là. je lui demande:
«Madâââme! Madâââme! je voudrais des
croissants...» elle me dit
«Ordinaire ou au beurre?»

Fucké-Fucké

La tête à l'envers pis l'reste tout' de travers
T'es fucké-fucké, bébé - fucké-fucké-fucké-bébe
Les yeux dans l'même trou, 2 pouces en bas des g'noux

T'es fucké-fucké, bébé!
Les 4 fers en l'air pis les culottes à terre
Des bébittes tout'croches pognées dans l'fond d'tes poches

Tu roules dans la rue des airs de chien battu
T'as pu rien à voir, à part tes p'tites histoires
T'es trop compliqué pour qu'on s'occupe de toé

Gaspoésie

Six cent milles de réparations
Nous v'la rendus su'Georges Caron
Qui est ben assis dans son hangar
avec une belle bouteille de FORT.

Pis v'la madame Denise qui arrive
Avec un gros paquet d'lessive
Sa cigarette, sa «batch» de chiâr
Pis un beau p'tit 10 onces de FORT.

Ti-cul Méthot g'lé comme un pied
Crie à tue-tête su'l'bout du quai
Y s'obstine avec Georges d'Or
Pour y r'filer une shot de FORT.

Cap'taine Ti-Lou sort de son shack
Pour aller s'ach'ter un p'tit pack
Mais v'la t'y pas qui r'vire de bord
Pour aller s'prendre une shot de FORT.

Au mois d'août, quand y fait ben frette
Y s'collent tout' pour vendre des tickets
Remplissent les bateaux jusqu'au bord
Pis vident toutes les bouteilles de FORT.

En Gaspoésie, si vous allez
A'ec la soif de poétiser
Vous risquez d'être 30 ans en r'tard
Soignez vot' soif avec du FORT.

Hold-up

Mon père avait laissé ma mère au Centre d'achats
Johnny lisait sa presse assis sur le sofa
Un hold-up en première page
Ça y a sauté dans l'visage
Pis y est sorti pour checker ça

Après avoir laisé ma mère au Centre d'achats
Mon pére était parti pour s'acheter du tabac
En sortant d'la tabagie
Y a entendu 2 coups d'fusil
Pis y s'est d'mande c'qui s'passait là

Ma mère debout sur le comptoir
Avec on gun entre les mâchoires
Qui faisait peur aux employés
Du magasin d'antiquités

Mon père rentre dans l'magasin
Suivi d'Johnny pis ses copains
Ma mère le tire à bout portant
A'ec son gun noir, chargé à blanc.

Mon père «en christ» a pris ma mère par les épaules
Et tous les les deux, ils ont dansé un rock'n'roll
La police fait son entrée, à coup d'pied d'ins' antiquités
Le gérant trouvait ça moins drôle...

La police a ram'né ma mère a la maison
Pis y sont r'partis r'conduire mon père à la prison
Johnny y est r'tourné s'coucher
Parce qu'y était pas mal fatigué
Mais l'histoire en dit pas plus long

Hygiène

Henriette était nue
Et moi j'implorais
Ses faveurs velues
Dans mon cabinet
C'était pas voulu
Oui mais il le fallait bien - Oui bien...

Elle pris les devants
Je pris les derrières
Ses seins comme des glands
Valsaient dans les airs
Les bras du divan nous serraient-serraient si bien

Nos corps ondulants
Sur ce canapé
Ses cris languissants
Et mes mains mouillées
Faisaient comme un chant
Comme un champ de blé
Qui nous épiçait si bien

Henriette s'était tue
Moi, je me taisais
Moulé dans son cul
Je la possédais
C'était bien foutu
Oui... et on s'en foutait bien

Au party chez Henriette
Il y avait du salami...

Intermède

Un peu de fraîcheur
Au creux d'une oreille
Nappe de couleur
Tombant du soleil
Et je repose
Comme une rose
Dans l'eau parfumée d'un doux sommeil

Un souffle de palme, caressant ma tête
Comme la brise calme après la tempête
Et je repose
Paupières closes
Dans l'echo lointain d'un jour de fête

Viens dormir chez moi y a la lune
Viens dormir chez moi dans mon lit
Viens dormir chez moi sur la dune
Viens dormir chez moi sous la pluie

Nous bercerons dans les cieux comme dans une grand voile
Et nous fermerons les yeux sur un millio d'étoiles

J'ai vendu ma chèvre

J'ai vendu ma chèvre
pour un chapeau de paille de Chétichong conchinchinois
j'ai vendu ma chèvre
j'aurais p't'être pas dû
quand j'y pense de même
j'me dis que: ouin!
pis, après tout, c'est fait
oui, mais quand même!
quand j'pense que moé, l'beau cave
ben, j'l'ai vendue pareil...

J'ai vendu ma chèvre
on vend toujours que'qu'chose pour acheter n'importe quoi
j'ai vendu ma chèvre
À c't'heure qu'c'est fait, j'le r'grette
j'me dis qu'j'ai pas été "smart"
pis qu'si j'avais la chance
je r'f'rais donc pas ‘a même chose
pis qu'a'était pas si laide
maudit qu'j'ai donc pas d'coeur!
dans l'fond, c'était une bonne chèvre
n'empêche que moé, l'beau cave
ben, j'l'ai vendue pareil...

J'ai vendu ma chèvre
pour me mettre à r'vendre tout c'que je rach'tais, à chaque fois
J'ai vendu ma chèvre
j'me suis tané vite du chapeau
j'l'ai changé pour des poissons rouges
pis un bidet, pis une souffleuse
que j'ai r'vendue pour une collection
de livres sur les animaux
en mémoire de ma bonne vieille chèvre
dont je m'ennuie un peu
n'empêche que moé, l'beau cave
ben, j'l'ai vendue pareil...

J'ai vendu ma chèvre
y faut toujours apprendre ce que, dans l'fonds, on sait déjà
J'ai vendu ma chèvre
p't'être ben qu'si j'l'avais pas vendue
j'me s'rais pas mis à boire
j'aurais pas tué ma femme, à force d'l'entendre se plaindre
du fait que la souffleuse était ben plus utile
qu'une collection de livres
pour déblayer la vie que je lui faisais m'ner
depuis qu'j'avais vendu, pour un vulgaire chapeau
cet animal joyeux
qui me t'nait compagnie
avant que j'la séduise
avec mes poissons rouges
pis un bidet français
j'ai beau r'gretter ma chèvre
y rest que moé, l'beau cave
ben, j'l'ai vendu pareil...

Jeux d'adultes

Aujourd'hui, y fait t'op beau je t'availle pas!!!
Le blues sorti du ghetto plein d'trous
Ne tarde pas à s'couvrir de chaînes, de bagues et de bijoux (diacre-sous-diacre)

Esclave un jour
Esclave toujours
T'arrives d'où c'que tu viens... (Tu viens-tu d'Sarel 'fant d'chienne?)
L'argent adoucit le coeur de l'Indien - (hog dog!!!)

Tu t'souviens-tu d'la piaule d'la rue St-Paul
Quand tu pognais les boules d'la grosse Carole
Qui n'avait que 15 ans» (boules d'ours)

A s'était fait avorter dans l'Plurude
Comme une fille saoule qui rêve d'aller dans l'sud
Mais qui a jamais d'argent
La peau!
La peau!
La poésie fout l'camp

Des belles façades, d'la belle musique
La masquarade, la mode, la clique
Familles de gens tout seuls (virgule)
C'est Cendrillon Pis sa citrouille
Avec Samson qui s'frotte les couilles
Pour se donner d'la gueule:
«Admirez mon tapis!»
Esclave un jour
Esclave toujours
T'arrives d'où c'que tu viens (... notre mère l'église...)
«Pis quand t'es pas ben, qu't'es pas ben dans ton corps
Eh ben, t'es pas ben nulle part»
Un peuple de locataires (Qualité!)
Peut pas être propriétaire (Goldorak)
0n n'est pas des immigrés quand même!
Je suis un pauvre garçon d'étable
Qui est assis tout seul à sa table
À' taverne des Sportifs
«Sors dewors m'a t'planter!»
«M'a t'pêter' à gueule en sang!»

«Pis quand t'es pas ben, qu't'es pas ben dans ton corps
Et ben, t'es pas ben nulle part, bon!»
Pis ceux qui sont pas contents. là
Eh ben, tant pis pour eux autres
Qui s'en vont! Mmmm...



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